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MANAGEMENT

Salaires et recrutement : 2006 devrait être un bon cru

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Par Lala Moulay le 04/01/2006 - indexel.net
 

2005 a été une bonne année. Pour la première fois depuis trois ans, tous les informaticiens ont vu leur pouvoir d'achat progresser, avec des hausses de rémunération au-dessus de l'inflation. Après ces bonnes performances, l'optimisme est de rigueur.

 

En 2005, malgré une faible croissance économique, l'informatique a tiré son épingle du jeu. Preuve de cette bonne santé, le Syntec confirme ses prévisions, soit une croissance du secteur de 6 à 7 % sur l'année écoulée (contre + 4 % en 2004) et estime que la tendance va se confirmer en 2006, avec une progression attendue de 6 à 8 %. Les entreprises du secteur ont donc le moral, en particulier les SSII et les éditeurs de logiciels, qui ont fortement recruté avec 30 000 recrutements bruts dont 6 à 8 000 créations nettes d'emploi (chiffres Syntec).

 

"La demande principale concerne des spécialistes de SAP, de Java et de la sécurité", explique Vincent Monnet (photo), consultant au sein de la division informatique de Michael Page. Des postes sur lesquels il y a presque une pénurie, ce qui entraîne une forte progression des salaires. Cette année devrait être meilleure que 2005, les recrutements devraient se poursuivre sur ces profils, et aux côtés des gros recruteurs que sont les SSII et les éditeurs de logiciels, il y aura très certainement une reprise des embauches dans les sociétés utilisatrices également. "Toutefois, entre infogérance, outsourcing et off-shore, les entreprises externalisent de plus en plus la fonction informatique. Pour les embauches locales, elles misent essentiellement sur les postes à forte valeur ajoutée", précise Vincent Monnet.

 

On recherche des informaticiens polyvalents de plus en plus qualifiés

 

Aujourd'hui, face à a complexité croissante des systèmes d'information, l'informaticien se doit d'être plus qualifié, la majorité des recrutements concerne des Bac + 5, et comme le constate Jean-Philippe Dominguez (photo), directeur général adjoint du cabinet d'études Oberthur Consultants : "il ne doit ne pas être seulement un as en informatique, mais avoir également des compétences en gestion et en finance. Les postes d'opérateurs disparaissent, et les profils de chefs de projets, d'architectes et d'analystes sont de plus en plus recherchés". 

 

"La majorité des projets informatiques sont liés à la réduction des coûts. Il faut donc que les informaticiens aient une capacité à gérer ce type de chantiers. C'est également un plus s'ils connaissent sur le bout des doigts le métier de l'entreprise dans laquelle ils opèrent. Ainsi, dans la banque, on ne recrute plus aujourd'hui de techniciens purs, il faut aussi connaître le BA-ba du secteur bancaire", décrypte Vincent Monnet. Au niveau de l'ancienneté dans la profession, les 3 à 7 ans d'expérience sont très appréciés. Pour les jeunes diplômés, le moral est également au beau fixe, avec un bon niveau de recrutement notamment dans les SSII. Par ailleurs, après une baisse des salaires à l'embauche pour les débutants les années précédentes, la tendance s'est inversée en 2005 et cette bonne conjoncture devrait se poursuivre cette année. Pour analyser la courbe des salaires en 2005, selon la dernière étude d'Oberthur Consultants qui deux fois par an, passe en revue la rémunération de 40 000 informaticiens en France. C'est dans les sociétés utilisatrices, que l'on a enregistré encore l'an dernier, la plus forte progression (+ 4,6 %).

 

Pour la première fois depuis trois ans, les salaires dans les SSII dépassent l'inflation

 

Bonne nouvelle pour les salariés des SSII qui ont bien rattrapé leur retard (+ 3,9 %) : c'est la première fois depuis trois ans que leurs salaires repassent au-dessus de l'inflation. Et ils ne sont plus qu'à 0,7 % d'écart avec les informaticiens des entreprises utilisatrices contre 2 % en 2004. "Les informaticiens des SSII pourraient même connaître des hausses de salaires identiques à celles de leurs confrères cette année, voire les dépasser. Ce qui marquerait un retour à la normale après les années de crise. Car en période positive, ce sont toujours les SSII qui donnent le "La" au niveau des salaires", pronostique Jean-Philippe Dominguez. Dans les SSII, où les embauches sont en hausse, les taux de démission progressent également, preuve que la frilosité des informaticiens à changer d'employeur s'atténue. Le taux de démission s'y situe à 8,4 % (on atteint même les 10 % en Ile-de-France) contre seulement 1 % dans les entreprises utilisatrices.

 

Les plus fortes progressions de salaire concernent les dirigeants

 

Parmi les plus fortes hausses de salaires en 2005 - tous types d'entreprises confondues : SSII, entreprises utilisatrices, éditeurs de logiciels, etc. - Jean-Philippe Dominguez note qu'elles sont attribuées en priorité "aux dirigeants qui motivent les troupes" (+ 7,1%). Ce chiffre est même doublé dans les SSII (+ 14,3%). Viennent ensuite les spécialistes réseaux et télécoms (+ 6,2%), les postes d'organisation et de maîtrise d'ouvrage, preuve que les projets repartent (+ 4,4%). Enfin, pour stabiliser les effectifs, les entreprises ont fait du rattrapage l'an dernier sur la hot line, un poste peu valorisé (+ 4 ,1%). Et pour 2006, au vu des prévisions réalisées en fin d'année par les SSII, les augmentations de salaires devraient se poursuivre au même rythme. Ce qui prouve pour Jean-Philippe Dominguez que "les entreprises vont mieux, notamment les SSII, même si celles-ci subissent toujours une forte pression sur les prix".

 

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