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MANAGEMENT

Des DSI plus agiles grâce au devops et au cloud

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 02/05/2013 - indexel.net
 
Dsi-agiles

Le concept de devops permet de mettre à disposition des utilisateurs de nouvelles versions d’applications. La mise en production est pensée dès le développement. Un changement majeur pour les DSI.

 

1. Une besoin d'agilité exprimé par les métiers

"La communication entre les métiers et les études a été grandement améliorée ces dernières années, notamment par les méthodes agiles. Mais entre le développement et l'exploitation, il persiste un goulet d'étranglement", constate Véronique Torner, cofondatrice d'Alter Way. Un problème d'autant plus préoccupant que certains métiers veulent désormais bénéficier de nouvelles évolutions des applications, tous les mois voire toutes les semaines. Et les DSI doivent suivre.

Fabrice de Biaso"Nos projets sont de plus en plus courts, entre un et trois mois, et la mise en production est immédiate, même si l'application n'est pas terminée à 100 %", confirme Fabrice De Biasio (photo), directeur informatique d'Europe Airpost, une entreprise moyenne dont la DSI compte huit personnes. Une problématique connexe, interne à la DSI, est liée au stress de la mise en production de nouvelles versions d'applications.

2. Le devops est le chaînon manquant

Le devops, c'est un ensemble de bonnes pratiques permettant d'assurer, au travers de processus très industrialisés, une continuité entre développement, test, recette et mise en production. Poussée jusqu'au bout, cette logique permet de réaliser et de mettre à disposition de nombreuses petites améliorations, que les utilisateurs voient apparaître au fil de l'eau sans la moindre interruption de service. C'est ni plus ni moins ce que font les grands acteurs de l'Internet comme Google, Facebook ou Microsoft, avec leurs services en ligne. La même idée commence à être appliquée dans les entreprises. "Les nouvelles applications sont pour la plupart directement mises en production. Puis nous les dupliquons sur un environnement de développement et de recettes, afin de développer les versions suivantes, explique ainsi Jean-Michel Mougeolle, DSI de Mikit, une PME dont la DSI se réduit à deux personnes, auxquelles s'ajoutent trois développeurs externes. Seules les applications à risque passent d'abord par un environnement de test. La DSI d'Europe Airpost procède sensiblement de la même façon. L'ensemble des utilisateurs constatent ainsi les nouvelles améliorations et peuvent réagir immédiatement. "De plus, pour la DSI, le devops rend bien moins stressante la mise en production, puisque celle-ci est automatique et continue", explique Véronique Torner.

3. Une organisation nouvelle et un changement de culture

Véronique TornerLe devops se traduit par une nouvelle organisation. Dans une grande entreprise, un management commun chapeautera le développement et l'exploitation. Dans une petite DSI utilisant un cloud privé ou public, les développeurs pourront aller jusqu'à prendre en charge eux-mêmes la mise en production. Sinon, développeurs et exploitants devront travailler main dans la main et parler le même langage, alors qu'aujourd'hui, l'exploitant voudra plutôt optimiser l'architecture matérielle et allouer davantage de ressources pour résoudre un problème de performances, alors que le développeur pensera davantage à optimiser le code. "L'exploitant doit se tourner vers le développement et le développeur doit penser architecture", résume Véronique Torner (photo).

4. Devops et cloud unis pour la vie

Au-delà de l'organisation et de l'évolution de la culture des développeurs et des exploitants, le devops impose la mise en place d'une chaîne d'outils intégrant développement, intégration, tests en continu et mise en production. Cette chaîne est disponible chez des acteurs comme IBM ou Microsoft, ou dans le monde de l'open source. Mais surtout, cette panoplie est déjà présente et mature sur les cloud de type Platform as a Service (PaaS), de Microsoft, Google ou Salesforce. Ainsi, pratiquement tout le système d'information de Mikit est basé sur la plate-forme Force.com de Salesforce, complétée par Microsoft Office 365.

Jean-Michel Mougeolle"Le processus qui va du développement à la mise en production est parfaitement balisé par Salesforce. Et il n'est pas nécessaire de se soucier des ressources allouées aux applications. Ce serait beaucoup plus dur de faire la même chose en interne", explique Jean-Michel Mougeolle (photo), DSI de Mikit. Pour sa part, Europe Airpost a mis en place un cloud hybride, avec une infrastructure interne entièrement virtualisée (serveurs, PC, applications, stockage et réseau) qui se prolonge vers un cloud hébergé par Telecity. La création d'environnements de développement et de test, ainsi que la mise en production, s'en trouvent grandement facilités.

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