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MANAGEMENT

Architecte RFID, un métier d'avenir

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Par Christine Calais le 27/02/2008 - indexel.net
 
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L'identification par radiofréquence offre des possibilités d'application très variées. Sur ce marché émergent, les entreprises peuvent s'adresser à des spécialistes pour les épauler.

 

Un système de radio-identification (RFID) est composé d'étiquettes électroniques, ou tags, composées d'une puce et d'une antenne, incorporées à une carte ou posées sur l'objet à tracer, et d'un lecteur qui capte à distance les informations contenues dans ces étiquettes. Il permet de tracer les objets ou les personnes. De multiples applications sont possibles : contrôle, sécurité, logistique, approvisionnement en marchandises... Les solutions de traçabilité des personnes posent néanmoins des questions d'éthique et de protection de la vie privée.

Profil du poste : un peu logisticien, un peu électronicien, un peu...

Le secteur du conseil et de l'expertise RFID est encore jeune, car la technologie, qui existe pourtant  depuis longtemps, n'a pas encore vraiment percé en termes d'applications généralisées. Pour exemple, le Pass Navigo, qui remplace la carte Orange à Paris, en est une. Aujourd'hui, la plupart des projets en sont au stade du pilote. Mais de plus en plus d'entreprises souhaitent tester la RFID : aussi, le créneau de l'assistance technique et de l'aide à la gestion de projets RFID a été investi par une poignée de jeunes sociétés spécialisées. Ces architectes en solutions RFID aident à bâtir une solution adaptée aux objectifs de l'entreprise, de sa conception à sa mise en place. Assistants à maîtrise d'ouvrage, ils coordonnent et pilotent le travail des différents intervenants, fournisseurs de matériels et intégrateurs de la solution. Ce marché de niche pourrait, si la technologie est acceptée par le grand public et promue par des entreprises visibles, fortement se développer dans un proche avenir.

"Piloter un projet RFID, c'est d'abord entrer dans le coeur du métier de l'entreprise puis comprendre et intégrer la parcelle de la chaîne de production-distribution où la technologie RFID apportera un important gain de productivité. Au-delà d'aptitudes rédactionnelles et de synthèse pour spécifier fonctionnellement et techniquement la solution à mettre en place, le chef de projet RFID doit maîtriser l'ingénierie de ce type de solution (électronique, fréquence, équipement de lecture, type de tags...) ainsi que la normalisation complexe du domaine (EPCglobal ou ISO). Autre corde à son arc, le spécialiste RFID doit connaître les aspects de l'interfaçage et l'interconnexion des lecteurs avec le système d'information de l'entreprise : normes RFC, web services et middleware, connecteurs ERP, volumétrie des flux et impact LAN ou Wi-Fi. On voit donc que le profil d'un tel professionnel est complexe, un peu logisticien, un peu électronicien, un peu informaticien, un peu ingénieur réseaux", estime pour sa part Théodore-Michel Vrangos, président de la société spécialisée i-Tracing.
Compétences requises : connaissance de la technologie RFID et de ses applications, compétences en informatique et en logistique, méthodes et qualité, marketing, méthodes de pilotage de projet.
Qualités humaines : ouverture d'esprit, diplomatie, objectivité.
Perspectives d'évolution : directeur de projets.
Fourchette de rémunération : 35 000 à 80 000 euros annuels selon expérience.

Portraits croisés : Arnaud Bellaire et Philippe de Matteis, fondateurs des cabinets de conseil Airfield et DMPH Consulting

"Le marché de la RFID ne décolle pas car on a du mal à sortir du discours technique. Le débat ne doit pas porter sur la distance de lecture de l'étiquette RFID, mais sur l'amélioration induite des processus d'entreprise, en termes d'efficience et de sécurité. Car les applications de masse de la RFID représentent encore des coûts élevés. A 35 ans, Arnaud Bellaire, titulaire d'un DESS en informatique, a débuté comme ingénieur d'affaires avant-vente en SSII. Puis il s'est orienté vers la RFID au cours de son passage au centre de recherche public Henri Tudor au Luxembourg, où à l'origine il était venu développer des projets e-business. Il y a un peu plus d'un an, il crée son entreprise, Airfield, qui accompagne des projets de traçabilité utilisant la RFID. "L'avenir proche du marché est dans les projets en boucle fermée, comme l'utilisation de contenants étiquetés dans la chaîne logistique. Le retour sur investissement existe si la RFID ne fait pas que remplacer le code à barres mais permet de changer la façon de travailler." C'est pourquoi il réalise la cartographie des flux de l'entreprise cliente, ainsi que des analyses d'opportunité et de faisabilité, au début de chaque projet. Dans le cadre de l'évolution d'Airfield, Arnaud Bellaire souhaite créer des logiciels qui facilitent l'intégration de solutions RFID avec le système d'information de l'entreprise.

Tout comme Arnaud Bellaire, Philippe de Matteis (photo) est membre fondateur de FilRFID, la Fédération des industriels, intégrateurs, conseils et éditeurs de logiciels RFID, créée le 25 septembre 2007. Titulaire d'une maîtrise de physique et d'un DEA en intelligence artificielle, il a connu une première vie professionnelle dans l'édition de logiciels de gestion destinés aux collectivités territoriales. D'abord développeur, puis responsable technique, il devient directeur commercial et marketing après un MBA à l'IAE d'Aix-en-Provence. Puis il crée sa start-up pour développer des lecteurs RFID, mais les commandes ne suivent pas. En 2000, l'activité s'arrête. Il est alors responsable pendant cinq ans de l'activité RFID, en Europe, du groupe japonais spécialiste de l'automatisation : Omron Electronics. Puis il crée DMPH Consulting en février 2006, cabinet de conseil spécialisé dans la traçabilité et la RFID qui compte aujourd'hui deux personnes. En parallèle, il monte actuellement la division RFID de Catep, cabinet de conseils qui appartient à la SSII Astek. "Je suis en train de recruter des jeunes pour initier les premiers projets RFID en 2008 dans les secteurs des télécoms, de la logistique et du paiement". Avis aux amateurs !

Formations :

Après une formation de type ingénieur, la formation continue, encore rare en la matière, représente aujourd'hui un bon moyen pour se spécialiser en RFID.

Etablissement
Formation
Caractéristiques
Durée
Possibilités de financements
INP Grenoble
Technologies RFID
Formation technique :
- systèmes basse fréquence (BF) et haute fréquence (HF) : théorie et travaux pratiques en laboratoire ;
- ouverture sur les technologies ultra haute fréquence (UHF).
3 jours (prochaine session du 17 au 19 novembre 2008 à Valence)
1 200 euros
Academia RFID
RFID Pro
Aspects techniques, impact de la technologie sur les processus d'affaires, calcul du retour sur investissement d'un projet RFID, gestion d'un projet.
3 jours (prochaine session du 12 au 14 février 2008)
2 300 euros
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