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MANAGEMENT

Les nouveaux défis de la DSI

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 14/03/2012 - indexel.net
 
Nouveaux-defis-DSI

Dialogue avec les métiers, services, cloud computing, consumérisation de l’IT ou réseaux sociaux d’entreprise : autant de nouveaux défis pour la DSI. En filigrane : baisse des coûts et intégration de la génération Y.

 

1. Améliorer le dialogue avec les métiers

La difficulté du dialogue entre la DSI et les directions générale, financière et métier est un sujet plus que jamais d'actualité. "En perpétuel changement et peu industrialisée, l'informatique reste vue comme une boîte noire source de coûts", affirme Benoît Darde, directeur d'activité au sein de la practice gouvernance SI de Solucom. En 2012, cette incompréhension devient un sujet critique car les budgets sont contraints. "La DSI doit aider à arbitrer les dépenses IT en démontrant un impact clair sur le métier", estime Benoît Darde.

2. Évoluer vers un modèle orienté services pour justifier les coûts

Benoît Darde

L'évolution de la DSI vers un modèle orienté services offre à la fois un outil de dialogue avec les métiers et de maîtrise des coûts. "La DSI doit passer d'un pilotage budgétaire à un vrai pilotage économique de services", affirme Benoît Darde (photo). Autrement dit, elle doit délivrer aux métiers des services dont le coût sera précisément chiffré. "Il s'agit de s'assurer que la refacturation couvre bien les dépenses, en décortiquant les budgets matériel, logiciel ou maintenance, pour les mettre en correspondance avec chaque service rendu", précise Benoît Darde. Cette démarche permet de montrer ce qui est faisable en termes d'économies. "Elle permet également d'expliquer que pour réaliser ces économies, il faut d'abord investir dans des projets de transformation", conclut Benoît Darde.

3. Jouer un rôle moteur dans le processus d'innovation

La DSI doit davantage se positionner dans le processus d'innovation. "Le numérique accélère cette tendance, par exemple en favorisant la coproduction avec des fournisseurs et des clients", explique Florence DietschFlorence Dietsch (photo), consultante chez Neoxia. La DSI doit alors gérer l'impact sur la sécurité et sur le système d'information. Mais au-delà de ces tâches traditionnelles, elle a aussi un rôle à jouer dans l'évolution des modèles économiques et dans le partage de la valeur. "Il s'agit par exemple de récompenser des experts externes sollicités par l'entreprise via un site web pour résoudre des problèmes", ajoute Florence Dietsch.

4. Fluidifier l'information et capitaliser sur les savoir-faire

"Les réseaux sociaux d'entreprises, ou RSE, vont réussir là où le collaboratif des années 2000 a partiellement échoué. En étant moteurs, les DSI peuvent redorer leur blason", affirme Bernard Chartier, directeur associé chez CSC. Cette évolution correspond à celle de l'entreprise : le pouvoir n'est plus dans la détention d'information mais dans son partage. L'idée n'est pas nouvelle mais les structures hiérarchisées sans dialogue entre les services continuent à exister. "Le RSE améliore la capitalisation des savoir-faire, fluidifie les échanges d'informations et permet de créer une culture d'entreprise, ainsi qu'un lien social entre les collaborateurs, voire avec les clients", affirme Florence Dietsch. En prime, le RSE participe au processus de séduction des nouveaux talents issus de la génération Y. "De nombreuses entreprises ont réalisé un cadrage en 2011 et passent à l'acte en 2012", constate Bernard Chartier. (Lire également notre dossier Réseaux sociaux professionnels).

5. Accompagner la consumérisation de l'IT

Les technologies grand public vont envahir l'entreprise. On pense aux smartphones et autres tablettes numériques mais aussi aux logiciels, notamment dans les domaines du vocal et du multicanal. "Ce phénomène véhicule des enjeux de baisse de coût, de créativité, d'innovation et de productivité des utilisateurs, qui gagneront en autonomie et en responsabilité", explique Bernard Chartier, qui considère en outre que cette consumérisation va être à l'origine d'une ère post-PC. Le PC va en effet ressembler de plus en plus à une tablette électronique, ou prendre la forme d'une tablette qui s'insérera dans une station d'accueil. La pression vient d'abord des commerciaux, des cadres supérieurs et de la génération Y. La DSI se doit d'accompagner, voire de favoriser le mouvement. "Elle y parviendra en gagnant en flexibilité, afin d'inciter les gens à utiliser ces outils et de les intégrer dans le système d'information de l'entreprise", considère Florence Dietsch. (Lire aussi : Huit points clés pour intégrer les tablettes dans le système d'information)

6. Mobilité : identifier les bons cas d'usage et assurer la sécurité

Bernard Chartier

Liée au phénomène de consumérisation, la mobilité fait l'objet en 2012 de vastes déploiements. Selon Bernard Chartier (photo), le premier obstacle concerne les usages : "La DSI devra choisir les populations et trouver avec elles les bons cas d'usage, plutôt que de parler de technologies." Qui dit mobilité dit également problématique de sécurité, accentuée en cas de démarche "Bring your own device" (lire notre article : Six questions sur le phénomène BYOD). "Il faudra rédiger des arbitrages en mettant en balance les risques et le coût de la sécurité. Celle-ci reposera qu'on le veuille ou non sur les utilisateurs", estime Bernard Chartier. La DSI devra aussi apprendre à respecter les données privées des utilisateurs, alors même qu'elles sont mixées avec les données professionnelles (notre article : Le correspondant informatique et libertés protège nos données personnelles).

7. Urbanisation et développement : vers un changement de paradigme

Mobilité, réseaux sociaux d'entreprises, écrans tactiles et consumérisation vont transformer l'architecture des systèmes d'information, aujourd'hui trop monolithique pour absorber ces tendances. "Les DSI vont devoir faire évoluer le système d'information vers une multitude de petites applications que chaque utilisateur pourra télécharger sur un app store et assembler sur son terminal", prédit Bernard Chartier. Elles seront développées par des petites équipes avec des cycles courts et des mises à jour fréquentes.

8. Se préparer au cloud computing

Synonyme de réduction des coûts et d'agilité, le Cloud Computing apporte également son lot de bouleversements. La DSI se posera en rôle d'arbitre, de conseiller et d'intégrateur, en particulier lorsque les métiers opteront eux-mêmes pour des services SaaS. Dans le cadre de cloud de type infrastructure, elle verra ses tâches d'exploitation s'alléger et devra réorienter ses ressources vers le dialogue avec les métiers et l'architecture du système d'information. De plus, elle prendra en charge la gestion des contrats, qui comprend des dimensions techniques, réglementaires et juridiques.

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