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INFRASTRUCTURE

Windows Server 2012 : pour le cloud

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 30/05/2012 - indexel.net
 
Windows-server-2012-systeme-cloud

Windows Server 2012 intègre une nouvelle version de l’hyperviseur Hyper-V et un système de gestion de fichiers distribué. Ces améliorations, ainsi que d’autres, marquent une forte orientation cloud computing.

 

"La disponibilité de Windows Server 2012 est prévue en juin mais la version bêta que nous testons depuis deux mois est déjà très stable et performante. Nous pensions qu'il s'agirait d'une petite mise à jour mais elle est en fait fondamentale", affirme Ronald Bainey, directeur technique chez Avanade. Les points les plus importants sont constitués par l'hyperviseur Hyper-V V3, le nouveau système de fichiers baptisé ReFS, ainsi que le PowerShell V3.

HyperV-V3 : un hyperviseur enfin adapté aux PRA

"Hyper-V V3 va replacer Microsoft dans la course par rapport à VMware, en environnement de production", affirme Nicolas Bellenger, manager BU expertise Microsoft et Citrix chez SCC. La nouveauté la plus importante, c'est le déplacement des machines virtuelles (VM) à chaud. "Dans Hyper-V V2, Live Migration permettait de déplacer à chaud des VM d'un hyperviseur à l'autre, au sein d'un cluster partageant une baie de stockage, mais pas d'un stockage à l'autre, ce qui complexifiait la construction d'un Plan de reprise d'activité (PRA)", rappelle Nicolas Bellenger. Avec la nouvelle fonction Live Storage Migration, Hyper-V V3 lève cette limite grâce une synchronisation des données des disques, qu'ils soient sur des baies SAN, ou qu'ils soient internes aux serveurs. "Pour une PME qui n'a souvent pas de SAN, il sera donc possible de monter un PRA à moindre coût", précise Nicolas Bellenger.

Réseau virtuel et gestion dynamique de la mémoire

VMware met en œuvre depuis 2009 la notion de commutateur virtuel réparti sur plusieurs hyperviseurs. Ce mécanisme, qui permet d'optimiser les flux de données entre serveurs virtuels à l'échelle d'un datacenter, manquait cruellement à Hyper-V. La version 3 d'Hyper-V comble cette lacune avec la fonction Virtual Switch Extensible (VSE). "Grâce à son ouverture, VSE permettra à nos partenaires de développer des produits compatibles", explique Pierre Chesné, technical product manager sur Windows Server 2012 chez Microsoft. Cisco pourra ainsi proposer des commutateurs virtuels directement compatibles avec ses équipements physiques, comme il le faisait déjà avec VMware. "Et des éditeurs d'antivirus ou de firewalls déclineront leurs produits sous forme d'appliances virtuels", ajoute Nicolas Bellenger. L'administration du réseau et de la sécurité s'en trouvera facilitée. "De plus, il sera possible d'isoler des groupes de VMs ayant des contraintes spécifiques en termes de qualité de service", ajoute Pierre Chesné.

Une gestion dynamique de la mémoire

Ronald BaineyHyper-V2 intégrait déjà une gestion dynamique de la mémoire mais elle n'était pas très performante. "Dans Hyper-V3, cette fonction est plus efficace et offre davantage d'agilité dans la gestion des VMs", affirme Ronald Bainey. Il devient ainsi possible de configurer des limites basses et hautes, pour la mémoire allouée à chaque VM. "Par exemple, s'il y a un surplus de VMs qui arrive sur un hyperviseur, celui-ci leur allouera automatiquement de la mémoire", précise Ronald Bainey (photo). Hyper-V V3 lève d'autre limites, par exemple en termes de mémoire vive ou d'espace de stockage des VMs (voir tableau ci-dessous).

ReFS : un nouveau système de gestion de fichiers

Un système de gestion de fichiers baptisé ReFS (Resilient File System) fait son apparition. Mettant l'accent sur la fiabilité, il permet de copier les fichiers sur différents sites grâce à une réplication asynchrone gérée au niveau de l'OS et non plus du stockage. "Cette fonction simplifie la mise en œuvre d'un PRA et permet de se passer d'un SAN, donc de diminuer les coûts", affirme Ronald Bainey.

Une optimisation du clustering

Par rapport à 2008 R2, la fonction Cluster Shared Volume a été améliorée. En particulier, le nombre maximum de nœuds par cluster passe de 16 à 63. "En pratique, il était déconseillé de dépasser quatre nœuds par cluster. D'après nos tests, on peut désormais recommander d'aller jusqu'à 12 à 16 nœuds", commente Ronald Bainey.

Interface d'administration : un PowerShell plus complet

Pierre Chesné

Windows Server 2012 intègre une nouvelle console baptisée Server Manager qui adopte l'interface Metro. "Server Manager permet de gérer à distance un ensemble de serveurs, avec une bien meilleure ergonomie que sous 2008 R2", précise Pierre Chesné (photo). Mais la véritable évolution concerne le PowerShell (l'interface en mode ligne de commande). "Avec la V3, on peut désormais réaliser par scripting n'importe quelle opération d'administration, y compris la gestion d'Active Directory", affirme Pierre Chesné. Le PowerShell V3 permet même de gérer un ensemble de serveurs virtuels en se passant de SCVMM (System Center Virtual Machine Manager).

Virtualisation du poste de travail : Microsoft se rapproche de Citrix

Les Remote Desktop Services (RDS) de Windows Server 2008 R2 proposaient une technologie de déport d'affichage pratiquement équivalente à celle de Citrix, mais mal optimisée pour le WAN. Quant au volet virtualisation du poste de travail (VDI), il était embryonnaire. "Sur ces deux points, nos maquettes ont montré que Windows Server 2012 représente un progrès important, en particulier sur le support du multimédia, grâce à la technologie RemoteFX", affirme Nicolas Bellenger.

Une orientation cloud très marquée

Synonymes d'évolutivité, l'hyperviseur et le système de gestion de fichiers marquent une forte orientation cloud. "System Center 2012 et Windows Server 2012 forment une plate-forme de cloud privé complexe mais très puissante, qui permet de provisionner des ressources de bout en bout : VM, applications et stockage", précise Ronald Bainey.

Pauline MaillardDe plus, ce système concrétise une convergence entre cloud privé et public. "Couplé aux mécanismes Azure Connect et Azure Service Bus, Windows Server 2012 facilite le déploiement sur une infrastructure hybride, d'applications développées sous Visual Studio", précise Pauline Maillard (photo), chef de produit Windows Server 2012 chez Microsoft. Enfin, des fonctions de mesure de la consommation de ressources simplifient le processus de refacturation auprès des métiers.

Des améliorations quantitatives :

   Windows Server 2008-R2    Windows Server 2012
 Nombre de nœuds par cluster    16  63
 Nombre de VM par cluster  1000  4000 
 Nombre de cœurs par hyperviseur Hyper-V
 64  160 
 Mémoire vive par VM    64 Go  512 Go
 Espace de stockage par VM    2 To (format VHD)  64 To (nouveau format VHDX) 
 Type de stockage directement géré par les VMs   iSCSI  Fiber Channel, FC over IP, NAS (SMB 2.2)

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