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MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

Internet sur fibre optique : le match France Télécom contre Free

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 10/10/2006 - indexel.net
 

Vivement des connexions internet à 100 Mbits/s dans nos salons ! La comparaison entre les projets de France Télécom et de Free est riche d'enseignements.

 

C'est désormais une certitude, les accès internet résidentiels à très haut débit passeront par la fibre optique. Les vitesses promises excèdent largement celles de l'ADSL 2+ (qui monte jusqu'à 25 Mbits/s) et atteignent celles que promettait le VDSL 2 (soit 100 Mbit/s symétrique), mais dont les contraintes ont été jugées trop lourdes par les opérateurs. A moyen terme, la France pourrait ainsi rattraper un pays comme le Japon où les acteurs, NTT en tête, proposent depuis plusieurs années (2002) des connexions sur fibre à 100 Mbits/s. Fin mars 2006, plus de cinq millions de foyers nippons étaient déjà équipés.

 

Dans l'Hexagone, en attendant la probable réaction de Neuf Télécom, se dessine un match entre France Télécom et Free Télécom, qui adoptent des stratégies et des technologies différentes. Les particuliers constituent la cible principale mais nul doute que de nombreuses TPE et PME se montreront intéressées. En tout cas, ces nouvelles offres pourraient démocratiser la fibre optique pour les entreprises, encore chère. D'ailleurs, Free n'exclut pas d'attaquer explicitement le marché des entreprises, ce qu'il n'a encore jamais fait avec l'ADSL.

 

1. Stratégie de déploiement : Free plus ambitieux

 

En juin dernier, France Télécom a lancé une expérience pilote auprès d'une centaine de clients répartis dans six arrondissements parisiens et cinq villes des Haut-de-Seine. L'opérateur ne précise pas les suites qui seront données, même s'il laisse entendre qu'il y en aura. Gilles Coullon (photo), directeur technique du projet très haut débit chez France Télécom, évoque toutefois les principales difficultés : "comme pour le projet pilote, nous essaierons de faire passer la fibre par les conduits existants, conçus pour la paire de cuivre, du moins lorsqu'il y a encore de la place, ce qui n'est pas toujours le cas. Il faut alors creuser des tranchées. De plus, pour chaque immeuble, il faut demander l'autorisation au syndic de copropriété, ce qui prend généralement beaucoup de temps".  

 

Pour sa part, Free n'a encore raccordé aucun abonné en fibre mais vient d'annoncer un plan très ambitieux visant à rendre possible la connexion de quatre millions de foyers, l'objectif étant que 700 000 le fassent effectivement. "Nous ne partons pas de zéro car nous avons déjà déployé 2 500 kilomètres de fibre pour collecter notre trafic DSL. Il y aura du génie civil pour atteindre les abonnés mais plutôt que de creuser des tranchées, nous passerons par les égouts, en tout cas dans les zones dont nous avons annoncé la couverture", précise Michaël Boukobza, directeur général de Free, qui ne nie pas les difficultés : "elles existent, c'est pourquoi nous nous sommes donné un délai de six ans mais les premiers clients seront raccordés dès le premier semestre 2007". Free annonce aussi que cette future infrastructure sera ouverte à tout opérateur qui en fera la demande.

 

2. Technologie et débits : une comparaison encore difficile

 

Les deux opérateurs ont opté pour le FTTH (Fiber To The Home), acronyme qui désigne en réalité une technologie très générique. Sur cette base, le projet pilote de France Télécom repose sur la technologie GPON (Gigabit Passive Optical Network) dont il faut surtout retenir qu'elle permet de partager un débit allant de 1,2 à 2,5 Gbit/s par groupe de 64 fibres (donc en pratique, 64 abonnés). Dans le cadre du projet pilote, chacun des clients bénéficie d'un débit symétrique de 100 Mbits/s.

 

Pour sa part, Free a opté pour une technologie point à point qui délivre à chaque foyer, un débit non plus partagé mais dédié. Toutefois, ce débit sera d'abord limité à 50 Mbits/s. Qui plus est, il ne sera pas forcément symétrique. "Nous n'avons pas encore précisé ce détail", signale Michaël Boukobza (photo). Ces technologies ne sont toutefois pas figées. "Le mode point à point permettra plus facilement que le GPON d'évoluer vers des débits supérieurs", affirme Michaël Boukobza. Quand à Gilles Coullon (FT), il précise que le GPON sera, à terme, "remplacé par d'autres technologies plus performantes".

 

3. Tarifs : Free met la fibre au prix de l'ADSL

 

Free a annoncé la couleur : les premiers abonnés à la fibre seront des clients dégroupés pour lesquels la migration sera offerte. Le prix restera donc constant, soit 29,90 euros par mois. Un effort énorme dans la mesure où Michaël Boukobza admet que l'investissement sera d'environ 1 500 euros par abonné, pour les 700 000 foyers connectés d'ici 2012. Quant à la centaine de clients déjà reliés par France Télécom, ils payent actuellement 70 euros par mois. Si Free concrétise ses plans, nul doute que France Télécom devra baisser ses tarifs de moitié.

 

 
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