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MANAGEMENT

Emploi et salaires des informaticiens : la prime à l'expérience

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Par Lala Moulay le 07/01/2004 - indexel.net
 

La conjoncture économique morose a pesé l´an dernier à la fois sur l´emploi et sur les salaires des informaticiens. Bilan de cette année difficile et perspectives 2004 avec des spécialistes des ressources humaines.

 

 

Suppressions d´emplois et peu d´embauches : l´an dernier, dans le secteur de l´informatique, la frilosité a dominé. "On se situe aujourd´hui sur un marché de remplacement : il ne s´agit pas de renforcer l´équipe informatique ou de la diversifier, mais de compenser un départ. Les entreprises recherchent des informaticiens opérationnels rapidement, prime à l´expérience, profil bac + 4 ou 5, avec minimum trois ans d´ancienneté. Les employeurs recrutent des personnes ayant une expertise technique (un ingénieur de développement Java par exemple) ou une expertise fonctionnelle (une bonne connaissance de l´entreprise, de son métier ou d´un domaine telle la comptabilité). Alors qu´il faut être expérimenté voire polyvalent, les jeunes diplômés ont de plus en plus de mal à trouver du travail", analyse Vincent Monnet (photo ci-dessus), Consultant au sein de la division informatique du cabinet de recrutement Michael Page.

Les PME-PMI ont embauché

Ce sont surtout les PME-PMI qui ont embauché l´an dernier. Dans les grandes entreprises utilisatrices et dans les SSII (pour faire face à l´absence de contrats), on a fait des économies sur le service informatique, avec parfois des suppressions d´emplois. Et on a privilégié la mobilité interne, quand le besoin s´en faisait sentir. "La demande concerne des chefs de projets, des managers, des urbanistes, des postes d´expertise, des personnes qui, en interne, connaissent bien l´entreprise. De plus, elles doivent avoir une capacité d´encadrement, une bonne culture projet, une vision globale du système d´information ainsi qu´une aptitude à trouver des solutions innovantes et intégratives. Quitte à former certaines de ces perles rares à l´informatique, si elles ont des lacunes", explique Frédéric Lau (photo ci-dessus), chargé de mission sur les Ressources Humaines au Cigref (le club informatique des grandes entreprises). Il faut dire que les grandes entreprises et les SSII doivent aujourd´hui préserver l´emploi de leurs seniors, plus question de faire de grands plans de pré-retraite, l´allongement de la durée de cotisation est passée par là.

Pour 2004, pas d´euphorie donc, même si une timide reprise se fait sentir. Pour Vincent Monnet : "ce sera toujours un marché de remplacement, un peu plus dynamique. Peu de salariés osent changer d´employeur par peur du chômage, si la période d´essai n´est pas concluante. Quant aux entreprises qui recrutent, elles sont très frileuses et leurs procédures de recrutement sont très longues, elles sont exigeantes sur les diplômes et sur l´expérience des candidats".

Des hausses de salaire modestes

Au niveau des rémunérations, rares sont les salariés qui trouvent un meilleur salaire en changeant de société. Pour ceux qui n´ont pas quitté leur poste, ni leur entreprise ces derniers mois, conséquence de cette morosité sur le front de l´emploi, la progression des salaires s´est nettement ralentie en 2003, selon l´enquête semestrielle d´Oberthur Consultants qui analyse la rétribution de 39 745 informaticiens sur une centaine de postes. Selon la dernière édition qui fait le point sur l´évolution des salaires de septembre 2002 à septembre 2003, ils n´ont progressé que de 2,9 % en moyenne, toutes entreprises confondues, contre + 4,2 % en septembre 2002.

Pour Pascal Poiget (photo ci-contre), directeur général d´Oberthur Consultants : "au regard du taux d´inflation + 2,1 % en septembre dernier, c´est le gain net de pouvoir d´achat le plus bas depuis ces 10 dernières années. Après avoir connu de fortes ascensions de salaires au moment des grands contrats lors du passage à l´an 2000 et à l´euro, ceux qui ont le plus souffert de la situation économique difficile sont les informaticiens des SSII, des éditeurs et des constructeurs, avec la plus faible hausse (+ 1,8 %). À l´inverse, les employeurs moins affectés par la conjoncture et qui ont réduit d´autres dépenses (les fournitures, la publicité) ont fidélisé leur personnel : +2,8 % pour les informaticiens des entreprises du secteur banque, assurances. Les plus chanceux étant les salariés des entreprises utilisatrices qui ont vu leurs rémunérations grimper de 3,7% ".

Il y a aussi, on l´a vu en matière de recrutement, une prime à l´ancienneté dans la profession. Les plus fortes hausses de salaires concernent les chefs d´équipe et les pilotes confirmés qui ont en moyenne 16 à 17 ans d´expérience professionnelle, suivis par les analystes en système d´information et les chefs de projets utilisateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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