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MANAGEMENT

Déchets informatiques mode d'emploi

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Par Sophie Maréchal le 20/10/2004 - indexel.net
 

Avec la nouvelle réglementation sur le recyclage des équipements électriques et électroniques, entreprises utilisatrices, distributeurs et fabricants sont mis face à leurs responsabilités. L'ère de la débrouille est terminée !

 

La directive 2002/96/CE du parlement européen sur l'élimination des déchets d'équipements électriques et électroniques entre en vigueur le 12 août 2005 à minuit. Les entreprises utilisatrices doivent trouver par elles-mêmes des solutions pour détruire les matériels obsolètes achetés jusqu'à cette date. Après cette date, les fabricants et distributeurs auront l'obligation d'organiser une filière de recyclage des matériels qu'ils vendront. Mais dans quelles conditions le feront-ils ?

L'entreprise est responsable de l'élimination des déchets polluants

Tout d'abord, très peu d'entreprises sont conscientes du risque sur l'environnement que fait courir ce type de matériel. Pourtant les composants chimiques contenus, en particulier dans les plus anciens, sont très polluants. "La décontamination sera à la charge de l'entreprise en cas de pollution avérée", précise Sarah Martin (photo), ingénieur spécialiste des déchets d'équipements électriques et électroniques de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Toutefois, pas d'affolement, un matériel obsolète n'est pas systématiquement "hors d'usage" et n'entre donc pas forcément dans la catégorie "déchets polluants". Jusqu'à présent, à chaque renouvellement de parc, le recyclage le plus naturel était la revente ou le don aux employés, aux associations caritatives ou aux écoles. Cette pratique sera toujours d'actualité, à condition de prendre la précaution de conserver la trace écrite de ce transfert et que le matériel soit en état de fonctionnement. Cependant, même en cas de don, les associations sélectionnent les équipements qu'elles acceptent, en particulier lorsqu'elles ne sont pas habilitées à traiter les déchets polluants.

Comment choisir son recycleur ?

Lorsque ces possibilités ont été épuisées et qu'il reste néanmoins un stock important de claviers, de terminaux 12 pouces et d'écrans orphelins, il faut alors se mettre en quête d'un prestataire spécialisé dans le traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques. "Comme nous sommes une entreprise de taille moyenne présente sur deux sites dans deux régions différentes, nous n'avons pas de volumes suffisants pour intéresser les recycleurs", regrette Fabienne Olivet, responsable environnement de Compo-France, fabricant d'engrais. Pour se débarrasser de ces vieux équipements, il faut alors payer une prestation et, à nouveau, remplir certaines conditions.

"L'écran seul est plus polluant, plus compliqué à démanteler. Nous faisons payer leur recyclage à l'unité, car nous préférons revaloriser des micro-ordinateurs complets", détaille Xavier Macé, gérant de la société EBM, qui entre sur le marché du démontage de matériels  informatiques. A titre indicatif, chez ce recycleur nantais les écrans seront facturés 6,20 euros l'unité. Pour les matériels complets, il vous en coûtera de 0,19 à 0,20 centimes d'euro le kilo, l'enlèvement et le déplacement seront, quant à eux, établis sur un tarif horaire.

Le choix du prestataire se fera donc en prenant un certain nombre de précautions. La première condition pour exercer cette activité est d'être détenteur d'un agrément délivré par la direction régionale de l'industrie et de la recherche (Drire) qui définit les règles de transport, d'entreposage et de traitement des déchets polluants. Ces critères sont décrits dans un document téléchargeable. Par ailleurs, l'Ademe met à disposition une base de prestataires entièrement remise à jour fin octobre 2004. Il est aussi possible de consulter les propositions des recycleurs ou de passer une annonce sur le site bourse-des-déchets.fr mis à disposition par un regroupement de chambres de commerces régionales.

Négocier les reprises ou acheter en grande surface

Cette recherche peut encore paraître très fastidieuse à une PME/PMI. Reste la solution d'une négociation de reprise au moment du rachat d'un matériel neuf. En effet, d'ici août 2005,  les constructeurs et distributeurs tisseront leurs propres accords avec les recycleurs. Des offres de reprises pourraient voir le jour. "Nous commencerons à rôder le système dès mars 2005 pour alimenter le flux des offres de reprises", confie Laurent Farlotti (photo), responsable des projets logistiques et chargé des questions environnementales chez Nec computers à Angers.

Ultime possibilité, l'achat en grande surface de son matériel professionnel. En effet, les particuliers auront la possibilité de déposer leurs vieux matériels dans les bennes prévues à cet effet dans les magasins spécialisés ou les hypermarchés. "Si une PME achète son micro-odinateur dans ce type d'enseigne, elle sera considérée comme un particulier. Elle pourra alors déposer ses vieux équipements dans le magasin qui lui aura vendu le matériel neuf", assure Sarah Martin de l'Ademe. Enfin, les zones industrielles peuvent aussi passer des accords avec les collectivités locales pour bénéficier, en contrepartie du paiement d'une taxe, du système de collecte de ces déchets mis en place pour le reste de la population.

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