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MANAGEMENT

"Near shore" en province, un nouveau mode de travail

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Par Lala Moulay le 26/10/2005 - indexel.net
 

À la recherche de compétitivité, les grandes SSII regroupent leurs activités par spécialités et se structurent en "centres de compétences", partout en France. Informaticiens, employeurs, clients... tout le monde y gagne.

 

"Pour les SSII, le développement d'un projet informatique repose aujourd'ui sur des centres de compétence - usines logicielles, unités de tierce maintenance applicative, centres de tests - à la géographie éclatée", explique Richard Peynot, analyste senior au sein du cabinet d'études Forrester Research. Ces centres sont les éléments d'un puzzle centralisé pour le "Front Office" situé à Paris ou dans la ville du client. Le "Back Office" est quant à lui assuré pour des raisons économiques dans des pays "offshore" (Inde, Chine) ou "near shore" (Espagne, Irlande, Pologne). Un "near shore" qui se développe aussi de plus en plus dans des centres de services, situés en France et en province. Cap Gemini fait ainsi développer pour un client la partie SAP à Toulouse et l'aspect "nouvelles technologies" à Paris.

 

À chaque ville sa spécialité

 

Atos Origin dispose de neuf centres de services en France qui emploient 2 500 salariés sur un effectif de 13 000 personnes dans l'hexagone. Même logique pour Cap Gemini, doté de huit centres "near shore" dans lesquels opèrent 1 000 informaticiens, sur un effectif total de 18 660 personnes en France. A Nantes, une unité a même été créée pour mettre au point le logiciel Mosaïque de vente de billets aux guichets de la SNCF puis transformée en centre de tierce maintenance applicative.

 

"Chez nous, les informaticiens sont regroupés en cellules de travail : une pour étudier le projet, une pour la conception, une autre enfin pour le contrôle final. Tous les centres de services sont organisés à l'identique, on peut passer de Bordeaux à Sophia-Antipolis sans dépaysement, et le personnel acquiert un savoir-faire reconnu dans le monde entier", détaille Pascal Villemonteix (photo), directeur de l'offre TMA d'Atos Origin. C'est une nouvelle manière de travailler pour les informaticiens. "Les SSII ont industrialisé leurs métiers, mutualisé les coûts, les ressources et les infrastructures", estime Richard Peynot.

 

Comme à l'usine !

 

"Chez Cap Gemini, nous avons de véritables usines logicielles qui disposent d'une architecture virtualisée pour simuler au choix Windows, Linux ou Unix. Nos procédures de gestion de configurations sont standardisées et nos règles d'architectures centralisées, ce qui nous permet de réaliser des économies d'échelle en termes de pilotage des opérations et de travailler sur des dizaines de projets en même temps. Ainsi, 80 % de nos contrats dépassent les 500000 euros", précise Vincent Lacroix (photo), directeur du programme industrialisation.

 

Atos revendique pour sa part des projets moyens qui occupent une centaine de personnes et un contrat de grande envergure : la gestion du parc applicatif de Renault dans le monde entier, soit 400 personnes en "Front Office" et 600 en "Back Office". Cette industrialisation des processus de production permet, au final, de réduire les délais pour des clients de plus en plus pressés de voir aboutir leurs projets. Pour beaucoup d'informaticiens, le "near shore" en province, c'est l'occasion de revenir dans sa ville d'origine ou de se mettre au vert. Pour les SSII, c'est une économie sur le prix de l'immobilier et une réduction de 10 à 20% par rapport aux salaires parisiens. Le client, par rapport à l'offshore "lointain", y gagne en rapidité et en efficacité avec une meilleure communication et une compréhension de son métier.

 

Des informaticiens moins indépendants mais mieux encadrés

 

Autre atout, "même si on note une certaine perte d'indépendance des informaticiens, cela se fait au profit de conditions de travail, avec des moyens structurés et des méthodes professionnelles", estime Richard Peynot (photo). Vincent Lacroix insiste quant à lui sur la part d'initiation : "Pour un débutant, c'est un moyen d'apprendre plus vite son métier, de ne pas être parfois perdu seul chez le client, d'être encadré, avec des règles, un environnement commun de travail. C'est très formateur !" Cap Gemini augmente chaque année de 10% ses effectifs dans ses centres de services "near shore" dans l'hexagone tandis que pour Atos Origin la croissance est plus importante : de 15 à 20 %. La SSII prévoit notamment l'embauche de 300 personnes d'ici à la fin 2007 à Bordeaux dans son centre spécialisé sur SAP. Les informaticiens recrutés sont des chefs de projets, des architectes ou des programmeurs, à tous les niveaux d'expérience.

 

 
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