Lundi 11 décembre 2017
NASDAQ : 0.0 0   nasdaq0 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

MANAGEMENT

Emploi et salaires des informaticiens : retour à la réalité

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Lala Moulay le 04/03/2003 - indexel.net
 

Après l´euphorie de ces dernières années, la conjoncture économique difficile a aussi des incidences en matière d´emploi dans l´informatique en France. Trois spécialistes des ressources humaines analysent les changements de comportement des entreprises qui recrutent et les évolutions de salaires dans le secteur.

 

"Fin des recrutements massifs, licenciements au second semestre, prime au personnel qualifié et baisse des salaires à l´embauche", c´est le bilan de l´année 2002 explique Albert Cohen (photo), secrétaire général du G.P.N.I (le groupement professionnel national de l´informatique, qui rassemble 250 SSII de toutes tailles. Une situation qui vient interrompre le boom de ces dernières années, dû à un besoin important d´informaticiens pour gérer notamment les passages à l´an 2000 et à l´euro. Le tout dans un climat de pénurie de personnel, avec une flambée des salaires et un turn-over important notamment au sein des SSII (en quatre ans, certaines ont vu l´essentiel de leur personnel informatique renouvelé).

Aujourd´hui, le rapport de force s´est inversé, avec la crise dans les secteurs de télécoms et des nouvelles technologies, et le gel des investissements informatiques des entreprises. Les contrats se font plus rares et les embauches marquent le pas. Pour cette année, l´incertitude sur les embauches est grande, car on ne prévoit pas de reprise importante de l´activité avant 2004 dans les SSII. Au niveau des critères de recrutement, en ce qui concerne les jeunes diplômés, selon le secrétaire général du GPNI "les entreprises préfèrent aujourd´hui sélectionner un Bac + 4, Bac + 5, bref un ingénieur plus polyvalent qu´un B.T.S. Une politique adoptée autant dans les SSII, où il y a une majorité de cadres, que dans les P.M.E, où l´effectif du personnel informatique est souvent limité à 1 ou 2 personnes. Dans ce cas, avoir un informaticien qualifié, c´est une sécurité pour une PME, même s´il faut payer un salaire plus important".

L'expérience professionnelle : une valeur qui a la cote

Pour Frédéric Lau (photo), chargé de mission sur les Ressources Humaines au Cigref (le club informatique des grandes entreprises) : "les entreprises privilégient de plus en plus la recherche d´informaticiens spécialisés (entre 5 et 10 ans d´expérience). Trouver un informaticien opérationnel et expérimenté dans un domaine, c´est faire ainsi l´économie d´une formation nécessaire lors de l´intégration d´un jeune diplômé, même s´il y a un surcoût au niveau salarial. Dans un contexte de crise, les entreprises jouent la sécurité dans leurs recrutements".

Pour ces profils expérimentés, selon Frédéric Lau, la demande des entreprises est très forte en ce qui concerne les chefs de projet, les intégrateurs d´application, les urbanistes, ou encore les R.S.S.I (responsables sécurité des systèmes d´information). Autre tendance, selon le chargé de mission du Cigref, on commence à voir apparaître dans les entreprises le métier de "certificateur", un informaticien chargé de valider la cohérence et la qualité d´un projet informatique.

La flambée des salaires est terminée

Dans son enquête semestrielle, Oberthur Consultants analyse chaque année, en mars et en septembre, "la rémunération des informaticiens". La dernière édition fait le point sur l´évolution des salaires de septembre 2001 à septembre 2002. Plus de 42 000 salaires d´informaticiens ont été étudiés dans 179 entreprises de toutes tailles (des SSI, des entreprises des secteurs banques et assurances et des sociétés utilisatrices), établissant ainsi une cartographie qui passe en revue une centaine de postes. Principal constat, pour Sébastien Pautasso (photo), l´auteur de cette étude : "La flambée des salaires est terminée, on est revenu aux mêmes taux de progression des salaires qu´en 1996-97. Avec une partie fixe du salaire qui stagne ou qui progresse légèrement et une partie variable qui a tendance à baisser. Dans le cas des embauches, on constate une baisse des niveaux de salaire, et les jeunes diplômés sont dans certains cas pénalisés". Exemple : avec l´UMTS, Il y avait ces dernières années beaucoup de demandes sur le marché dans la spécialité "Réseaux Télécoms", les jeunes diplômés dans ce domaine trouvaient rapidement un emploi. Aujourd´hui les entreprises préfèrent embaucher un informaticien expérimenté ou retenir leur personnel en place par une augmentation. Ainsi, un ingénieur "réseaux et télécoms" de 38 ans avec 12 ans d´expérience a connu de septembre 2001 à septembre 2002 une augmentation de salaire de 4,3 %, alors que le taux d´évolution annuel des salaires est de 2 % pour ce poste, pour un nouvel entrant.

Autre enseignement cité par Sébastien Pautassso : "les fonctions de direction tirent leur épingle du jeu, parmi les plus fortes progressions, un directeur études et développement enregistre sur un an, une augmentation de 7,4 % de son salaire". Enfin, avec la conjoncture économique difficile, le taux de démission des informaticiens est en forte baisse, il est passé de 10 % en septembre 2001, en moyenne, toutes entreprises confondues à 4 % en septembre 2002, un pourcentage à rapprocher des 3,4 % enregistrés en septembre 1996.

 
Partager :
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages