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MANAGEMENT

Six bonnes raisons d'utiliser les mash-ups en entreprise

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Par Alain Bastide le 29/10/2008 - indexel.net
 
Lci_mashups_entreprise

Longtemps restées l'apanage des services du web 2.0, les applications composites séduisent peu à peu les entreprises.

 

Les applications composites - ou mash-ups en anglais - sont des logiciels construits en assemblant différents services web existants sans développement nouveau. Les services des applications métier de l'entreprise et de ses partenaires sont exposés à l'aide d'une interface de programmation standard (REST, SOAP, etc.). L'interface graphique utilisateur (GUI) repose quant à elle sur une architecture Ajax. Dans un mash-up, chaque zone d'un même écran dialogue donc indépendamment des autres comme dans une logique client-serveur. Mais ces interfaces sont encore rarement présentes dans l'entreprise. "Le grand défi des mash-ups d'entreprise est d'intégrer les applications existantes avec des interfaces SOAP, REST et RSS", constate  Olivier Picciotto, directeur général de la société de services Twinsoft. Pourtant, en dehors de cette difficulté technique, les entreprises auraient intérêt à adopter les applications composites pour au moins six raisons :

1. Répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs

Ce réassemblage des services dans une interface sur mesure permet de répondre finement aux besoins spécifiques de chaque catégorie d'utilisateurs. "C'est un formidable gain de productivité pour l'utilisateur qui n'a plus à jongler entre plusieurs fenêtres", estime Jérémy Chatard, directeur technique de Breek.

2. Réutiliser les applications existantes

Pour le service informatique, l'approche mash-up vise globalement à optimiser l'existant tout en réduisant les coûts d'intégration. Plutôt que de réécrire des applications vieillissantes, l'approche mash-up permet de les ouvrir pour les réassembler et les intégrer aisément dans le cadre d'un système d'information en perpétuelle évolution. Les mash-ups permettent donc de gagner du temps et de l'argent. "Nous avions besoin d'un outil pour accéder à nos applications de réservation existantes et qui puisse aussi les lier à nos autres applications. Cette approche nous a permis d'éviter un développement spécifique ou une réécriture de l'application qui aurait demandé de nombreux mois de travail", illustre Franck Havard, directeur des études du Club Méditerranée.

3. Pas de big-bang

Contrairement aux projets d'EAI qui nécessitaient une urbanisation complète du système d'information avant de pouvoir débuter (approche top-down), les applications composites privilégient une approche tactique (bottom-up) qui consiste à intégrer les services au fur et à mesure des besoins. "Cela permet alors de réduire les traditionnels cycles d'intégration orientés approche globale", constate Olivier Picciotto (photo).

4. Intégrer facilement les applications SaaS

C'est notamment vrai pour les applications en mode hébergé (SaaS) qui proposent toutes des API SOAP et REST publiques. "Plus l'entreprise s'appuie sur des applications SaaS assemblées au sein d'un mash-up, et plus elle réduit ses coûts d'évolution applicative puisqu'il est déporté chez l'hébergeur du service", note Jérémy Chatard. Dans l'absolu, l'entreprise a donc intérêt à s'appuyer sur un maximum d'applications hébergées et à les regrouper uniquement au niveau de l'interface utilisateur.

5. Mailler son système d'information avec celui de ses partenaires

Cette souplesse vaut aussi pour les applications des partenaires. Comme elles adhèrent peu au système d'information existant, les applications composites favorisent la création d'un "système ouvert et homogène où les applications des clients et fournisseurs viennent aisément interagir et compléter les données provenant des applicatifs d'une entreprise", constate Olivier Picciotto. "Les mash-ups permettent donc de profiter du contenu des partenaires dans une logique "User Generated Content". Mais aussi de "pousser" ses services à tous les niveaux de l'écosystème de l'entreprise", ajoute Jérémy Chatard.

6. Réutiliser les compétences internes

Dernier atout, et non des moindres, les applications composites découplent la notion de service fonctionnel des technologies sous-jacentes. En d'autres termes, l'entreprise et ses partenaires peuvent continuer à utiliser leurs compétences Cobol, C++, RPG et autres tant qu'ils exposent chaque partie de l'application composite sous la forme d'un service technologiquement neutre : interface REST ou SOAP. "Au final, les applications composites poussent l'entreprise à évoluer vers une architecture orientée services (SOA), mais progressivement et sans big-bang", conclut Jérémy Chatard (photo).

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