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Applications en ligne : 70 % des entreprises en redemandent

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Par Frédéric Bordage le 07/02/2007 - indexel.net
 
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Les entreprises de toutes tailles sont convaincues par les logiciels hébergés à distance. À tel point que le marché français atteindra 1,5 milliard d'euros en 2008.

 

Le recours aux applications en ligne va exploser dans les années à venir. Il y a quelques mois, l'éditeur d'ERP Cegid prévoyait que 36 % des entreprises auront recours aux applications hébergées à distance d'ici 2008. Le Gartner Group a ensuite précisé à la fin de l'année dernière que 25 % des nouveaux logiciels seront distribués sous la forme de services en ligne fin 2011. Et maintenant, le cabinet Markess International estime à son tour que le marché français des applications en ligne connaîtra une très forte croissance en 2007 et 2008, passant de 960 millions d'euros en 2006 à 1, 48 milliards d'euros en 2008, soit une progression annuelle supérieure à 25 % (contre 5 à 10% pour les logiciels traditionnels). Selon Markess International, 60 % des éditeurs interrogés sont convaincus que le marché du logiciel basculera vers le mode locatif hébergé d'ici quatre ans et 77 % estiment que ce sera le cas des progiciels de gestion intégrés (PGI).

Des usages variés suivant la taille de l'entreprise

Particulièrement détaillée, l'étude de Markess International a été menée auprès de 200 utilisateurs et 85 fournisseurs interrogés entre novembre 2006 et janvier 2007. Elle porte sur les applications en ligne, appelées aussi "applications hébergées" ou "SaaS" (Software as a Service) et fournies par des ASP (Application Service Providers) ou FAH (Fournisseurs d'Applications Hébergées).

"Ces applications sont hébergées sur les serveurs d'un prestataire, en dehors de l'entreprise. On y accède le plus suivant via un navigateur web. Autre caractéristique, les entreprises n'achètent pas ces logiciels, mais les louent en fonction de leur usage", précise Emmanuelle Olivié-Paul (photo), directrice associée du cabinet. Les entreprises recourent surtout à ces outils pour gérer leurs ressources humaines (29 %), leur relation client (24 %), le travail collaboratif - agenda partagé, messagerie, gestion de projet, etc. (19%), et, enfin, les achats (16 %). La taille de l'entreprise joue un rôle important dans l'adoption de certains outils plutôt que d'autres. En effet, les PME de moins de 500 salariés se tournent surtout vers les outils de collaboration et de gestion de la relation client, tandis que les grandes entreprises (plus de 1000 salariés) préfèrent d'abord externaliser les logiciels de ressources humaines, achats et finance.

Des projets pilotés avant tout par les directions fonctionnelles

Les directions fonctionnelles pilotent de plus en plus souvent ces projets (34 %), devant la direction générale (25 %) et la direction informatique (17 %). Dans 25 % des cas, le projet est piloté par un collège regroupant direction générale, direction fonctionnelle et informatique. Quelle que soit la taille de l'entreprise, les raisons qui la poussent à utiliser ces outils sont toujours les mêmes : optimisation du système d'information (49 %), recherche d'économies (47 %), mutualisation des coûts (31%), recherche de plus de flexibilité (44 %), simplification de la gestion de plusieurs sites (42 %) et des utilisateurs nomades (24 %). En recourant à ces outils, les entreprises comptent faciliter l'accès aux utilisateurs (62 %), éviter un déploiement long et coûteux (30 %) - il se situe entre quelques semaines et trois mois pour 64 % des entreprises utilisatrices interrogées -, étaler le coût sur la durée d'utilisation (29 %) tout en réduisant le TCO (24 %), et en tenant compte de ressources informatiques limitées (21 %).

Un tableau pas toujours idyllique

Evidemment, dans le monde des applications hébergées à distance tout n'est pas toujours aussi idyllique. Les entreprises qui utilisent ces outils regrettent surtout la difficulté d'intégration des logiciels distants avec leur système d'information (76 %). Elles craignent ensuite les pertes de données (69 %) et sont parfois déçues par un loyer trop élevé (61 %). Néanmoins, 83 % des entreprises s'engagent entre avec leur prestataire sur une durée de un à trois ans. Et, signe qui ne trompe pas, 69 % d'entre elles vont maintenir ou augmenter le nombre de logiciels qu'elles louent en 2007. "La croissance est forte surtout pour les grands comptes et les PME de moins de 500 salariés", confirme Emmanuelle Olivié-Paul.

Côté offre, les entreprises se tournent surtout vers les spécialistes du domaine, c'est-à-dire les éditeurs (43 %) et les "pure players" ASP / FAH (42 %). Les acteurs les mieux identifiés sur ce créneau sont ADP-GSI, Salesforce.com, Atos Origin et Cegid. Mais il en existe des dizaines d'autres, souvent positionnés sur des niches comme Verticalwine, par exemple. "Face à ce foisonnement d'acteurs, le marché va connaître des consolidations importantes dans les années à venir", prédit Emmanuelle Olivié-Paul.

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