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MANAGEMENT

Gestion des licences en environnement virtualisé : un vrai casse-tête

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 06/03/2013 - indexel.net
 
Licences-environnement-virtualise

Déjà difficile à mettre en œuvre, la gestion de la conformité des contrats de licences est encore complexifiée par la virtualisation et ses dernières technologies. Des solutions s’ébauchent.

 

Avant même de virtualiser, les entreprises éprouvent de grandes difficultés à respecter les contrats de licences, tant les politiques des éditeurs sont disparates et tant les processus à mettre en œuvre sont complexes et transverses. Une démarche de mise en conformité commence par un délicat processus de réconciliation entre inventaire des applications déployées et contrats.

Une démarche artisanale, quand elle existe

Laure Salvarelli, CA Technologies"Ce processus peut être automatisé grâce à des outils de gestion d'inventaire et des contrats, couplé à un moteur de réconciliation", explique Laure Salvarelli (photo), ingénieur d'affaires service management chez CA Technologies. Mais c'est la solution de luxe. Bien souvent la démarche est artisanale, quand elle existe.

La virtualisation apporte plusieurs étages de difficulté

La première difficulté introduite par la virtualisation vient de la prolifération des serveurs virtuels. De plus, les ressources allouées aux machines virtuelles (VM) qui hébergent les applications sont désormais susceptibles d'évoluer, alors que le coût des licences dépend souvent du nombre de processeurs utilisés. Pire, une VM peut être déplacée d'un serveur physique à l'autre. Tant que ces changements sont ponctuels et manuels, les licences peuvent s'appuyer sur les règles existantes, en considérant qu'un serveur virtuel est équivalent à un serveur physique. Le déplacement d'une VM ou sa montée en puissance est alors traité comme une migration matérielle.

Automatisation = complexité

Boris Beylerian"Les licences en volume de Microsoft peuvent être transférées d'un serveur physique à un autre, tous les 90 jours", explique ainsi Boris Beylerian (photo), ingénieur commercial, division logiciels chez SCC. Mais les choses se compliquent quand les déplacements de VM et l'allocation des ressources sont automatisés et instantanés. Et comment respecter les contrats de licences, quand un outil comme VMware Distributed Ressource Scheduler allume et éteint dynamiquement des instances applicatives sur une ferme de serveurs ?

Oracle est la bête noire des DSI

Sofian BenaliLa gestion des licences devient alors un casse-tête, que les fournisseurs ne simplifient pas forcément. Chaque éditeur a des règles différentes qu'il faut éplucher. Parmi les poids lourds, Oracle est la bête noire des DSI. "Oracle impose de mettre sous licence l'ensemble de la ferme de serveurs sur laquelle l'application est susceptible d'être exécutée, même si celle-ci n'exploite à l'instant T qu'un seul processeur d'un seul serveur", explique Sofian Benali (photo), business développement manager Oracle chez SCC. L'éditeur lève opportunément cette contrainte si l'entreprise opte pour son hyperviseur maison, Oracle VM. "De plus en plus de DSI installent les applications Oracle dans un silo sous Oracle VM, uniquement pour optimiser les licences", constate Sofian Benali.

Microsoft a assoupli sa politique

Pauline MaillardA l'inverse, Microsoft a assoupli sa politique, identique quel que soit l'hyperviseur. Pour prendre l'exemple de Windows Server 2012, la licence est déclinée en deux versions (contre quatre auparavant). "La version Standard donne droit au déploiement du système dans deux VM maximum. Tandis que la version Datacenter est illimitée. L'entreprise peut alors déployer autant d'instances du système qu'elle le souhaite, sur un même serveur physique", explique Pauline Maillard (photo), chef de produit Windows Server 2012 chez Microsoft. De plus, les VM peuvent se déplacer à loisir, dès lors qu'il existe une licence Datacenter sur chaque serveur physique. Pour les autres applications Microsoft, avec la Software Assurance (SA), la mobilité est illimitée et toutes les fonctions des hyperviseurs - allocation des ressources et déplacement de VM - sont utilisables. "Mais hors Software Assurance, cela reste compliqué à comprendre", estime Boris Beylerian. Pour sa part, IBM adopte une règle de facturation par vCPU (une vCPU correspond à un cœur de processeur). "Cette règle est clairement décrite dans une grille tarifaire mais se révèle complexe à appliquer", remarque Boris Beylerian.

Automatiser et simplifier l'application des règles de licencing

Une démarche de gestion de la conformité des licences est traditionnellement réalisée de façon ponctuelle, par exemple trimestriellement. Alors qu'avec les mécanismes dynamiques associés à la virtualisation, le processus de réconciliation devrait idéalement être réalisé en temps réel. Une douce utopie, même si chez CA Technologies par exemple, on affirme que l'outil d'inventaire récupère les mouvements de licences liées en environnement virtualisé, grâce à la fonction vMove de vCenter (l'outil d'administration de VMware). Faute de pouvoir gérer instantanément les licences d'applications qui se déplacent dans le datacenter, on peut interdire cette mobilité. VMware DRS permet ainsi de bloquer une VM sur un serveur physique. De même, avec Hyper-V ou vSphere, on peut spécifier une limite maximum de ressources allouées à telle ou telle VM, donc à l'application qu'elle héberge. "Une autre solution préventive pour simplifier la gestion des licences consiste à constituer des fermes de serveurs dont chacune est dédiée à un produit", ajoute Boris Beylerian.

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