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MANAGEMENT

Virtualisation : tous les métiers de la DSI sont impactés

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 31/03/2010 - indexel.net
 
Virtualisation-dsi-impactee

Un projet de virtualisation à grande échelle a un impact important sur les compétences et l'organisation du service informatique. Si l'effectif diminue souvent, le niveau de qualification et de responsabilité augmente.

 

"Les entreprises profitent généralement d'un projet de virtualisation pour réorganiser les équipes, souvent en les réduisant mais aussi en recrutant des experts en virtualisation ou des spécialistes de la sécurité capables de s'approprier la virtualisation", affirme Jérôme Marchal, responsable de l'offre virtualisation chez Neurones. De fait, des techniciens aux architectes en passant par les ingénieurs systèmes, tous les métiers sont concernés à des degrés divers.

Des techniciens en moins grand nombre

Katell ThebaultLors d'un projet de virtualisation, on réduit drastiquement le nombre de serveurs physiques, donc d'interventions physiques. "La plupart des opérations matérielles étant supprimées, une bonne partie des techniciens sont remerciés ou réalloués à d'autres tâches comme le support aux utilisateurs", constate Jérôme Marchal. "Pour autant, si l'équipe est déjà de taille modeste et en flux tendu, ce qui est souvent le cas, il est difficile de la réduire sans renoncer aux astreintes en mode 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24", pondère Katell Thebault (photo), directrice du pôle infrastructure et sécurité chez Neos-SDI.

Un niveau de qualification qui augmente

La virtualisation libère les exploitants de tâches répétitives au profit de tâches à plus forte valeur ajoutée. De fait, exploitants et architectes voient leur niveau de compétence s'élever mais également s'élargir sous l'influence d'une interdépendance croissante entre les différents types de ressources.

"L'administrateur système devient administrateur réseau, voire stockage", constate Jérôme Marchal. Cette évolution vers des équipes plus transverses pose des difficultés de recrutement. "Les entreprises ayant du mal à trouver des gens capables de gérer de bout en bout une plate-forme virtualisée, elles ont davantage recours à des experts extérieurs", ajoute Jérôme Marchal. "Ces experts à large spectre se situent pour une bonne part en amont de la production car la cohabitation de nombreux serveurs d'applications complexifie l'optimisation d'une infrastructure virtualisée", complète Katell Thebault.

Équipes systèmes : une évolution en rangs dispersés

Philippe Pujalte"Qu'un serveur soit physique ou virtuel, cela change peu de choses pour l'administration Windows ou Linux et encore moins pour celle des applications", explique Philippe Pujalte (photo), directeur des centres de production infogérance chez Euriware. Pour autant, son métier est impacté à plusieurs titres. Tout d'abord, certaines actions comme les restaurations ou le redémarrage d'un serveur sont différentes et d'ailleurs souvent simplifiées. "De plus, les exploitants n'ont plus à bloquer une nuit ou un week-end pour réaliser une migration car le retour en arrière en cas d'échec est facile", complète Jérôme Marchal.

D'autre part, l'hyperviseur étant lui-même un système, l'administrateur doit apprendre à le maîtriser. Certes, ce n'est pas forcément très difficile. "Un ingénieur système classique se forme à VMware en 4 ou 5 jours, auxquels on ajoute couramment 5 jours de transfert de compétence", estime Jérôme Marchal. Mais son niveau de responsabilité augmente. "Chaque serveur physique devenant bien plus critique, la moindre fausse manipulation peut avoir de graves conséquences, d'autant que la technologie reste jeune", prévient Philippe Pujalte.

Des équipes réseaux pour l'instant à l'écart

Jusqu'à une période récente, les équipes réseaux sont restées aux portes de la virtualisation et ont vu leur rôle restreint par la réduction du nombre de serveurs physiques, qui est allée de pair avec une simplification du réseau. "Ces équipes sont peu impliquées dans les projets et le vivent souvent mal", confie Jérôme Marchal. Mais d'ajouter : "L'émergence de technologies de commutateurs virtuels comme le Nexus 1000v de Cisco pourrait à terme changer la donne."

Les équipes stockage restent en place

jerome marchalLes équipes dédiées au stockage, qui n'existent guère que dans les services informatiques de taille importante, restent en place et s'adaptent à la virtualisation, notamment lorsqu'il s'agit d'allouer les espaces disques et de prévoir les évolutions. "Mais à l'avenir, grâce à l'émergence de technologies comme vStorage encore peu répandues, cette gestion pourrait être partiellement prise en charge par l'administrateur de l'hyperviseur", note Jérôme Marchal (photo).

Une relation différente avec les clients internes

Enfin, un projet de virtualisation a également un impact sur les relations avec les clients internes. "En amont, il s'agit de dissiper leurs réticences liées aux performances et à la compatibilité", constate Jérôme Marchal. Il s'agit aussi de mettre en place une organisation permettant de gérer des demandes plus nombreuses et des réponses plus rapides.

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