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MATERIELS

Déchets informatiques : recyclage obligatoire ! (suite)

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Par David Thévenon le 12/10/2005 - indexel.net
 

Les deux directives européennes entrées en application cet été imposent aux entreprises de recycler leur matériel informatique. Les fabricants organisent la collecte du matériel obsolète. Les entreprises peuvent aussi se tourner vers des prestataires spécialisés.

 

Lorsque l'appareil ne peu plus être réutilisé, il est démantelé. Généralement on extrait les cartes électroniques pour leur contenu en métaux précieux, les tubes cathodiques et autres composants dangereux, les boîtiers en plastique destinés à être valorisés, les pièces métalliques composées de fer, cuivre, aluminium présents dans les câbles, les bobinages, les coffrets, etc. Certaines de ces pièces sont réutilisées pour le re-conditionnement d'autres appareils, mais la plupart sont détruites après la récupération des matériaux dangereux et/ou précieux.

Autant éliminer les intermédiaires

Une entreprise peut traiter avec son distributeur informatique, qui se tournera à son tour vers le fabricant du matériel qui fera appel aux services d'une société spécialisée. "Autant éliminer les intermédiaires en faisant directement appel au prestataire final. Cela permet d'abaisser le coût de traitement des déchets et surtout de gérer la problématique dans son ensemble. Car le cadre réglementaire ne se limite pas aux déchets informatiques", estime Jérôme Auclair (photo), directeur commercial de la société Environnement Recycling. L'activité du prestataire étant encadré très sévèrement, il faut bien vérifier que l'entreprise a bien reçu l'accord de la préfecture - autorisation par arrêté préfectoral à la collecte et au courtage de déchets dits BID ou DIS (déchets industriels banals ou spéciaux) - et que ses installations sont classées pour l'environnement.

Un argument de vente pour les fabricants

Les fabricants d'ordinateurs n'ont pas attendu l'entrée en vigueur de ces nouvelles directives pour prendre l'initiative. Dell a par exemple déjà mis au point un service de recyclage (ARS pour Asset Recovery Services). Et un an avant l'échéance gouvernementale, AMD propose des processeurs compatibles avec la restriction des substances dangereuses (RoHS). Il s'est lancé dans un programme de transition vers le "sans plomb" depuis plus de deux ans. Si bien qu'il commercialise déjà des processeurs compatibles avec la directive RoHS. Toutes ces démarches ont forcément un coût pour les fabricants et leurs réseaux de distributeurs. "Le coût de traitement des écrans et tubes cathodiques est bien plus élevé que le reste du matériel. Il faut compter environ 0,5 euro par kilo pour les écrans et 0,4 euro par kilo pour le reste des matériels électroniques, ce qui représente 3,5 euros pour un écran de 15 pouces et environ 2 euros pour une unité centrale", détaille Jérôme Auclair.

À l'échelle européenne, cela représente environ 900 millions d'euros de surcoût (600 millions pour la collecte et 300 pour le traitement). Soit une hausse d'environ 1% du prix des produits finis, qui sera inévitablement répercutée sur le prix de vente. C'est donc le client final qui financera le respect de l'environnement !

 

Lire la première partie de l'article.

 

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