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Itinéraire d'un utilisateur nomade : la situation en 2006

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 26/04/2006 - indexel.net
 

En 2004, nous relations le parcours de Luc Ogier, un commercial imaginaire avec des besoins en applications nomades très concrets. Deux ans plus tard, son confort a été amélioré par l'avènement de la 3G, des accords entre opérateurs de hot spots et le remplacement de son PDA par un smartphone.

 

1. Synchronisation sécurisée de l'application de GRC via un 'hot spot'

 

Commercial dans une société distribuant des agendas, Luc Ogier se prépare à rencontrer le lendemain, le directeur des achats d'une grande surface. Il est à l'hôtel devant son PC portable et s'apprête à consulter la fiche de ce client. L'application Windows installée sur le PC accède en local à une base régulièrement synchronisée avec la GRC centrale. Il compte d'ailleurs procéder à une mise à jour car le service marketing lui a promis des informations sur l'évolution des comportements d'achats dudit client. À l'entrée de l'établissement, un autocollant indique que l'hôtel est équipé d'un hot spot. Il lance la connexion Wi-Fi puis procède à la synchronisation.

 

Décryptage : Les hot spots, zones publiques offrant des accès Internet haut débit à la norme Wi-Fi, sont déployés par milliers dans les hôtels, aéroports, gares et autres palais des expositions. Ils sont maîtrisés par des opérateurs différents, mais ceux-ci ont passé des accords qui évitent à l'utilisateur de s'en soucier. SFR et Orange proposent des abonnements qui cumulent accès Wi-Fi et GPRS/Edge/3G, à partir de 30 euros/mois. Leurs kits rendent transparent le mode de connexion, la carte SIM prenant même en charge l'authentification sur les réseaux Wi-Fi alors qu'autrefois, il fallait entrer un identifiant et un mot de passe. D'autre part, le middleware de synchronisation intégré à l'application de GRC effectue un chiffrement des flux.

 

2. Accès sécurisé au PGI de l'entreprise via le réseau 3G

 

Après une nuit réparatrice, Luc Ogier se rend chez son client. En avance au rendez-vous, il décide de prendre son petit déjeuner dans un café et en profite pour accéder à l'intranet et au PGI de son entreprise. La connexion s'établit cette fois en 3G (réseau UMTS). En consultant le portail RH via le navigateur, il est un peu agacé par des temps de réponses nettement plus longs que lorsqu'il passe par un hot spot. Puis il accède à la gestion des stocks du PGI. Cette fois, il n'est pas dans le navigateur mais dans la même application Windows qu'au bureau. Le rafraîchissement de l'écran s'effectue par à-coups mais l'ergonomie et la qualité de service sont acceptables et selon le directeur informatique, la sécurité est garantie.

 

Décryptage : Bien que les débits du réseau 3G soient proches de ceux des hot spots (environ 300 Kbit/s), des délais de plusieurs secondes sont constatés lors de la connexion initiale et à chaque fois que l'on change d'application ou de page web. La connexion à l'interface Windows du PGI s'effectue en mode client léger sous Citrix Metaframe, ce qui n'était guère possible avec le GPRS dont le débit et, surtout, les temps de latence étaient rédhibitoires. Depuis le lancement de la 3G fin 2004, SFR et Orange proposent des forfaits Citrix illimités pour un coût de 50 euros/mois. La sécurisation des flux qui passent par l'Internet est assurée par un chiffrement de bout en bout au niveau réseau (VPN sous IP-Sec) ou applicatif (SSL). Orange et SFR ainsi que des fournisseurs tiers proposent de telles solutions.

 

3. Connexion du smartphone via le réseau 3G

 

Luc Ogier attend maintenant que le directeur des achats soit disponible. Il a délaissé son encombrant PC et sort son smartphone sur lequel est installée la version Windows Mobile de son application de GRC. Elle ne gère qu'un nombre limité d'informations, mais lui donne un accès complet à l'agenda partagé dont il décide de consulter les dernières mises à jour. Il met sous tension son smartphone qui lui demande de s'authentifier. Puis, il attend une dizaine de secondes que les données de la mémoire centrale et de la SD-Card soient décryptées. Un message signale que l'accès GPRS/3G est en cours. Enfin, une autre fenêtre lui indique que la connexion sécurisée est établie et montre l'avancement de la synchronisation. Il constate que deux nouveaux rendez-vous lui ont été attribués.

 

Décryptage : Comme dans le cas du PC, la sécurité des flux est assurée par un chiffrement IP-SEC. Celle des données internes au smartphone est gérée par un logiciel qui chiffre et déchiffre la mémoire, dès que l'utilisateur s'authentifie.

 

4. Applications en mode déconnecté

 

L'entretien s'est bien passé. Luc Ogier doit maintenant parcourir les rayons pour évaluer la concurrence. À la cafétéria du centre commercial, il s'est étonné que seule une connexion GPRS soit disponible. Cela n'a guère d'importance puisque les données qu'il va saisir sur son smartphone - produits en rayon, situation, prix - seront stockées dans un SGBD embarqué. Leur remontée vers la base marketing centrale sera effectuée plus tard, lorsque le réseau sera disponible.

 

Décryptage : En 2000-2001, on a imaginé que le GPRS rendrait inutile le stockage de données en local. En pratique, les connexions n'étaient pas instantanées, pas toujours possibles et les débits restaient faibles. Aujourd'hui, le Wi-Fi et la 3G ont gommé une bonne partie de ces défauts, mais la couverture reste imparfaite. De plus, certaines applications, comme la saisie sur le terrain, n'ont pas besoin de se connecter à distance.

 

5. Deux ans plus tard : les débits et le confort s'améliorent

 

En 2008, l'application de GRC installée sur son PC a disparu. Luc Ogier consulte désormais la base centrale à partir du navigateur web, sans pour autant que l'ergonomie ait été sacrifiée. Revers de la médaille, la connexion au réseau est indispensable. Heureusement, celle-ci est généralement en haut débit. Parfois même, les temps de réponse sont presque aussi courts en 3G qu'en Wi-Fi.

 

Décryptage : L'application de GRC du PC de Luc Ogier a laissé place à un client riche Internet qui, comme un client HTML, ne nécessite aucune installation sur le poste client, sans pour autant sacrifier l'ergonomie. Côté connectivité, les réseaux 3G de SFR et Orange couvriront en 2008 environ 85 % de la population, contre 60 % aujourd'hui. De plus, le HSDPA, évolution de la 3G, sera entré en service. Le débit réel passera ainsi de 300 Kbit/s à 1,6 Mbit/s dans le sens descendant et de 128 Kbit/s à 384 Kbit/s dans l'autre sens. Quand au délai de connexion, il sera divisé par deux, soit cinq secondes au lieu de dix.

 

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