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MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

Filtrer les accès web : un besoin technique et légal

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Par David Thévenon le 08/06/2004 - indexel.net
 

Pour limiter une consultation excessive ou peu professionnelle de certains sites web, le Conseil général d´Eure-et-Loir a déployé une solution de filtrage. Une démarche qui permet aussi de dégager la responsabilité de la collectivité en cas d´utilisation illicite du web.

 

Le Conseil général d´Eure-et-Loir offre des points d´accès Internet en libre accès au public. "Des sites peu recommandables étaient parfois consultés depuis ces postes. Ces consultations engagent la responsabilité du Conseil général si des actions illicites sont réalisées depuis nos accès", explique Nicolas Guerrier, technicien informatique (photo). Pour mieux maîtriser l´utilisation du web faite par les différents utilisateurs internes et externes, le service informatique du Conseil général a donc étudié la possibilité de filtrer les adresses web consultées : téléchargements de musique, pornographie, terrorisme, racisme. Un projet qui concerne 700 utilisateurs répartis sur 30 sites géographiques distincts.

Un coût total de 21 000 euros

Le choix du Conseil général s´est porté sur la solution de filtrage d´URL d´Olfeo, une jeune entreprise française. "Olfeo était la solution la plus simple et la plus rapide à mettre en oeuvre. Comme cet outil communique avec les routeurs Netscreen répartis sur nos différentes implantations, nous n´avons eu à déployer qu´un seul serveur sur le site central qui administre les politiques de sécurité pour l´ensemble des sites distants sans modification de l´architecture réseau du Conseil général", explique Nicolas Guerrier. Le serveur Olfeo est installé dans une zone démilitarisée (DMZ) du site informatique central. A chaque demande de consultation d´un site, le routeur Netscreen du bâtiment émettant la demande interroge le serveur Olfeo pour savoir s´il doit ou non autoriser la connexion. Si cette autorisation est donnée, la connexion continue normalement depuis le routeur. Cette architecture centralisée a demandé cinq jours de mise en place pour un coût total de 21 000 euros HT : soit 2 000 euros pour le serveur, 7 500 euros pour l´accompagnement de l´éditeur et 11 500 euros pour l´abonnement annuel au service de filtrage.

Accompagner le filtrage par une charte Internet

Pour accompagner le déploiement d´Olfeo, le Conseil général a mis en place une "charte Internet". "Cette charte a fait prendre conscience aux utilisateurs que certaines pratiques ne pouvaient se faire sur le lieu de travail, ce dont certains n´avaient pas forcément conscience", constate Nicolas Guerrier. Le Conseil général a apprécié l´aide à la mise en place d´une charte Internet procurée par le logiciel. La politique de filtrage adoptée dans Olfeo permet en effet d´associer les utilisateurs à leur propre régulation en les responsabilisant. Le produit permet par exemple d´appliquer des quotas horaires pour certains sites, ce qui permet à l´utilisateur de s´auto-discipliner.Au final, le déploiement d´une solution de filtrage "a permis de mettre le Conseil général en conformité avec la loi et ainsi d´éviter que sa responsabilité ne soit engagée en cas d´utilisation frauduleuse d´Internet. La charte Internet a permis de son côté de clarifier l´usage des technologies Internet au sein du Conseil général. Enfin, les utilisateurs comme les postes en libre accès au public sont à présent protégés d´un contenu illicite ou choquant", conclut Nicolas Guerrier.

 
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Image illustrant le dossier "Cloud Computing"