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MATERIELS, SUR LE TERRAIN

Collecte des déchets électroniques, on y est !

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Par Sébastien Chauveau le 15/11/2006 - indexel.net
 

La loi s'applique désormais. Depuis hier 15 novembre, tous les déchets d'équipements électriques et électroniques doivent être soigneusement récupérés. Gros plan sur trois entreprises qui s'y sont déjà mises.

 

"Un pour un" : ce sera, désormais, la devise en termes de recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE). Depuis août 2005, deux directives européennes (la 2002/95/CE et la 2002/96/CE) précisaient que les ordinateurs et leurs périphériques, mais également les piles, les accumulateurs rechargeables, ainsi que les consommables dans certains cas, mis sur le marché après le 13 août 2005, ne devaient plus être déposés en déchetteries non agréées. Leur collecte, leur recyclage et leur valorisation doivent donc désormais être organisés par les producteurs de DEEE eux-mêmes, à hauteur de "un pour un", c'est-à-dire un acheté pour un jeté. Le 15 novembre 2006, la filière du recyclage est véritablement entrée en branle : les différents agréments sont délivrés et, surtout, la contribution visible, autrement dit la taxe payée par les acheteurs, a été fixée. Elle devrait se situer entre dix centimes et dix euros selon le matériel acquis.

Banque de France : 3 000 PC mis au rebut chaque année

Pour la Banque de France qui met chaque année près de 3 000 PC au rebut, soit le quart de son parc informatique, les DEEE sont évidemment une vraie préoccupation. "Nous les trions depuis 2002, au même titre que les autres déchets", affirme Gilles Briault, responsable du service général. Dans l'établissement bancaire, la collecte des déchets relève d'une procédure stricte. Dans chaque bureau, sont disposées diverses poubelles. Les salariés sont tenus de ne rien y mélanger. Et, pour ce qui est des consommables (cartouches d'imprimantes, toners, tubes fluorescents...), ils sont invités à les mettre dans des kits particuliers. Dans les points stratégiques de la société (couloirs, cafétarias, halls d'entrées...), sont placés des conteneurs à piles. Quant aux autres déchets d'équipements électriques et électroniques, ce sont des agents dévolus à ce travail-là qui s'en chargent. "Ils passent dans les bureaux, connectent les nouvelles machines et récupèrent les anciennes", explique Jean-Xavier Bordenave, le chef du SPAD (service pré-études achats et dotations) de la banque. Dès lors, soit les matériels sont hors d'usage, et ils partent dans la filière de destruction, soit ils peuvent être réutilisés, et ils sont alors acheminés vers des sociétés de recyclage ou des associations.

Une démarche citoyenne pour Infragri-Logicia

C'est un peu dans le même esprit que celui de la Banque de France, que, voilà maintenant trois ans, l'on gère les DEEE dans l'entreprise Infagri-Logicia. Dans cette société de 370 salariés, on considère "qu'il en va de la citoyenneté que d'éviter aux vieux PCs de finir leur vie dans des décharges sauvages". C'est pourquoi plusieurs mesures ont ici été mises en place. "Pour nos propres matériels, ce sont parfois nos personnels qui les rachètent. Et, pour nos clients, pour partie des collectivités locales, nous les leur reprenons, gratuitement s'ils en rachètent des neufs, ou contre une somme modique, pour être bien certains qu'ils entrent dans la bonne filière", explique le directeur commercial d'Infagri-Logicia, Yves-Laurent Botreau (photo). C'est également pour ne pas avoir à recycler des imprimantes, des consommables et du papier que les impressions de la société informatique ont été centralisées. Enfin, pour sensibiliser salariés et clients au recyclage des DEEE, une communication massive durant six mois a été menée.

Alstom ITC : pas de tri à la source

Chez Alstom ITC, on voit les choses un peu différemment. Le tri n'est pas fait à la source. "Tous nos DEEE, soit 250 ordinateurs (deux tiers de fixes pour un tiers de portables environ), une quarantaine d'imprimantes et quelques scanners par an, sont accumulés par les personnels eux-mêmes dans un local d'une centaine de mètres carrés", raconte Joël Fleming, qui a en charge les supports au sein du service informatique. Tout est stocké là, en attendant une quantité importante et l'appel d'une société spécialisée qui vient les retirer. "Précédemment, il y a trois ans, nous ne nous occupions pas de ces déchets. C'était une entreprise qui les reprenait pour le ferraillage, avec les conséquences que l'on imagine pour l'environnement", se souvient le responsable. A l'inverse de la Banque de France, Alstom ITC ne fait pas de don. L'entreprise essaie d'optimiser la gestion des matériels périmés en les revendant lorsqu'elle le peut à des brokers.

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