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Gestion du système d'information : les PME doivent-elles déployer une CMDB ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 06/06/2007 - indexel.net
 

Une base de données des configurations (CMDB) décrit l'état des éléments du système d'information et leurs interdépendances, dans le but de mieux le gérer.

 

1. CMDB : une base de données décrivant le système d'information

Configuration Management Data Base, telle est la signification de cet acronyme omniprésent depuis un ou deux ans. "Ce terme un peu barbare met un nom sur quelque chose qui existait déjà mais qui a été popularisé ces dernières années par la méthode Itil", explique Philippe Charpentier, directeur avant-vente d'Altiris. En l'occurrence, Itil, ensemble de bonnes pratiques de gestion du système d'information, préconise la constitution préalable d'une base de données (la CMDB) décrivant toutes les entités du système d'information, ainsi que leur état - notamment leur disponibilité - et leur lien éventuel avec les processus métiers et les contrats de services avec les utilisateurs. Ces entités sont décrites à la fois techniquement et sous un angle administratif et financier : contrats avec les fournisseurs, licences, centres de coûts.

Il s'agit également de spécifier les interdépendances, par exemple entre une application, des systèmes et des bases de données. Ces informations étaient déjà partiellement disponibles grâce à des outils d'inventaire, de gestion de parc ou de help desk mais la CMDB les réunit dans une seule base centralisée. C'est du moins l'approche encore défendue, par exemple, chez Altiris. "Mais aujourd'hui, une CMDB se contente souvent de faire le lien entre différentes bases qui restent respectivement dédiées à la gestion des biens, aux incidents ou aux ressources humaines", estime pour sa part Gérald Audenis (photo), directeur associé chez Orsyp.

2. Les fondations d'un ensemble de fonctions de gestion du système d'information

Qu'elle soit centralisée ou distribuée, la CMDB est au service d'une palette d'applications de gestion du système d'information : gestion de parc, gestion des incidents, gestion des contrats de service, support aux utilisateurs, analyse d'impact ou gestion des changements. Chacun de ces outils permet de mettre en oeuvre des processus correspondant par exemple à la résolution d'un incident ou à la mise à jour d'un poste de travail. De la qualité des données de la base dépend l'efficacité de ces processus. Il faut donc la mettre à jour en permanence. Pour ce faire, on peut éventuellement s'aider d'outils d'inventaire automatique mais certaines données ne peuvent être renseignées que manuellement.

3. Définir les objectifs et mesurer l'impact du projet de CMDB

"Le déploiement d'une CMDB présente le risque d'être plus coûteux que les bénéfices attendus", met en garde Gérald Audenis. Cette question se pose particulièrement dans les PME car la mise à jour de cette base augmente fortement la charge des exploitants, d'autant plus sollicités par les tâches quotidiennes que leur nombre est modeste. "Il faut donc mesurer et anticiper l'impact d'une CMDB sur les équipes, notamment en les sensibilisant aux gains escomptés", conseille Gérald Audenis. Mais en deçà d'une certaine taille, cette condition n'est pas suffisante. Philippe Charpentier estime en effet que "dans une entreprise comptant moins de 200 utilisateurs, la création et la mise à jour d'une CMDB ne permet aucune économie d'échelle". Au delà de 200 utilisateurs, tout dépend des objectifs et de la façon dont est mené le projet. "Il faut doit strictement se limiter aux vrais besoins qui seront, selon l'entreprise, la maîtrise du parc informatique, l'établissement des budgets, la gestion des changements ou l'analyse de leur impact", complète Gérald Audenis.

Ces deux derniers objectifs sont généralement les plus importants d'une PME. "Quand on se trouve face à un rack 19 pouces avec de nombreuses baies, seule une CMDB permet de prévoir rapidement les conséquences de l'arrêt d'un serveur ou de l'installation d'un patch sur les applications et les services", confirme Philippe Franck (photo), chef de produit chez Staff&Line. Selon lui, il faut donc commencer par là puis ajouter progressivement d'autres objectifs, en poursuivant typiquement par la gestion des contrats de services.

4. Les fournisseurs de CMDB viennent d'horizons variés

Le concept n'étant pas standardisé, de nombreux acteurs d'horizons variés peuvent légitimement le revendiquer. Parmi eux figurent logiquement les grands de l'administration et de la supervision comme BMC, CA, IBM, HP ou Altiris. Mais on retrouve aussi des spécialistes de la gestion de parc ou du help desk comme Staff&Line ou PS'Soft. L'absence de standardisation rend en outre difficile le déploiement de solutions hétérogènes mixant une CMDB et des outils de différentes origines. Chaque éditeur décrit en effet à sa manière les éléments du système d'information.

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