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L'informatique à la demande se recentre sur les technologies

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 26/04/2006 - indexel.net
 

Censée délivrer des ressources en fonction des besoins ponctuels des entreprises, l'informatique à la demande privilégie aujourd'hui la technologie, tandis que les services sont pratiquement cantonnés au calcul scientifique.

 

L'informatique à la demande (chez IBM) ou utility computing (chez HP ou Sun), c'est le serpent de mer de l'informatique. Elle promet des ressources ajustées à tout moment aux besoins de l'entreprise par le service informatique, un constructeur ou un prestataire. Plusieurs types de services et de technologies ont été progressivement placés sous sa bannière. La facturation à l'usage est la formule la plus simple. Baptisée capacité à la demande chez IBM et capacité instantanée chez HP, elle sous-tend un mode de commercialisation des serveurs avec lequel le client paye les processeurs au fur et à mesure qu'il les met en service. S'il souhaite pouvoir également les désactiver, il lui faut souscrire dès le départ une version temporaire (TICAP, comme Temporary Instant Capacity), plus coûteuse.

 

Le paiement à l'usage est un échec

 

"Seuls 15 % de nos clients ont adhéré à ces formules, qui ne concernent que les systèmes basés sur l'Itanium et l'architecture PA-Risc", admet Philippe Roux (photo), responsable marketing infogérance chez HP France. Chez IBM, les serveurs x86 (Xeon et Opteron) ne sont pas non plus concernés. Le constructeur avait bien lancé en 2005 un mode de paiement des serveurs lames à base de processeurs x86 ou PowerPC au fur et à mesure de leur utilisation. "Mais les entreprises n'ont guère été séduites car la technologie permet aujourd'hui d'installer très rapidement de nouvelles lames", constate Nicolas Sekkaki, vice-président Systems & Technology Group IBM France. HP tente pourtant aujourd'hui de relancer la capacité instantanée grâce à une nouvelle offre baptisée GICAP (Global Instant Capacity), qui prend en compte l'utilisation des processeurs d'un groupe de serveurs et non plus d'une seule machine.

 

Les technologies prennent le pas sur les services

 

Plus novatrice était l'idée, lancée en grande pompe en 2004, de facturer les serveurs selon l'utilisation globale de la machine, mesurée par des sondes sur la base de la consommation CPU ou du nombre de transactions applicatives. "Cette formule a rencontré un succès d'estime. Elle revenait en fait à une offre de financement avec un loyer comprenant une partie fixe et une partie variable", affirme Philippe Roux. Chez IBM, l'idée de la fourniture de ressources informatiques en fonction des besoins est poussée très loin avec UMI (Universal Management Infrastructure). L'infrastructure informatique du client peut alors, soit rester chez lui (et IBM en est éventuellement le propriétaire), soit être hébergée. Mais, dans les deux cas, c'est le constructeur qui se charge d'administrer les ressources et de les dimensionner en fonction des besoins.

 

"Cette famille de services perdure, notamment dans le domaine du calcul scientifique, mais on la fait converger vers une offre technologique", précise Nicolas Sekkaki (photo). Une déclaration qui résume la tendance générale. L'informatique à la demande telle qu'on la rêvait il y a trois ans est aujourd'hui pratiquement cantonnée à la fourniture de puissance de traitement dédiée au calcul scientifique, via des grilles de serveurs hébergées. Pour les applications de gestion, le discours d'IBM et, dans un moindre mesure, celui de HP, est recentré sur des technologies qui permettent de mieux tirer parti des ressources du service informatique, pour répondre à la demande des différents départements et utilisateurs de l'entreprise et éventuellement procéder à une refacturation. Il s'agit principalement des outils de provisioning et d'orchestration, qui gèrent dynamiquement l'allocation des ressources à des applications. "En associant le provisioning et le micro partitionnement, qui permet de découper un serveur pSeries en plusieurs dizaines de machines logiques, il est possible d'émuler des lames sous Linux et de les mettre en production en 90 secondes", explique ainsi Nicolas Sekkaki.

 

 
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