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MANAGEMENT

Le tertiaire, un secteur d'activité porteur pour les travailleurs handicapés

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Par Sébastien Chauveau le 03/05/2006 - indexel.net
 

Ce sont dans les filières de la bureautique et de l'informatique que les travailleurs handicapés sont les plus faciles à intégrer. La loi devrait à présent motiver leur emploi. Des textes aux aides, petit rappel.

 

Plus de 90 % des entreprises qui ont recruté du personnel handicapé en sont pleinement satisfaites. Elles soulignent son rôle positif vis-à-vis des équipes et apprécient sa reconnaissance puisque l'essentiel des travailleurs handicapés font carrière là où ils ont été embauchés pour la première fois. Voilà quelques constats qui devraient inciter, notamment dans les secteurs de la bureautique et de l'informatique, à l'insertion des personnels handicapés. Surtout que ce sont dans ces filières qu'ils sont le plus facile à intégrer. Mais il y a aussi la nouvelle loi (n° 2005-102) du 11 février 2005. Basée sur l'égalité des droits et des chances, elle devrait en effet contraindre les entreprises les plus récalcitrantes à rentrer dans le rang d'ici à trois ans.

 

Une législation plus sévère depuis février 2005

 

Si l'ancienne loi (n° 87-517) du 10 juillet 1987, relative à l'emploi des travailleurs handicapés, était relativement conciliante, celle de février 2005 est nettement plus drastique. Si le taux d'emplois réservés aux invalides est toujours de 6 % de la masse salariale, dorénavant, il n'est plus question que ce soit la lourdeur de l'infirmité qui serve d'unité de calcul, mais le handicapé lui-même. Autrement dit, un emploi réservé compte désormais pour un et un seul emploi, et non plus pour quatre ou cinq comme cela pouvait être le cas autrefois. La loi de février 2005 a aussi élargi le champ de l'invalidité. Plus exactement, l'article L323-3 du code du travail prévoit que l'employé invalide n'est plus nécessairement un déficient visuel, un malentendant ou un infirme moteur cérébral. Mais qu'il peut également être aussi bien un malade de longue durée qu'une veuve, un orphelin ou un invalide militaire ou de guerre, voire un simple bénéficiaire d'une pension pour adulte handicapé.

 

Enfin, en même temps que la législation sur l'emploi des travailleurs handicapés a été revue, la contribution pour son non-respect a été repensée. Ainsi, hormis quelques secteurs d'activité bien définis, comme ceux des transports ou du bâtiment par exemple, le niveau de contribution est maintenant établi à partir du nombre total des salariés de l'entreprise. Et non plus, comme avant, en y soustrayant certains postes. En clair, une entreprise qui compte 100 salariés est, aujourd'hui, assujettie sur la base de 100 salariés. Quant à la taxe elle-même, elle est devenue plus dissuasive. Elle est passée à 400 fois le Smic horaire par poste manquant pour une entreprise de 20 à 200 salariés et à 500 fois pour une de 200 à 749 salariés. Pour atteindre 1 500 fois le Smic horaire pour les retardataires.

 

De nombreuses aides pour favoriser l'insertion

 

Néanmoins, l'emploi d'un ou plusieurs travailleurs handicapés dépend de la volonté humaine avant d'être une simple application des textes législatifs. Surtout dans la bureautique et dans l'informatique, où les aménagements de postes sont faciles. Tout y est adaptable, du matériel en passant par les logiciels ou encore le mobilier de bureau, pour peu que l'employeur se tourne vers l'association pour l'emploi des personnes handicapées (Agefiph) et son arsenal d'aides techniques. "Il y a d'abord la prime à l'insertion, de 1 600 euros par personne embauchée, qui revient à l'entreprise comme récompense pour son effort d'intégration", commente Laskine Emouengue, de l'Agefiph des Pays-de-la-Loire. Il y a ensuite un certain nombre de mesures, une vingtaine en tout, qui sont concentrées dans un programme d'intervention dont le but est de favoriser l'insertion des personnels handicapés en milieu ordinaire. "Nous intervenons, par le biais de subventions, aussi bien en préparation à l'emploi qu'au niveau de l'accès aux postes de travail ou au maintien dans l'entreprise des personnels devenus invalides", précise Laskine Emouengue.

 

Les aides de l'Agefiph sont également pratiques. L'association met notamment - gratuitement - à la disposition des entreprises désireuses de recruter des travailleurs handicapés des opérateurs spécialisés tels que Cap emploi, qui agit un peu comme un bureau de recrutement, ou le Sameth (Service d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés), qui fonctionne en quelque sorte comme un cabinet d'ergonomes.

 

 
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