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MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

DSI, avez-vous le profil du créateur d'entreprise ?

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Par Laure Deschamps le 11/05/2005 - indexel.net
 

Les DSI font-ils de bons entrepreneurs ? A en croire le portrait robot du fondateur de société informatique, ils auraient toutes leurs chances. Témoignage de deux ex-responsables informatiques.

 

Si vous êtes un homme, cadre dans le domaine de l'informatique, âgé de moins de 45 ans, vous pourriez bien avoir la fibre entrepreneuriale ! D'après l'enquête 2002 Sine Génération de l'Insee, les créateurs de société informatique sont en effet à 89 % des hommes, d'un âge moyen de 38,5 ans, et cumulant dans 85 % des cas plus de trois ans d'expérience professionnelle. 69 % d'entre eux étaient salariés avant de diriger leur entreprise et 68 % ont créé une activité identique à celle à laquelle ils participaient auparavant. Enfin, 65 % comptaient dans leur entourage proche des chefs d'entreprise ou des indépendants. Si vous ajoutez à ce profil type une envie d'indépendance et de liberté, vous voilà transformé en candidat à l'entreprenariat. Deux ex-DSI, désormais entrepreneurs, témoignent de leur parcours.

 

Thierry Régnier, cofondateur d'Iscope : l'habitude de gérer un budget est un atout

"En tant que responsable informatique, j'avais l'habitude de gérer un budget. C'est une compétence qui m'a été très utile, car une petite entreprise peut vite entrer dans le rouge. D'autant que certains clients payent parfois très tardivement et que les banques ne vous sont d'aucun secours". Son expérience de DSI a apporté à Thierry Régnier (photo) des atouts précieux dans son projet, au-delà de son expertise technologique et de son carnet d'adresses. En février 2000, à 35 ans, l'ex-responsable informatique du centre de documentation de l'Armement, a co-fondé la société Iscope, spécialiste de la veille concurrentielle et stratégique. En 1999, il dirigeait une équipe d'une quinzaine de personnes. Il apprend que son service va être réorganisé : l'équipe doit être délocalisée, les budgets revus à la baisse.

 

"Depuis très longtemps j'avais en tête le projet de créer une entreprise : ça a été un déclic. Je n'ai pas pu obtenir de mise en disponibilité si bien que j'ai démissionné. Cela m'a obligé, si besoin était, de m'investir totalement dans le projet", précise l'entrepreneur. L'activité démarre rapidement grâce à une opportunité d'envergure : l'un des gros clients de Thierry Régnier décide de continuer à travailler avec lui. De quoi amorcer le business d'Iscope qui se lance réellement en juillet 2000. Comme tous les créateurs, Thierry Régnier regrette la lourdeur des tâches administratives, en particulier les déclarations Urssaf. "L'offre d'aides et conseils est pléthorique pour les créateurs. Et pourtant, j'ai le sentiment de n'avoir pas été soutenu efficacement : les conseils vraiment utiles ont été ceux d'amis qui avaient déjà créé leur entreprise".

Les conseils à retenir : se lancer grâce à un premier client d'importance ; fonctionner en trio, ce qui permet d'éviter des situations de blocage ; privilégier les conseils de terrain, issus d'autres entrepreneurs.

 

Gilles Cafiero, fondateur de G2C : le démarrage est long ! 

"Quand on crée son entreprise, on apprend un nouveau métier : on passe énormément de temps à faire des tâches nouvelles, comme le développement de sa clientèle". Gilles Cafiero (photo) parle en connaissance de cause : cet entrepreneur de 38 ans finalise son projet de création de société, G2C, qui propose aux PME de l'audit et du conseil. Les statuts de la SARL sont en cours de rédaction. Cela fait pourtant un an et demi qu'il travaille sur le projet, après différents postes en tant que responsable informatique. Ce délai est raisonnable : il correspond à la durée nécessaire pour définir un projet d'entreprise et mener une première phase de prospection. "L'activité démarre seulement maintenant car dans le secteur du conseil, la mise en place est longue, entre 18 et 24 mois, le temps de se faire connaître et reconnaître".

 

Gilles Cafiero s'est fait aider dans son projet. Une association locale, l'ADIJE, le conseille et l'héberge dans ses locaux. Cette structure, portée par des chefs d'entreprises et cadres dirigeants bénévoles, lui a aussi permis de bénéficier de petites aides financières : 250 euros pour réaliser en amont une étude de marché et 850 euros d'avance de trésorerie. De ses anciennes fonctions, l'entrepreneur reconnaît qu'elles lui ont donné "l'habitude de négocier, avec les fournisseurs ou avec les directions fonctionnelles. Par contre, il m'a manqué le côté commercial et la gestion : en tant que responsable informatique je gérais un budget avec des objectifs techniques mais je n'avais pas une vision globale".

Les conseils à retenir : faire valider son projet par des entrepreneurs avertis ; se faire aider d'une structure d'accueil locale de jeunes entreprises ; prendre le temps de définir avec précision sa cible.

 

 
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