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Rétrospective : l'année 2006 IT

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Par Frédéric Bordage le 03/01/2007 - indexel.net
 
Lci_retrospective_2006

2007 démarre sur les chapeaux de roues. L'occasion de faire un point sur les faits marquants de l'année qui vient de s'écouler pour mieux comprendre ce qui nous attend.

 

1. 2006, l'année Google

Google a bien commencé l'année 2006 en entrant dans le très convoité Top 10 des marques les plus connues sur la planète. L'éditeur du célèbre moteur de recherche s'est ensuite attaqué à Microsoft sur le poste client en lançant son Google Pack, un ensemble de logiciels bureautique, de communication, de sécurité, etc. destiné au marché grand public. Bien qu'il n'ait toujours pas présenté Google Drive (GDrive), l'éditeur a continué sur sa lancée afin de construire une suite bureautique en ligne autour de son webmail GMail indispensable pour accéder à tous ses services. Tout a commencé avec Calendar, suivi du rachat du traitement de texte en ligne Writely, du lancement de Google Spreadsheet (tableur en ligne), puis du tableur iRows et enfin de JotSpot, un spécialiste qui proposait une suite bureautique en ligne et bien plus encore. Comme Google vise le grand public, il a aussi lancé des applications plus "fun" comme Google Album, un concurrent de Flickr racheté par Yahoo, puis Google Video a été rapidement complété par le rachat à près de deux milliards de dollars de YouTube. S'il n'avait pas décidé d'offrir un petit bout de sa technologie d'indexation à ses concurrents, on en oublierait presque que Google a commencé par être un moteur de recherche. Car au final, Google rêve secrètement de ravir le poste utilisateur grand public et TPE à Microsoft grâce à l'ensemble de ses outils en ligne. A tel point qu'on a même cru un moment que l'entreprise allait se rapprocher d'Apple !

2. Ajax, nouvelle architecture des applications web

L'ensemble des outils lancés par Google (et bien d'autres concurrents talentueux), repose sur une nouvelle architecture applicative, Ajax (Asynchronous JavaScript and XML) qui permet d'interroger différentes sources de données en même temps, provenant de différentes entreprises, à partir d'une seule page web. Pour l'utilisateur final, cette nouveauté technique est complètement  transparente. La seule différence est qu'il n'a plus à rafraîchir la page constamment. La technologie Ajax est souvent confondue à avec l'approche de Dynamic HTML (DHTML) inventée par Netscape en 1999 et qui conjugue CSS, HTML, Javascript et le DOM (Document Object Model) pour rendre une interface web plus ergonomique (glisser-déposer, copier-coller, etc.). Les applications basées sur Ajax et DHTML - appelées aussi "Rich Internet Application" ou RIA - ont connu deux avancées majeures cette année : le support du mode déconnecté, et le début d'une standardisation autour d'OpenAjax. Une initiative lancée par IBM. Grâce à Ajax, Google, Microsoft, Yahoo et des jeunes pousses comme Goowy et Netvibes ont lancé une nouvelle forme de bureau virtuel en ligne. C'est notamment le cas de Live.com et Office Live de Microsoft qui amènent logiquement à se poser la question :  Microsoft croit-il toujours à Windows ?

3. Le monstre Windows Vista

L'adjectif n'est pas forcément excessif puisqu'après de nombreux reports et cinq ans d'attente, Microsoft a fini par lancer Windows Vista auprès des entreprises, fin novembre 2006. Les particuliers doivent encore patienter quelques jours (lacement grand public fin janvier 2007). On regrettera l'absence de WinFS qui était l'une des principales évolutions de fond de ce nouveau système d'exploitation. D'autant qu'à l'image de Dell, tout ceux qui ont testé Windows Vista confirment qu'il nécessite un PC dernier cri pour fonctionner : processeur dual-core haut de gamme, 2 Go de mémoire vive, une carte graphique à faire pâlir un "gamer", etc. La bête est tellement gourmande en ressources que Microsoft propose un logiciel pour vérifier que Windows Vista fonctionnera sur votre PC. Ce qui amène les entreprises à se poser de sérieuses questions avant de migrer. La plupart attendent au minimum le service pack 1 (SP1). Selon Forrester Research, l'adoption du nouvel OS s'échelonnera sur cinq ans. C'est qu'il n'est pas toujours aisé ou justifié de renouveler un parc de machines, juste pour installer un nouveau système d'exploitation. L'éditeur a cependant arrêté le support de Windows 98. Et celui de Windows 2000 est devenu payant alors que c'était encore l'une des versions les plus utilisées en entreprise fin 2005.

4. Client riche : l'alternative à Windows ?

Dans le monde de l'entreprise, Microsoft devra d'ailleurs aussi compter sur des alternatives très sérieuses d'Adobe, IBM et de la communauté open source. En effet, l'architecture client riche remplace peu à peu le web et le client-serveur pour offrir une plate-forme de développement d'applications de bureau vraiment portables. C'est le cas notamment d'Apollo d'Adobe, Eclipse RCP de la communauté Eclipse, etc. Les éditeurs de progiciels de gestion intégrés (PGI) migrent déjà massivement vers ces technologies. Ce qui permet à Adobe et IBM d'envisager le développement d'un bureau métier portable, connecté à internet, et complètement indépendant du système d'exploitation. C'est notamment le cas de la prochaine versions du client Lotus Notes que nous vous présenterons bientôt.

5. La fin du PC payant ?

Et si les PC étaient "donnés" par Google et Microsoft pour conserver leurs parts de marché et vendre des abonnements à leurs services en ligne ? De nombreuses annonces ont eu lieu en 2006 qui convergent dans ce sens. Dans le monde professionnel, les disque durs hybrides et les disques durs "flash" se multiplient tandis que la capacité des supports amovibles (SD Card, Compact Flash, etc.) ne cesse d'augmenter, atteignant 16 Go dès le mois d'octobre 2006. On voit même des initiatives telles que PortableApps.com et Framakey qui proposent d'emporter tout son "bureau" (logiciels et données) sur une clé USB, partout avec soi. Les ordinateurs coûtent de moins en moins cher. C'est le cas notamment de l'ordinateur à 100 dollars et du Linutop et de ses concurrents. De la à imaginer un "PC à 1 euro" fourni par Google ou Microsoft sur le modèle des opérateurs de téléphonie mobile, il n'y a qu'un pas.

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