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MANAGEMENT

Le mode SaaS, une bonne réponse à la crise ?

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Par Françoise Payen le 13/01/2009 - indexel.net
 
Informaticien.travaillant.sur.un.serveur.illustrant.le.SaaS

Souple, modulable et réversible, la location d'applications hébergées présente des avantages décisifs par rapport au modèle classique de licences, surtout lorsque le contexte économique est tendu.

 

La crise atteint aujourd'hui les processus de décision des entreprises, lesquelles sont souvent amenées à suspendre ou à différer des décisions lourdes d'investissement. Elle oriente ainsi naturellement les sociétés, dont les dépenses informatiques peuvent être concernés, vers le mode SaaS (Software as a Service). Commercialisé selon une formule de type abonnement, ce dernier constitue à l'évidence un moyen efficace d'accéder plus vite à de nouvelles applications, à moindre coût et sans bousculer l'infrastructure en place. Le SaaS bénéficie ainsi depuis deux ans d'un large succès avec une croissance de l'ordre de 25 % par an qui devrait rester supérieure à 20 % jusqu'en 2011.Le modèle se généralisera-t-il pour autant à terme ?

Investir sans trop débourser

Thierry Mileo"La crise fait regarder les solutions externalisées parce qu'elles représentent moins d'immobilisations et plus de flexibilité", remarquait Thierry Mileo (photo), vice-président d'Atos Origin, en charge du marché télécoms, s'exprimant, mi-décembre, sur "La révolution SaaS", lors de la conférence Télécoms 2008. "Le SaaS permet de lancer un service sans avoir à supporter l'investissement de départ, souvent lourd. Il revient pour l'entreprise à limiter les Capex (immobilisations) pour arbitrer en faveur d'autres investissements plus importants, car situés au coeur de ses métiers", complète-t-il. Avec le SaaS, l'utilisation de l'application est financée par une augmentation des dépenses de fonctionnement (OPEX), soit un financement mieux réparti dans le temps, plus maîtrisable et plus sûr dans une période où le crédit peut, lui aussi, devenir plus aléatoire.

Un engagement minimum

Le SaaS a en outre la faculté d'être facilement réversible sans conséquences financières lourdes. Il permet de renoncer à une application sans gros dommages. Les processus et structures de l'entreprise seront moins impactés par l'interruption du déploiement d'une application, s'il s'avère que celle-ci est inadaptée à l'entreprise ou qu'elle n'est plus d'actualité. Le SaaS peut aussi être abordé comme "un mode d'entrée dans une solution qui, si elle donne satisfaction, sera ré-internalisée assez rapidement", selon la formule "Try & Buy" évoquée par Roland Mor, pdg d'APP-Line, éditeur spécialisé dans les solutions de centres de contact client, présent avec une offre SaaS depuis 2006. La crainte d'un échec ou de dysfonctionnements est alors écartée.

Des applications automatiquement mises à niveau

Roland MorParce que l'effort financier qu'il représente est limité au départ, au moment où les incertitudes sont les plus fortes, le mode SaaS peut conduire des entreprises, notamment des PME, à s'équiper de certaines applications peut-être plus rapidement qu'elles ne l'auraient fait autrement. "D'autant qu'en période de crise, on accélère souvent les investissements pour développer sa compétitivité, pour être plus agressif commercialement et gagner des parts de marché", affirme Roland Mor (photo). La réactivité devient donc essentielle. Le temps de déploiement de la solution, plus rapide, ainsi que la modularité (scalability), qui consiste dans la capacité à faire évoluer très vite une installation dans un sens ou dans un autre, en l'adaptant aux changements de dimension de l'entreprise pour réagir à une opportunité nouvelle, militent aussi en faveur du SaaS. "Le mode hébergé inclut la maintenance et la prise en compte permanente des évolutions logicielles qui font que l'entreprise bénéficie toujours d'une utilisation optimisée de sa solution", estime Thierry Mileo.

Les ressources humaines de l'entreprise moins "bousculées"

"Le SaaS diminue l'ensemble des coûts auxquels est confronté n'importe quel DSI dans les années qui suivent la mise en place d'un progiciel", indique Thierry Mileo, soulevant la question de l'adaptation des ressources en interne. Pas toujours évident, en effet, surtout pour une PME, de disposer des bonnes compétences au bon moment lorsque l'on veut équiper son entreprise d'une nouvelle solution. Roland Mor ne voit pourtant pas forcément le Saas s'imposer de manière absolue : "Je ne m'attends pas à une domination massive de ce mode d'utilisation des logiciels dans les deux à trois années à venir ". Selon lui, la proportion de logiciels utilisés selon cette approche atteindra peut-être à terme 40 %. Aujourd'hui, note-t-il, une forte proportion de clients (70 %) qui ont opté pour cette approche "ré-internalisent" par la suite. L'évolution des coûts respectifs des deux approches sera sûrement déterminante.

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