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MANAGEMENT

Les priorités des DSI pour passer 2009

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Par Alain Bastide le 24/03/2009 - indexel.net
 
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Trois responsables informatiques témoignent de leur stratégie pour 2009 et des moyens mis en œuvre. Au programme : réduction des coûts, logiciels libres, virtualisation et ToIP.

 

L'année 2008 est dans le rétroviseur et 2009 déjà largement entamée... comme les budgets des DSI. Dans un contexte économique difficile, nous avons voulu comprendre quelles sont les priorités des responsables informatiques. La crise aura-t-elle un lourd impact sur leurs projets et leurs investissements ? Devront-ils arbitrer entre différents projets ? Décryptage avec trois DSI représentatifs.

1. Réduire les coûts

Première bonne nouvelle : malgré la crise, 84% des responsables informatiques gardent le moral (notre article). L'informatique est un rouage essentiel de l'entreprise, leur poste n'est donc pas en jeu. En revanche, le budget informatique est souvent gelé ou ne permet plus de financer l'ensemble des projets initiés les années précédentes. "Étant donné la conjoncture particulièrement difficile dans le secteur automobile - pour ne pas dire catastrophique - mon seul objectif pour 2009 est de réduire les coûts ! Je vais donc renégocier les différents contrats de maintenance que nous avons souscrits", confirme Tony Galmiche, responsable informatique de Plastigray, une PMI de 180 personnes spécialisée dans l'injection de pièces plastiques.

2. Renégocier les contrats des fournisseurs

Il va donc falloir réduire la voilure, c'est-à-dire arbitrer entre plusieurs projets. Un arbitrage qui pourrait se traduire par une baisse des effectifs. L'APEC estime que 30 à 40 % des effectifs informatiques des entreprises pourraient varier à partir du second semestre 2009. Pour éviter le pire, les trois DSI que nous avons interrogés comptent négocier avec leurs fournisseurs, consolider leur architecture en recourant à la virtualisation et faire appel plus largement aux outils open source.

De son côté, le responsable informatique de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Meurthe-et-Moselle compte "externaliser certaines fonctions du système d'information pour serrer encore un peu plus mon budget et dégager des économies", explique Stéphane Roinard (photo).

3. Consolider l'infrastructure

La virtualisation côté serveurs sera une tendance lourde en 2009. D'une part, "parce qu'elle permet de réduire le coût de maintenance du matériel", explique Tony Galmiche. "La virtualisation nous a permis de baisser les coûts de plus de 50 %", illustre Eric Swiniarski, architecte technique à la Socram (lire son retour d'expérience).

"En simplifiant les infrastructures et en assouplissant les conditions de mise en œuvre des serveurs, on réduit les coûts d'exploitation de manière conséquente", explique Éric Poisse (photo), responsable informatique de Cermex, une PMI de 550 salariés spécialisée dans la fabrication de machines d'emballage. "Outre une plus grande agilité, la virtualisation facilite la mise en œuvre des plans de reprise d'activité (PRA)", ajoute-t-il.

4. Prolonger la durée de vie des postes de travail

La recherche d'une plus grande efficacité du système d'information va également se traduire par la migration des applications métier client-serveur vers des applications web 2.0. "Cette architecture réduit les coûts de maintenance et de déploiement des postes clients sans frustrer les utilisateurs", explique Tony Galmiche. Elle permet en effet de prolonger la durée de vie des postes de travail car un navigateur suffit pour exécuter l'application. Paradoxalement, la virtualisation des postes de travail (VDI) ne séduit pas encore. "Nous manquons de retours d'expérience plus conséquents pour déterminer les avantages réels de cette technologie", explique Éric Poisse.

Les entreprises préfèrent donc pour l'instant l'alternative open source. Plastigray a par exemple déployé des terminaux Linux équipés d'OpenOffice.org pour allonger la durée d'utilisation du matériel. "Nous allons continuer dans cette voie sans hésitation", indique Tony Galmiche (photo). Pourquoi Linux ? "Windows Vista coûte trop cher et demande trop de ressources, ce qui implique de renouveler le matériel. Lorsque je discute avec mes homologues, ils attendent tous la sortie de Windows 7 ou envisagent de passer à Linux", constate le DSI.

5. Optimiser les communications avec la téléphonie IP (ToIP)

La CCI de Meurthe-et-Moselle revoit toute la partie téléphonique opérateur. Comparées aux grandes entreprises, les PME et les petites structures institutionnelles sont en retard sur ce dossier. Près de 42 % des grandes entreprises ont un projet en cours contre à peine 27 % des PME. Mais, à l'image de la Compagnie du Mont-Blanc et des Vignerons d'Epernay, elles devraient se rattraper en 2009. De nombreux outils sont en effet arrivés à maturité en 2008. Cermex "déploiera une solution de softphone comme Skype", indique Eric Poisse.

La CCI de Meurthe-et-Moselle préfère quant à elle le logiciel libre Asterisk pour interconnecter ses différents IPBX. "Nous avons trois mots-clés à l'esprit : standard, exportable, et mutualisable. Cela nous amène à favoriser les solutions open source", explique Stéphane Roinard. Plastigray n'a pas encore fait son choix mais s'intéressera également à ce dossier en 2009 pour "réduire le coût de toutes les communications : téléphonie fixe, mobile, et réseau inter-sites", détaille Tony Galmiche.

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