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Accès VDSL 2 et Re-ADSL : de très hauts débits pour les réseaux
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Tout juste ratifiée par l'Union Internationale des Télécommunications, la norme VDSL 2 pourrait concurrencer la fibre optique grâce à des débits presque équivalents. Quant au Re-ADSL, d'ores et déjà disponible, il devrait sonner le glas du RNIS. |
VDSL 2 : la paire de cuivre monte à 100 Mbit/s symétriques
Définitivement resté au stade des expérimentations, le VDSL (Very high rate DSL) se contentait d'offrir un débit descendant de 50 Mbit/s et de 25 Mbit/s dans l'autre sens. Quant à la distance au répartiteur le plus proche, elle ne devait pas excéder
D'autant que les expérimentations menées par France Télécom sur le VDSL ont montré qu'il était possible de déporter les équipements vers les sous-répartiteurs, plus proches des abonnés. La couverture atteindrait alors pratiquement celle de l'ADSL. "Alors que le VDSL avait peu de chances de s'imposer, la version 2 est en mesure de concurrencer ou compléter la fibre", affirme Juan Lopez (photo), chef de groupe datas chez Completel, opérateur spécialisé dans les réseaux métropolitains en fibre.
Avec le VDSL 2 les entreprises pourraient radicalement changer l'usage de leur réseau étendu
Pour autant, la fibre conserve un avantage. En effet, avec le cuivre, la chaîne technologique est plus complexe et plus fragile. De plus, même en dégroupage total, France Télécom reste impliqué dans le processus. Sans maîtrise de bout en bout, il est donc difficile pour un opérateur tiers d'offrir la même qualité de service et les mêmes garanties de temps de rétablissement. Patrick Coat (photo), directeur marketing entreprises chez FT, pondère ces arguments : "Le DSL a beaucoup progressé en fiabilité. De plus, deux liaisons en cuivre indépendantes peuvent offrir la même fiabilité que la fibre". Juan Lopez ajoute un autre bémol : "Le 100 Mbit/s symétrique permet certes d'interconnecter des réseaux Ethernet en débit natif mais nos clients cumulent en moyenne trois services, ce qui requiert une bande passante que seule la fibre peut fournir". Et de conclure : "Le VDSL 2 n'est donc une alternative que si le besoin n'excède pas 100 Mbit/s, si l'on veut secourir une liaison en fibre ou encore si celle-ci est trop chère à déployer".
Cette réflexion est toutefois celle d'un opérateur qui cible les entreprises ayant besoin de très hauts débits. En pratique, rares sont celles qui interconnectent aujourd'hui leurs sites avec des débits supérieurs à 10 Mbit/s. En rendant disponible à une large échelle un débit dix à cinquante fois plus élevé que celui du SDSL, pour un coût du même ordre, le VDSL 2 pourrait radicalement changer l'usage que les entreprises font de leur réseau étendu. C'est du moins l'avis de Patrick Coat, qui se base sur les premiers résultats des expérimentations réalisées avec le VDSL : "Il devient possible de déporter les systèmes de stockage, de sauvegarder à distance les postes de travail, de répliquer systématiquement leurs configurations ou encore de diffuser des programmes de télévision, par exemple dans une chaîne de magasins".
Re-ADSL : la couverture du DSL approche les 100 %
En apparence, l'ambition du Re-ADSL (Reach Extended ADSL) est bien plus modeste puisqu'il ne fait qu'étendre de 5 à 10 % la portée de l'ADSL, qui atteint ainsi quelque
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