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MANAGEMENT

Consumérisation de l’informatique : les utilisateurs prennent le pouvoir !

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Par Antoine Robin le 04/05/2011 - indexel.net
 
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Pour imposer leurs solutions, éditeurs et fabricants visent d’abord les usages personnels des utilisateurs qui deviennent prescripteurs dans leur entreprise. Mieux vaut anticiper cette mutation du côté de la DSI.

 

Au premier trimestre 2011, Apple est devenu, en termes de bénéfices, le numéro deux mondial de l'informatique, devant Microsoft (notre article : Bénéfices record pour l'industrie informatique). Un signe supplémentaire de la "consumérisation" de l'informatique. Ce néologisme décrit la tendance actuelle des éditeurs de logiciels et fabricants d'équipements technologiques à viser le marché grand public avant celui des entreprises. À l'image de Microsoft qui applique cette stratégie avec succès depuis vingt ans pour Windows et Office, les leaders de l'informatique espèrent ainsi imposer leurs solutions plus facilement aux professionnels. "Plus de 70 % des actifs ont commencé à utiliser les technologies de l'information et de la communication dans la vie privée avant de s'y mettre dans la vie professionnelle. Ils sont donc de plus en plus prescripteurs et exigeants en matière d'accès aux outils numériques au travail", constate l'institut de sondage Ipsos dans une récente étude menée en avril pour le compte de Microsoft auprès d'un échantillon représentatif de 300 étudiants âgés de 16 à 29 ans et de 700 actifs âgés de 18 à 65 ans.

Un seul smartphone pour la vie privée et professionnelle

Evan KaplanCette tendance touche tous les périmètres du système d'information. "Ne pas reconnaître ce phénomène de ‘consumérisation' ne fait qu'augmenter le coût de la téléphonie mobile professionnelle et les difficultés de gestion de ces outils" confirme Evan Kaplan (photo), Pdg de l'opérateur iPass. D'après le cabinet d'analyses IDC, les utilisateurs de mobiles professionnels seront au nombre d'un milliard en 2012. Or, selon iPass, 45 % des professionnels se déclare prêts à utiliser la technologie qu'ils ont personnellement adoptée, même si leur société n'a pas fait ce choix. Un passage en force qui augmente considérablement les risques d'intrusion et de dysfonctionnement du système d'information des entreprises... Heureusement, certaines solutions sont en train d'apparaître comme la virtualisation des périphériques mobiles. VMware propose, par exemple, d'exécuter deux téléphones virtuels sur un seul terminal mobile pour isoler l'usage professionnel de l'usage privé. À la clé: plus de simplicité pour l'utilisateur et plus de sécurité pour l'entreprise (notre article : VMware virtualise deux téléphones mobiles en un).

Le modèle "Bring your own device"

Pour accompagner cette mutation, de plus en plus de directions informatiques envisagent de passer au modèle "Bring your own device". L'idée est simple : le salarié utilise son matériel personnel pour ses besoins professionnels. Selon l'enquête d'Ipsos, 49 % des actifs accueillent cette idée favorablement. Les étudiants (66 %), les indépendants (69 %), les demandeurs d'emploi (80 %) et les actifs de moins de 35 ans (57 %) sont les moins réticents à utiliser leurs propres outils.

Des répercussions sur le système d'information

Au-delà des risques d'intrusion et de vol de données, la "consumérisation" va avoir des répercussions importantes sur le système d'information des entreprises. À deux niveaux. Premièrement, les entreprises vont devoir adapter leurs logiciels maison pour ces nouveaux terminaux. Une gageure, car des netbooks aux tablettes électroniques en passant par les smartphones, les cibles de migration sont nombreuses et techniquement très hétérogènes. Par exemple, quel système d'exploitation mobile privilégier ? iOS d'Apple ou Android de Google ? Le choix du standard universel HTML 5 (notre article : HTML 5 figé en mai 2011) est certainement la solution à privilégier pour obtenir une bonne portabilité quel que soit le périphérique utilisé : ordinateur, netbook, smartphone, tablette, etc. D'une part, tous les périphériques mobiles sont désormais connectés (Wi-Fi, 3G, etc.) ce qui n'impose pas de supporter un mode déconnecté. D'autre part, HTML 5.0 est un socle de développement désormais mature pour les applications de gestion.

Anticiper l'arrivée de la génération Y

Deuxièmement, à ces problèmes de migration s'ajoute l'arrivée de la génération née avec internet (génération Y) qui refuse certains usages tels que l'e-mail. Selon Ipsos, 50 % des étudiants n'imaginent pas de travailler sans une messagerie instantanée et 43 % sans un réseau social. Au point que, "dans trois ans, un salarié sur cinq privilégiera les réseaux sociaux plutôt que le courrier électronique pour communiquer avec ses collègues", estime le cabinet d'analyses Gartner. Les "journées sans e-mail" qui se multiplient dans les entreprises donnent sans doute la tendance de demain.

Intégrer la bureautique et le travail collaboratif en ligne

La bureautique traditionnelle est également concernée par le phénomène de consumérisation car les jeunes collaborateurs ont pris l'habitude de partager et modifier des documents en ligne, dans Google Docs notamment. Le partage et l'édition collaborative de documents en ligne est la suite logique des projets d'intranet initiés il y a dix ans et qui ne répondent plus aux attentes des utilisateurs. Fin 2010, le groupe de retraite Malakoff Médéric a migré 6 000 collaborateurs vers Google Apps pour bénéficier de gains de productivité générés par la dimension travail collaboratif de la plate-forme de Google (notre article : Malakoff Médéric adopte Goofle Apps pour ses 6 000 utilisateurs).

Pol Evlard"En permettant de travailler à plusieurs sur un même document, Google Apps nous évitera de gérer de multiples versions, une tâche à laquelle les utilisateurs consacrent aujourd'hui beaucoup trop de temps", donne en exemple Pol Evlard (photo), directeur des projets et des systèmes d'information de Malakoff Médéric. Pour autant, "un environnement de travail collaboratif efficace n'émergera que si les entreprises anticipent l'arrivée de ces nouveaux canaux de communication et prennent le temps de trouver les schémas d'utilisation les plus efficaces" met en garde Monica Basso, vice-présidente du cabinet Gartner.

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