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MANAGEMENT

Salaire des informaticiens : en progression mais peut mieux faire

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Par Lala Moulay le 14/06/2005 - indexel.net
 

Les employeurs jouent la carte des augmentations pour retenir les meilleurs éléments, mais le taux de démission augmente et les jeunes sont recrutés avec des salaires en baisse. Le point sur les évolutions des rémunérations et notre tableau comparatif.

 

Sans euphorie, les premiers mois de 2005 confirment la reprise des investissements dans le secteur informatique enregistrée l'an dernier. Après une hausse de + 4 % du chiffre d'affaires des logiciels et services en France en 2004, le syndicat professionnel Syntec Informatique pronostique une croissance comprise entre 4 à 6 %. Cette conjoncture favorable dynamise les rémunérations. Selon la dernière enquête semestrielle réalisée par Oberthur Consultants auprès de 39 000 informaticiens dans l'hexagone, les salaires des informaticiens en poste depuis plus d'un an ont augmenté en moyenne de 3,3 % en mars 2005 (+ 1 % comparé à mars 2004) alors que l'inflation sur un an est de 1,9 %. Mais on note une disparité selon les employeurs.

 

Les SSII à la traîne

 

Le personnel des entreprises utilisatrices, qui profite des hausses générales des rémunérations, enregistre un gain de 3,8 %. Il n'est que de 2,6 % dans les SSII qui souffrent encore de la pression sur les prix exercée par les clients. Les plus fortes augmentations concernent les postes stratégiques. On motive ceux qui dirigent les hommes et ceux qui maintiennent l'outil de production informatique, (+ 5 %). Les postes de direction sont plébiscités même dans les SSII, ainsi que dans le secteur Banque-Assurance où la hausse est de 6 % (presque un doublement, après + 3,2 % en mars 2004). Autres grands gagnants : les spécialistes réseaux et télécoms, responsables système et sécurité pour lesquels on note des progressions de salaires de 4 %. Autre bonne nouvelle : les postes touchés dans les SSII par les économies dues à la crise du secteur en 2002 et en 2003, avec des salaires stables ou en très légère croissance ces dernières années, retrouvent le sourire (+ 2,5 à + 3,8 %). Ainsi, les consultants et autres experts rattrapent leur retard. Et c'est l'éclaircie pour les commerciaux. Ils sont de nouveau augmentés et leur part variable qui avait fondu en temps de crise redevient significative.

 

La rémunération est devenue stratégique

 

Si on analyse dans son ensemble la politique salariale des entreprises, elle est gérée au mérite. "La rémunération est devenue stratégique. Elle s'inscrit dans une politique de long terme : il s'agit de fidéliser les salariés et de retenir les potentiels de haut niveau", explique Jean-Philippe Dominguez (photo), directeur général adjoint d'Oberthur Consultants. Les clients des SSII, notamment, sont de plus en plus exigeants. Pour augmenter la valeur ajoutée des prestations, les SSII doivent donc favoriser la stabilité et la qualification de leur personnel. Récompenser ceux qui sont indispensables à l'entreprise, tout en essayant de retenir les juniors de trois à quatre ans d'expérience (pour qu'ils n'aient pas la tentation de voler vers d'autres horizons). Un aspect essentiel alors que le taux de démission remonte : il était à 4 % en mars dernier (contre 2,8 en mars 2004). Il atteint même près de 7 % dans les SSII. Le Syntec Informatique prévoit d'ailleurs une création nette de 7 à 8 000 emplois cette année.

 

Dans cette perspective, constate sur le terrain Vincent Monnet, consultant au sein de la division informatique de Michael Page, "le recrutement des jeunes diplômés repart. Pour la 1re fois, depuis 4 ans, il n'y a jamais eu autant de demandes de la part des SSI, et des cabinets de conseil. Après avoir fait l'économie de ces postes ces dernières années, ils reconstituent leur effectif de juniors, ce qui permet de réduire le chômage dans cette catégorie". Des embauches mais avec des rémunérations en baisse, selon l'étude d'Oberthur Consultants : les informaticiens débutants, particulièrement dans les SSII, sont recrutés avec des salaires qui sont de 3 à 6 % moins importants qu'en mars 2004. Le 2e semestre devrait marquer une pause dans l'évolution des salaires. Alors que l'Insee a revu à la baisse sa prévision de croissance du PIB en France cette année à 1,5 %, selon Jean-Philippe Dominguez, "la prudence est de mise, il ne faut pas s'attendre à de nouvelles hausses avant 2006". Même tendance au niveau des embauches, indique Vincent Monnet, "la conjoncture rend les entreprises attentistes, il faudra attendre l'automne quand les employeurs auront fait leurs budgets,  pour avoir un début de visibilité sur les recrutements en 2006".

 

 

L'évolution des salaires des informaticiens de mars 2004 à mars 2005


Poste
Évolution des salaires
(Mars 2004 à Mars 2005)

Source Oberthur Consultants
Salaires à l'embauche
(K euros par an)

Source Michael Page
Direction (moyenne)
Direction
(SSII,
Banque-assurance)
+ 5,3 %

+ 6 %
90 à 150 K euros
Exploitation
+ 5,4 %   60 à 90 K euros
(Pour un responsable)
Développement
Internet/intranet
+ 5,3 % 25 à 35 K euros
Spécialiste
Réseaux/Télécoms
+ 4,3 % 45 K euros
Spécialiste Gestion
Réseau/Système
+ 4 % 40 à 50 K euros

Spécialiste
Sécurité

+ 4 % 35 à 60 K euros
Conseil + 3,8 % 40 à 55 K euros
Commerciaux + 3,3 % (Redémarrage des
augmentations)
40 K euros (junior) à
150 K euros (senior, dans
une grande structure)
Experts + 2,8 % 40 à 60 K euros
Consultants + 2,5 % 40 à 55 K euros
Débutants - 3 à - 6 % 30 à 35 K euros

                               

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