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MANAGEMENT

Gouvernance informatique : de vrais enseignements à tirer d'un concept "stratosphérique"

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 11/01/2006 - indexel.net
 

Malgré sa réputation ambiguë, la gouvernance informatique sous-tend des pratiques et des conseils de bons sens mais qui ne sont pas toujours respectés par les directions informatiques. Même les PME ont des enseignements à en tirer !

 

Apparu en 2001 notamment sous l'impulsion du Cigref, le concept de gouvernance des systèmes d'information a depuis été tantôt applaudi, tantôt taxé d'effet de mode, voire tourné en dérision. On peut certes rester perplexe en lisant certaines des "dix bonnes pratiques" (voir ci-dessous) édictées par l'Institut Français pour la Gouvernance du Système d'Information (IFGS), un organisme créé par le Cigref fin 2004. La première d'entre elles préconise ainsi une "planification du système d'information reliée au processus de planification globale de l'entreprise et de son architecture", tandis que la huitième met en avant une "gestion des solutions et des compétences tournées vers le futur".

L'une est un peu absconse, même si l'on croit comprendre que l'informatique doit coller à l'organisation et aux objectifs de l'entreprise. Quant à l'autre, quel directeur informatique envisagerait d'opter pour des solutions tournées vers le passé ? Pour autant, estime Jean de Chambure (photo), responsable de la veille à l'Atelier, cellule de veille technologique de BNP-Paribas, "se moquer de ce concept est une grave erreur souvent commise par des informaticiens manquant de maturité et qui méprisent la communication".

De la théorie au terrain

Sans vraiment la renier, les promoteurs de la gouvernance informatique cherchent souvent à prendre du recul pour se rapprocher des préoccupations concrètes. "C'est un bien grand mot placé derrière deux idées qui ne sont pas nouvelles. D'une part, avoir plus de contrôle et de visibilité sur l'informatique, notamment pour minimiser les risques d'échecs. D'autre part, prouver auprès de la direction générale que l'informatique sert à quelque chose, autrement dit, qu'elle apporte de la valeur", explique Hervé Dhelin (photo), directeur marketing de Mercury Interactive. Ces objectifs devraient être ceux de n'importe quelle entreprise, sans qu'il soit nécessaire de les rendre explicites. Mais est-ce bien toujours le cas ? "Beaucoup de projets de CRM ont échoué car ils manquaient de pertinence par rapports aux objectifs commerciaux de l'entreprise", donne en exemple Jean de Chambure.

Une usine à gaz pour grandes entreprises ?

Au-delà des dix bonnes pratiques de l'IFGS, Jean de Chambure donne quelques conseils plus concrets : mesurer le degré d'utilisation des nouvelles applications, contrôler la qualité de service qu'elles délivrent, piloter les projets au travers de tableaux de bord rassemblant des critères de pertinence et d'efficacité. "Même s'il existe des méthodologies et des outils pour la mettre en oeuvre, la gouvernance est avant tout un état d'esprit", ajoute Jean de Chambure. Ces méthodologies, ce sont essentiellement Itil (Information Technology Infrastructure Library) pour l'exploitation, CMMI (Capability Maturity Model Integration) pour le développement et CobiT (Control Objectives for Business and Related Technology), qui est plus générale. Quant aux outils, fournis par IBM, Computer Associates, Borland ou Mercury, ils visent à décrire des processus internes au service informatique (planification de projets, gestion des demandes de changements...) et à formaliser leur mise en oeuvre au travers de workflows. "Au contraire des outils de gestion des biens et des changements, Mercury IT Gouvernance Center corrèle les demandes, les budgets, ainsi que les ressources humaines disponibles", complète Hervé Dhelin.

La gouvernance informatique a toujours été présentée comme un concept ciblant les grands comptes. Et il est vrai que les problèmes qu'elle soulève sont plus critiques lorsque les projets sont si nombreux qu'ils risquent d'être redondants. Mais on l'a vu, ses objectifs sont universels. "Dans une PME, la proximité des décideurs facilite la gouvernance, les ambitions devront juste être proportionnées aux moyens, à la taille et à la maturité de l'entreprise", estime Renaud Phelizon (photo), chargé de mission au Club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref). La proximité est aussi celle des utilisateurs, dont le mécontentement remonte bien plus rapidement !

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