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Le stockage non inscriptible à l'assaut de l'archivage légal

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 26/04/2005 - indexel.net
 

Les données archivées pour des raisons réglementaires étaient traditionnellement stockées sur des disques optiques non réinscriptibles (Worm). Aujourd'hui, disques et bandes magnétiques acquièrent cette propriété grâce à des technologies de Worm logique.

 

Pour des raisons réglementaires ou légales, les entreprises ont un besoin croissant d'archiver des données sur des supports non réinscriptibles : transactions financières, imagerie médicale, contrats, factures ou documents liés à la propriété intellectuelle (Lire notre article). Certaines entreprises souhaitent même, sans pression réglementaire particulière, archiver e-mails et autres documents afin de prévenir tout litige ou prouver leur bonne foi en cas d'audit ou d'enquête.

 

Disque : le magnétique prend la relève de l'optique

 

Pendant longtemps, seuls les documents archivés sur des disques optiques de type Worm (Write One, Read Many) pouvaient avoir une valeur légale ou constituer une preuve, par exemple devant un tribunal. Jusqu'au lancement par EMC, il y a trois ans, de l'offre Centera, une baie de disques magnétiques fonctionnant exclusivement en mode Worm. Les avantages : des temps d'accès dix à cent fois plus courts, des capacités très supérieures et des matériels plus pérennes car basés sur des systèmes standards.

 

Pourtant, les supports magnétiques sont intrinsèquement réinscriptibles. Pour perdre cette capacité, le firmware du système de stockage doit interdire toute modification d'un fichier, une fois celui-ci écrit. De plus, les données sont chiffrées et une horloge interne dont l'heure ne peut être modifiée assure un horodatage fiable. Il est en outre possible de spécifier la durée de vie de chaque fichier, détruit une fois le délai expiré. "Ce Worm logique est aussi fiable que le Worm physique d'un disque optique car l'administrateur n'a pas d'accès physique aux données", affirme Frédéric Podetti (photo), responsable produits chez IBM.

 

Ticket d'entrée : entre 50 000 et 70 000 euros

 

Quant à la réglementation, elle n'impose pas de support particulier, optique ou magnétique. "En cas de nécessité, un expert décrira le processus technique mis en oeuvre et l'autorité judiciaire s'en remettra à sa bonne foi", résume Alain Clément (photo), architecte stockage chez HP. Dans la foulée d'EMC, la plupart des spécialistes du stockage ont sorti des offres concurrentes. Celles de HP et EMC reposent sur des grappes de serveurs banalisés dotés chacun d'un disque dur. Celui d'IBM est construit autour d'une baie de disques traditionnels (TotalStorage Fast T100 ou 600) reliée à deux serveurs en grappe. HP se distingue en intégrant une application d'archivage en mode intranet couplée à un moteur d'indexation. La solution est donc prête à l'emploi, contrairement à celles d'EMC ou d'IBM, accédées via des APIs propriétaires ou des protocoles standards (NFS, CIFS, FTP, HTTP) par une application d'archivage externe.

 

Le ticket d'entrée de ces produits s'échelonne entre 50 et 70 000 euros. Un prix encore élevé pour les petites structures dont certaines attendront que le concept descende en gamme. Tel est l'objectif de Lexbox qui s'apprête à commercialiser une solution prenant la forme d'un disque dur externe dont le coût démarrera à 2 000 euros pour une capacité de 200 Go. "Outre le prix et la capacité, notre offre se distinguera des produits existants en étant non administrable, ce qui sera un gage de sécurité", explique Jean-Claude Escriva, chez Lexbox. Il sera donc seulement possible d'écrire et de lire des fichiers.

 

Toutes ces offres sont dédiées à l'archivage, à l'inverse de celle de NetApp, qui vend une option logicielle (dont le coût n'est pas spécifié) permettant de dédier à l'archivage Worm une partition d'une baie à usage général. "La plupart des entreprises n'achèteront pas une baie de disques spécifiquement pour l'archivage", commente Ramine Porouchani, directeur technique chez NetApp.

 

Les cartouches à bande passent aussi au Worm

 

Dans la foulée des disques magnétiques, on voit apparaître des cartouches à bande Worm. Le coût par Go est dix fois inférieur. De plus, la fonctionnalité Worm est disponible sur les lecteurs existants, par simple évolution de leur firmware. Mais seuls les formats les plus récents sont concernés - AIT2, AIT3 et SAIT (Sony), SDLT 600 (Quantum), ainsi que LTO2 et LTO3 (IBM et HP). D'autre part, les temps d'accès se comptent en dizaines de secondes et la conservation sur de longues durées est plus contraignante.

 

Les principales offres d'archivage WORM sur disques magnétiques


Constructeur
Offre
Intégration avec applications
EMC
Centera
APIs propriétaires, NFS, CIFS, FTP, http
HP
RISS (Reference Information Storage System)
Application Web dédiée à l'archivage, APIs propriétaires
IBM
Data Retention 450
APIs propriétaires, application d'archivage vendue en option (Content Manager)
Network Appliance (NetApp)
SnapLock (option des baies NetApp)
NFS et CIFS, outil de sauvegarde et d'archivage (LockVault)

 

 
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