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Informatique à la demande : une évolution, pas une révolution

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 29/10/2003 - indexel.net
 

Mode ou tendance lourde ? L´informatique à la demande est un peu des deux. Elle recouvre des produits et services nés il y a deux à trois ans et aujourd´hui juste enrichis, ainsi qu´une véritable évolution vers une adaptabilité du système d´information aux besoins et aux capacités de financement de l´entreprise, souvent fluctuants. Mais cette souplesse apparente restera très encadrée.

 

L´informatique à la demande promet des ressources matérielles et logicielles banalisées que l´on alloue en temps réel aux services applicatifs en fonction des besoins instantanés, ainsi qu´une tarification proportionnelle à la consommation de ces ressources ou à l´activité de l´entreprise. Selon Laurent Kocher (photo), directeur de la division e-business hosting services chez IBM Global Services, il s´agit d´une tendance lourde : "les entreprises se recentrent sur leur métier et cherchent à être plus réactives, notamment lorsqu´il s´agit d´ajuster leurs coûts. Le système d´information doit alors être un levier et non un frein".

Un réhabillage d'anciennes pratiques

En pratique, le concept recouvre des produits, des services, des modes de financement et des technologies qui ressemblent à un réhabillage d´anciennes pratiques tout en dessinant une réelle évolution de l´exploitation du système d´information et de la gestion de ses coûts. Les acteurs concernés sont surtout de grands constructeurs comme IBM, HP ou Sun mais aussi des fournisseurs d´équipements réseaux ou de stockage SAN (Storage Area Network) et des éditeurs d´outils d´administration.Au chapitre des produits, l´informatique à la demande comprend d´abord la capacité à la demande ou COD (Capacity on demand). Elle consiste pour le client à acheter des baies de disques ou des serveurs multiprocesseurs en ne payant que l´espace de stockage ou les processeurs utilisés. A tout moment, il peut faire débloquer, moyennant finances, les ressources en sommeil.

Un autre mode de commercialisation, placé sous la bannière du paiement à l´usage (on parle aussi d´utility computing), relève cette fois d´une offre de service. Il consiste à payer les ressources utilisées selon des critères définis dans le cadre d´un projet. Il s´agira de l´espace disque consommé par une base de données, du taux d´occupation des processeurs ou encore du nombre de transactions générées par un PGI. Pour effectuer ces mesures, le fournisseur déploie des sondes sur les systèmes installés chez le client. Ce paiement à l´usage est également appliqué aux offres d´hébergement (donc limitées à l´externalisation des matériels et des systèmes) ou d´infogérance (englobant les applications).

Une souplesse théorique encadrée par des garde-fous financiers

Il n´y a toutefois pas de miracle. Les constructeurs ne peuvent livrer sans le moindre garde-fou des systèmes surdimensionnés dont ils assument bel et bien le coût. Ainsi, dans le cas des offres COD, lorsqu´un client achète un serveur de quatre processeurs dont il n´utilise initialement qu´un seul, il a un délai - de l´ordre de trois ans - pour exploiter et donc payer les quatre. S´il veut pouvoir revenir en arrière, il devra opter pour une offre plus coûteuse dite TCOD (Temporary Capacity on demand), lancée assez récemment. Le paiement à l´usage comporte également des restrictions. En effet, si le loyer mensuel est fonction des ressources utilisées, il n´est variable qu´à hauteur de 40 ou 50 %. De plus, le contrat prévoit que sur douze mois, l´entreprise paiera une certaine somme fixée d´avance.Ces garde-fous limitent la portée de l´informatique à la demande. "Il ne s´agit pas de convaincre toutes les entreprises mais elles doivent comprendre avantages et inconvénients de chaque formule. Le COD s´adresse à celles qui ne peuvent planifier leur montée en charge, le TCOD permet de gérer des pics de charge alors que le paiement à l´usage cible celles dont l´activité est saisonnière", considère Jean-Yves Migeon, responsable marketing produits serveurs chez Sun.

Vers la virtualisation des ressources

L´informatique à la demande recouvre aussi des technologies. "Nous n´en sommes qu´au prémices mais à terme, il s´agira de voir un parc de ressources comme une seule entité afin de les affecter d´un simple clic de souris aux systèmes et aux applications", affirme Philippe Roux (photo), responsable marketing infogérance chez HP. Sont déjà disponibles des outils de virtualisation et de provisioning permettant d´allouer à des serveurs des espaces de stockage dispersés à travers un SAN ou de redéployer dynamiquement des applications vers une ferme de serveurs automatiquement configurés.

Les PME indirectement concernées

Pour l´instant, l´informatique à la demande intéresse plutôt les grandes entreprises mais les constructeurs commencent à décliner le concept dans le milieu de gamme. De plus, les PME sont indirectement concernées dans la mesure où les prestataires vont pouvoir leur proposer des services d´infogérance plus évolutifs et peut-être moins coûteux car ils mutualiseront plus facilement les ressources allouées à leurs clients.

 

 

 

 

 

 

 

 
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