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MANAGEMENT
Valoriser ses actifs informatiques pour économiser
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Plus de 56 % des entreprises françaises ne connaissent pas la valeur de leur informatique. Elles font donc l'impasse sur d'importantes économies et sur l'amélioration de la productivité du système d'information. |
Les entreprises ont rarement une idée de la valeur ajoutée de leur informatique. C'est du moins le constat d'une étude menée par l'Insead pour le compte de l'éditeur Micro Focus. Les trois quart des directeurs des systèmes d'information (DSI) et des directeurs administratifs et financiers (DAF) interrogé estiment que l'informatique est critique pour la bonne marche de leur entreprise. Pourtant, plus de la moitié (56 %) ne connaissent pas la valeur de leurs ressources informatiques. Pire, un tiers des DSI et des DAF ne connaissent pas le montant de leurs dépenses en logiciels. "Si les entreprises ne connaissent pas le coût et la valeur de leurs actifs IT, elles ont un sérieux défi à relever pour décider des bons investissements informatiques pour évoluer !", remarque Stephen Kelly (photo), le PDG de Micro Focus.
Mener la chasse aux coûts cachés
"Il est tout aussi impératif d'évaluer correctement la valeur de ses actifs pour pouvoir mener une chasse efficace aux coûts cachés", souligne Jean-Pierre Bourlet, le PDG de Clarilog. Une valorisation correcte permet en effet d'optimiser sa taxe professionnelle, de réduire le coût de ses contrats de maintenance, de renégocier sa police d'assurance, d'éviter le gaspillage de consommables, etc. A plus long terme, un périmètre applicatif connu et correctement valorisé "aide à prendre les bonnes décisions concernant les investissements futurs et à mieux maîtriser les renouvellements de matériels", confirme Jean-Pierre Bourlet.
Si peu d'entreprises valorisent leurs actifs informatiques, c'est qu'il est très difficile d'établir des normes de mesure de la contribution de l'informatique aux performances. Pour Soumitra Dutta qui a piloté l'étude de l'Insead, les méthodes traditionnelles de valorisation par les coûts ne sont pas les plus adaptées. Combien vaut par exemple une application indispensable au fonctionnement quotidien de l'entreprise ? Le coût de son développement ? Ou le coût de son indisponibilité ? Le professeur de l'Insead estime que chaque entreprise doit mettre au point sa propre grille de valorisation en s'appuyant sur une analyse conjointe. Cette méthodologie consiste à adapter le poids des critères de valorisation en fonction des utilisateurs.
Automatiser la valorisation
En admettant que l'entreprise ait réussi à mettre au point sa grille de valorisation, "celle-ci revient très chère si aucun outil de gestion de parc informatique n'est déployé", rappelle Jean-Pierre Bourlet (photo). Or, "il n'y a que 20 % des PME équipées aujourd'hui d'un réel outil de gestion de parc permettant une valorisation précise des actifs informatiques", ajoute-t-il. Un inventaire manuel peut très vite devenir coûteux pour une entreprise dispersée sur de nombreux sites géographiques.
Le plus souvent, il faut donc s'équiper d'un logiciel de gestion des actifs informatique (Asset Management) tels que ceux de Clarilog ou de Micro Focus. Certains éditeurs issus de la gestion de parc comme ASG, CA, Criston, Staff&Line ou PS'Soft proposent aussi ce type de fonctionnalités. Le recours à un outil est intéressant à deux titres. D'une part, il permet d'automatiser l'inventaire et la valorisation. On peut donc obtenir une valorisation aussi souvent que nécessaire. D'autre part, il permet d'affiner l'analyse des performances et des coûts "en alignant l'informatique sur le business de l'entreprise. Ce qui est l'un des concepts fondamentaux d'ITIL (Information Technology Infrastructure Library)", explique Jean-Pierre Bourlet.
Au final, en valorisant ses actifs informatiques, l'entreprise dispose d'une vue claire et synthétique qui lui permet d'optimiser la valeur et la répartition de ses budgets informatique en fonction de ses objectifs stratégiques métier. "La mise en place de seuils d'alerte permet également à la DSI d'être proactive", conclut Jean-Pierre Bourlet.
Quelques outils de gestion des actifs informatiques :
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