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AS/400 : le discours rassurant d'IBM convaincra-t-il les PME ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 20/01/2004 - indexel.net
 

IBM garantira au moins jusqu´en 2010 la pérennité de l´AS/400, alias iSeries. Pour autant, les sirènes des mondes Intel, Unix et Windows pourraient inciter nombre d´entreprises à migrer, dont de nombreuses PME.

 

Plus connu sous son ancien nom d´AS/400, l´iSeries est une famille de machines dont la genèse remonte à plus de vingt ans. Il s´agit pratiquement du dernier survivant de la génération des "mini-ordinateurs" tournant sous des systèmes propriétaires. En l´occurrence, celui de l´AS/400 se nomme OS/400. Si la base installée reste très importante (plus de 250 000 machines dans le monde, dont 70 % de PME), Meta Group estime à 5 % la baisse annuelle du chiffre d´affaires qu´il génère. De fait, nombre d´entreprises se posent la question de la migration vers Unix ou Windows. Cela pour des raisons de coûts des serveurs eux-mêmes, de richesse de l´offre logicielle, d´ouverture ou encore de pérennité. Sur ce dernier point, les craintes ne sont sans doute guère fondées, IBM ayant rarement abandonné un système. De plus, le constructeur vient de tracer clairement l´avenir de cette plate-forme dont la convergence avec la famille pSeries (systèmes tournant sous AIX) est finalement rassurante.

Des utilisateurs très attachés à leur AS/400

"D´ici la fin 2004, nous annoncerons des serveurs équipés du processeur Power 5 qui, grâce à un nouvel hyperviseur, pourront faire tourner dans des partitions différentes des applications AIX, OS/400 et Linux, ce dernier étant déjà supporté par l´iSeries depuis 2003", affirme Nicolas Sekkaki (photo), vice-président serveurs et stockage chez IBM pour la France, la Belgique et le Luxembourg. D´autre part, il était déjà possible, via une carte intégrant un processeur Intel, d´exécuter des applications Windows. Cette convergence permettrait au constructeur de réaliser des économies d´échelle, donc de faire baisser les coûts, tout en facilitant la consolidation d´applications hétérogènes sur une même machine. Autres arguments avancés par IBM : l´AS/400 serait extrêmement fiable donc moins coûteux à exploiter et les utilisateurs y seraient très attachés.

Ces avantages sont difficiles à évaluer et deviennent de plus en plus relatifs, surtout dans les petites PME. "Ce genre d´argument est légitime mais exagéré. Les entreprises de moins de cinquante personnes sont particulièrement sensibles au faible coût du monde Windows-Intel et à la grande richesse de son offre applicative. Elles raisonnent plus en termes de solutions et d´investissements directs que de type de plate-forme et de coût total de possession. D´autant que les serveurs "Wintel", sans avoir atteint le niveau de l´AS/400, affichent un niveau de fiabilité suffisant et nécessitent aujourd´hui peu d´administration", estime François Leroy (photo), directeur des opérations chez Teamlog pour Microsoft Business Solutions. Ce point de vue est peut-être un peu partial mais très éclairé, cet homme ayant évolué douze ans chez un intégrateur AS/400.

Montres Michel Herbelin : l'AS/400 abandonné sans état d'âme

Un témoignage parmi d´autres tend d´ailleurs à confirmer ces propos. Il émane des Montres Michel Herbelin, une PME de moins de cent personnes. Patrick Faivre, directeur administratif et financier, a participé en 2001 à la décision d´abandonner l´AS/400 au profit d´une plate-forme Wintel et du progiciel Navision. "La machine elle-même n´était pas en cause mais notre intégrateur était incapable de faire évoluer un progiciel qui ne répondait plus à nos besoins. Ayant été séduits par l´offre Navision qui n´était pas disponible sur OS/400, nous n´avons pas eu d´état d´âme à adopter une plate-forme Intel qui nous donne depuis entière satisfaction". Le fait est que, si l´environnement logiciel de l´AS/400 est riche et si IBM a consenti un gros effort pour l´ouvrir aux technologies récentes (Java, objets et autres services Web), on est loin de la profusion des mondes Intel, Windows et Unix. L´intégration avec la bureautique est notamment plus difficile. "Il est toujours possible de parvenir au même résultat avec un AS/400 mais c´est au prix d´outils spécifiques et de procédures plus complexes qu´un simple copier/coller", considère François Leroy.

Il n´existe en outre plus guère d´éditeurs vraiment spécialisés sur l´AS/400 dont la clientèle est ainsi de moins en moins captive. Exemple représentatif, Lansa a longtemps été exclusivement fournisseur d´un environnement de développement pour cette machine. Son offre est désormais disponible sous Unix et Windows et le code généré, naguère limité au RPG/400 (spécifique à l´AS/400) peut être du C, du Java ou du C#, ce qui permet une migration assez rapide des applications existantes. Jonathan Selby (photo), directeur général de Lansa France, tient toutefois des propos mesurés : "en 2001 et 2002, on a remarqué un phénomène de basculement de notre base installée vers Unix et Windows, du moins pour les nouvelles applications. Celles-ci sont parfois déployées sous Linux ou Windows sur un AS/400. Les anciens programmes ont continué à tourner sous OS/400 mais leur évolution a été gelée. Or, depuis six mois, la reprise incite de nombreux clients à se lancer dans des projets de modernisation et d´intégration de ces programmes".

 
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