MATERIELS, SUR LE TERRAIN
Des postes de travail sous Linux pour Chronopost International
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Le célèbre transporteur fait migrer trois cent postes de travail sous Linux. Une opération facilitée par des applications métiers sous Java, indépendantes des plates-formes clientes. Il y gagne sur le coût des licences, certes, mais aussi dans la rationalisation de son parc informatique qui mêle logiciels libres et Windows XP. |
"Nos postes de travail sont sous OS/2. Il s´agissait à l´époque du meilleur système pour cette utilisation, car Windows 9x et NT n´étaient pas suffisamment fiables à nos yeux", se souvient Yves Hallermeyer, responsable du département Architectures de Chronopost International. Confronté aujourd´hui au besoin de migrer ses postes de travail vers un autre système d´exploitation, le transporteur a choisi de panacher entre Windows XP et Linux.
"Ce choix s´inscrit dans une démarche déjà bien ancrée d´indépendance vis-à-vis d´un fournisseur unique, et dans celle, plus récente, d´ouverture aux Logiciels Libres", poursuit Yves Hallermeyer. Seuls 300 postes de travail sont toutefois amenés à migrer vers Linux. "Nous utilisons des logiciels d´éditeurs tiers qui ne fonctionnent que sous Windows, il nous est impossible de migrer la totalité des postes de travail sous Linux", justifie le responsable.
Les bénéfices d'une standardisation de l'infrastructure
Les 300 postes qui bénéficient du système d´exploitation Libre sont ceux utilisés par les télé-consultants du service clients, qui travaillent, eux, quasi-exclusivement sur des outils maison (information clients, suivi de colis...). Et là, Chronopost International tire les bénéfices d´une standardisation de son infrastructure, entamée depuis plusieurs années déjà. "Une partie de nos applications métier est développée en Java et en architecture 3 tiers. Cela nous permet de les exploiter à partir de n´importe quel système d´exploitation tant que celui-ci dispose d´une machine virtuelle Java. Elles sont donc immédiatement utilisables lorsque le poste passe d´OS/2 à Linux", explique Yves Hallermeyer.Les applications propriétaires encore écrites en C++ pour OS/2, car il en reste, doivent quant à elles être réécrites en Java avant d´être utilisables sous Linux. Ce qui constitue certes un coût caché pour la migration, mais promet à l´avenir une véritable indépendance de plate-forme. Pour réaliser sa configuration type sous Linux, l´entreprise a élaboré un cahier des charges strict. "Notre règle était d´être le plus standard possible, en évitant au maximum le recours à des développements spécifiques", se souvient Yves Hallermeyer.
Aucun développement spécifique
Mission accomplie, puisque la société IdealX, qui a emporté le contrat, a livré un master pour les postes de travail qui n´exploite que des briques standards. Au menu : une distribution Linux Red Hat 7.3, l´interface graphique ICE WM, le client de messagerie Mozilla (qui pourra être remplacé par le client léger iNotes d´IBM), la suite bureautique Libre OpenOffice et des connecteurs Netware en Open Source. "Nous n´avons procédé à aucun développement spécifique", se félicite Yves Hallermeyer. Le Master est livré sur un CD-ROM bootable, accompagné d´une disquette de paramétrage, ce qui permet de s´adapter à la configuration matérielle des PC. "C´était là un point essentiel de notre cahier des charges : pouvoir industrialiser le déploiement ! ", précise le responsable.Chronopost International n´a pas communiqué le coût de cette migration, qui est en cours. Le transporteur fait cependant remarquer que la prestation d´IdealX n´aura duré que sept semaines, et que le prestataire a livré non seulement le Master pour les postes de travail, mais aussi celui pour les serveurs d´agences qui, à terme, remplaceront ceux sous Windows 2000 ou OS/2. Ils fourniront tous les services nécessaires aux agences Chronopost à partir de briques essentiellement constituées de logiciels libres (MySQL, Jboss, Tomcat...).
"Les deux projets ont des objectifs communs : nous visons l´indépendance et le respect des standards. Non pas des standards imposés, mais ceux vraiment issus du marché. Nous y trouvons aussi un gain financier, bien sûr, mais celui-ci ne sera pas chiffrable immédiatement. Cependant l´économie sur le coût des licences n´est pas anodine, et nous allons probablement continuer dans ce sens. Sans sectarisme toutefois : nous choisirons le meilleur de chaque technologie", conclut Yves Hallermeyer.
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