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MANAGEMENT

Plans sociaux : les cellules de reclassement sont-elles efficaces ?

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Par Eric Delon le 20/02/2008 - indexel.net
 
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Les cellules de reclassement mises en place à l'occasion de plans sociaux remplissent-elles véritablement leur mission ?

 

Les textes sont sans ambiguïté : les entreprises ou établissements occupant un certain effectif de salariés sont dans l'obligation de proposer un congé de reclassement à chaque employé dont le licenciement pour motif économique est envisagé. Celui-ci peut ainsi bénéficier de prestations d'une cellule d'accompagnement et, le cas échéant, suivre des actions de formation ou faire valider les acquis de son expérience (ou engager les démarches en ce sens). Concrètement, le salarié a huit jours pour faire connaître sa réponse. S'il accepte, il conserve son statut. Les actions réalisées dans le cadre de ce congé sont financées par l'employeur.

 

Tenir compte de la réalité du marché de l'emploi

 

Le congé de reclassement est d'une durée comprise entre quatre et neuf mois. Pendant le congé, la cellule d'accompagnement assure le suivi individualisé et régulier du salarié dans ses démarches de recherche d'emploi. "Ces cellules n'ont pas une obligation de résultats mais de moyens afin de tenir compte de la réalité d'un marché de l'emploi local, plus ou moins dynamique", précise Michel de la Force, président du SNEPSSI (Syndicat national de l'encadrement des professions des sociétés de services informatiques, affilié à la CFE-CGC).

 

 De manière générale, l'entreprise qui licencie devant financer le reclassement, il revient à cette dernière de choisir son prestataire (le plus souvent suite à un appel d'offres). Bilan de compétences du salarié, aide à l'élaboration d'un nouveau plan de carrière ou d'un projet d'entreprise, ateliers de recherche d'emploi, mise à la disposition de réseaux : les outils habituellement proposés par ces cellules couvrent un large spectre afin de favoriser un nouveau départ professionnel.

 

Le nombre de volontaires dépasse souvent les prévisions

 

"Le suivi dure au minimum six mois. Selon le contrat signé avec la société qui licencie, il peut durer tant que le salarié n'a pas retrouvé d'emploi", précise Arielle Obadia (photo), consultante auprès du cabinet spécialisé BPI. "Dans le secteur informatique les salariés concernés, ont globalement pu rebondir assez favorablement", assure-t-elle, revendiquant, pour sa structure, un taux de reclassement de 75 % en moyenne au bout de six mois. "Les plans de volontariat sont monnaie courante dans ce secteur, poursuit Arielle Obadia. Bien souvent, le nombre des volontaires excède celui des départs requis. Il faut bien avouer que les grands groupes concernés (HP, IBM, Capgemini...) disposent de moyens financiers conséquents qu'ils n'hésitent pas à injecter dans les PSE afin de soigner leur image".

 

Un discours syndical plus nuancé

 

En la matière, le discours syndical se veut plus nuancé. Pour l'intersyndicale d'HP, par exemple, la qualité des consultants n'est "pas toujours linéaire". Un constat auquel adhère Michel de la Force. "Les cabinets d'outplacement sont très sollicités. Ils ne peuvent pas toujours proposer des consultants possédant l'expérience et la psychologie nécessaires pour gérer des situations délicates". Pour Hubert Macone, délégué CGT chez Unilog-Logica CMG (qui a connu deux plans de restructuration en 2003 et 2006), le prix élevé des cellules de reclassement serait sans doute bien mieux employé dans le financement, par exemple, de formations à de nouvelles technologies.

 

Valider les acquis de l'expérience

 

Quoi qu'il en soit, les facteurs de succès de ce type de structures reposent, soulignent les spécialistes en outplacement, d'une part sur la nécessité d'établir un jeu d'acteurs institutionnels stabilisé, d'autre part de choisir en concertation avec les organisations syndicales la société de reclassement qui animera la cellule et de déterminer la nature du cahier des charges qui s'impose aux prestataires.

 

"Tous les cas étudiés qui ont débouché sur des résultats supérieurs à la moyenne nationale en termes d'adhésion et de reclassement reposent sur une forte implication de l'acteur syndical", rappelle un spécialiste du sujet. Que ce soit pour inciter les salariés à adhérer à la cellule, ou pour favoriser le montage d'actions de formation grâce la connaissance plus  fine des profils professionnels des salariés concernés. Ou encore pour inciter les salariés à s'engager dans des démarches de type validation des acquis de l'expérience (VAE) en les sensibilisant aux enjeux de ces nouveaux droits.

 

 
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