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MATERIELS, SUR LE TERRAIN

Des Palm Pilot dans le panier

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Par Burçin Gerçek le 02/10/2002 - indexel.net
 

Traditionnels et très loin de la haute technologie les marchés de quartier ? Pas tout à fait, et en tous cas, pas à Besançon : pour en finir avec la paperasse liée à la facturation des commerçants, la mairie a équipé ses placiers de Palm Pilot.

 

 

24 marchés de quartier, un marché couvert et des expositions thématiques comme le marché de Noël, de Toussaint ou les fêtes foraines : la ville de Besançon et ses 120 000 habitants ne manquent pas de marchés de proximité. Toutes les semaines, 350 commerçants viennent y vendre des produits locaux qu´on ne trouve pas forcément dans les grandes surfaces. Le marché est ouvert aussi bien aux commerçants réguliers qu´aux vendeurs occasionnels qui proposent des fruits et des légumes qu´ils ont récoltés dans leur jardin. Les places ne sont donc pas réservées à l´avance : la mairie doit gérer au cas par cas le règlement des prix des bancs. Pour faciliter ce travail, elle a équipé l´année dernière son personnel nomade de Palm Pilot.

"Nous avons trois placiers qui font le tour des marchés pour facturer les places aux commerçants. Ils utilisaient jusqu´à l´année dernière un système classique de vente de tickets en papier. Or chaque marché a des tarifs spécifiques et ceux-ci varient en fonction du mètre carré utilisé. Ce n´était pas pratique pour avoir des comptes fiables à la fin de la journée. Les placiers perdaient du temps pour tout vérifier", raconte Jean-Marie Baverel, chef de projet informatique à la Mairie de Besançon. Un nouveau problème est venu compliquer la situation l´année dernière : le passage à l´euro. Les tickets correspondaient en majorité aux petits montants en francs, qui devenaient des centimes en euros. "Ceci compliquait encore plus les calculs. Nous avons alors décidé de profiter du passage à l´euro pour changer de système", explique Jean-Marie Baverel.

Expérience de Dijon

Pour trouver une solution adaptée, la mairie cherche du côté d´autres collectivités locales : l´expérience de la mairie de Dijon, qui a équipé ses placiers d´un Psion, intéresse Jean-Marie Baverel. "Il nous fallait un outil qui aurait sa propre base de données et qui pourrait imprimer des reçus. L´ergonomie et la résistance au travail sur le terrain étaient aussi des critères importants. Les Pocket Pc par exemple, n´étaient pas adaptés à nos besoins car l´imprimante était sur la ceinture et cela posait un problème en cas de pluie", précise le chef de projet. "Le Palm a rapidement séduit les placiers avec son design et son imprimante intégrée".
La mairie a confié à la société Abaxia le développement d´un logiciel spécifique pour gérer les tarifs sur les Palms. L´application contient la liste des commerçants dans sa base de données et calcule automatiquement le prix des places en fonction des informations données. Les placiers saisissent le nom du commerçant et l´espace utilisé directement dans leur Palm et impriment un reçu comme preuve de paiement.

Synchronisation automatique

A la fin de la journée, ils n´ont plus besoin de faire les comptes manuellement : les informations enregistrées sont transférées vers une base de données centrale, qui se trouve à la mairie. La connexion ne se fait pas pour l´instant à distance : les placiers se rendent au siège pour le transfert et la synchronisation des données. En cas de modification des tarifs, la base de données des Palms est mise à jour automatiquement lors de cette connexion.
L´achat des Palms et le développement du logiciel a coûté 6600 euros à la mairie. "Nous dépensions 1600 euros par an pour imprimer et gérer des tickets en papier, sans compter le temps perdu à vérifier les comptes. Le coût de la solution devrait être amorti d´ici 4 ans", souligne Jean-Marie Baverel.L´expérience des placiers a suscité de l´intérêt pour l´informatique mobile dans d´autres services de la mairie. Un autre projet, concernant cette fois-ci les techniciens chargés de la maintenance de l´éclairage public, est en cours. "Chaque fois qu´une nouvelle lampe sera installée, les techniciens enregistreront dans leur Psion le numéro et le lieu du support d´éclairage. Nous pourrons ainsi suivre en temps réel les quartiers qui nécessitent un changement de lampe", explique Jean-Marie Baverel. "Tous les services travaillent sur le terrain et qui veulent accéder facilement aux informations sans être perdu dans la paperasse, comme les directeurs de crèche qui doivent gérer les places libres, peuvent adopter des outils nomades. Le gain de temps est considérable".

 

 

 

 

 

 

 

 

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