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Les disques SSD sont-ils vraiment fiables ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 26/01/2011 - indexel.net
 
Ssd

Deux organismes annoncent des spécifications qui permettront enfin de comparer ces disques entre eux. Mais entre SSD et disques durs, la comparaison reste difficile.

 

"Autant sur les disques durs traditionnels, il y a un message clair de fiabilité, autant sur les SSD, il règne un certain flou", explique Philippe Vaillant, responsable technique Sud Europe chez Seagate, un des principaux constructeurs de disques durs, qui s'attaque aujourd'hui au marché des SSD. Cela ne signifie pas que ces derniers sont plus fragiles mais que les repères sont spécifiques et interprétés différemment par chaque fournisseur.

Philippe VaillantC'est pour dissiper ce flou que le JEDEC, un organisme de normalisation accrédité par l'ANSI, vient de publier des spécifications qui distinguent deux classes de produits : les SSD ciblant les postes clients et ceux qui sont destinés aux systèmes de stockage d'entreprise. "Ces deux catégories n'étaient jusqu'à présent pas différenciées", affirme Philippe Vaillant (photo). Pour chacune d'entre elles, la norme JESD218 définit le TBW (Tera-Byte Written), qui est le nombre de téra-octets que le SSD est capable d'écrire durant sa durée de vie. Ce nombre est intrinsèquement limité alors que pour les disques classiques, il dépend seulement de la fiabilité générale.

Autre mesure spécifique au SSD : le FFR (Fonctional Failure Rate), qui est le taux de produits subissant une défaillance durant le TBW. Complémentaire de JESD218, la norme JESD219 définit la notion de charge de travail durant les mesures. "Le JEDEC est l'organisme le plus apte à apporter une réponse au flou qui régnait jusqu'à présent. Pour ce faire, il ne colle pas au modèle des disques durs et ne s'occupe en particulier pas de MTBF", conclut Philippe Vaillant.

Comparer SSD et disque durs classiques

Il reste que le MTBF (Mean Time Between Failures, temps moyen entre deux pannes) reste d'actualité si l'on veut comparer disques durs et SSD. Mais plutôt que de MTBF, on parle désormais d'AFR (Annual Average Failure Rate), les deux unités étant liées par une formule. L'AFR est le taux de produits subissant une panne sur un parc entier, durant une année. "L'AFR est sensiblement équivalent, soit environ 0,44 %, pour nos disques durs 10 000 ou 15 000 tours et pour nos SSD ciblant l'entreprise", affirme Nicolas Frapard, directeur des ventes EMEA chez Hitachi GST.

Marc BonnetOn peut s'étonner d'une fiabilité équivalente alors que les SSD n'ont aucun élément mécanique. "Mais sur un SSD, le nombre de cycles d'effacement de cellules est limité par cellule et il faut un firmware pour équilibrer leur usage", explique Marc Bonnet (photo), ingénieur support technique clients chez Hitachi GST. C'est justement cette caractéristique qui est à l'origine de la notion de TBW.

Cette problématique grève également les performances en écriture, qui restent toutefois bien meilleures que celles des disques classiques. Selon Hitachi, qui les mesure en entrées / sorties par seconde, le ratio serait de 100 en faveur des SSD. Mais ni le JEDEC ni le SNIA n'ont pour l'instant produit de spécifications permettant de comparer disques durs et SSD sur la base de cette unité.

Des performances qui se dégradent avec le temps

Les performances des SSD sont d'ailleurs difficiles à mesurer car elles ne sont pas stables. "Jusqu'à présent, il n'y avait pas de méthodologie standard ni de spécifications de tests pour évaluer les performances des disques SSD, si bien que chaque constructeur avait les siennes", déclarait l'été dernier Eden Kim, directeur du groupe technique SSD au SNIA. Cet organisme qui regroupe les principaux acteurs du marché pointait notamment du doigt le fait que certains SSD affichent des performances très élevées en début de vie, avant de se stabiliser à un niveau plus bas. C'est pour combler cette lacune que le SNIA a publié une méthodologie baptisée Performance Steady Test (test de performances à l'état d'équilibre) qui aboutit à une mesure représentative de l'ensemble du cycle de vie du produit.

Un temps de rétention limité à quelques mois

Nicolas FrapardEnfin, les disques SSD se différencient par la notion de temps de rétention des données, lorsqu'ils sont hors tension. Il est vrai que les disques d'entreprise sont en permanence sous tension mais il vaut mieux être informé. "Cette notion de rétention n'existe pas pour les disques durs, pour lesquels ce temps est théoriquement infini. Sur un SSD, l'utilisation de semi-conducteurs génère des fuites, ce qui provoque des risques de pertes de données à partir de trois mois, pour les produits ciblant l'entreprise", explique Nicolas Frapard (photo) pour Seagate.

Les normes JESD218 et JESD219 abordent la mesure de ce temps, en fonction de la température de fonctionnement. À 30 degrés par exemple, il doit être de trois mois pour les SSD d'entreprise et d'un an pour les SSD pour PC (moins souvent sous tension). "Personne ne communiquait sur ce point, désormais, chaque constructeur va devoir se positionner", conclut Nicolas Frapard. Ainsi, chez Hitachi GST, on garantit désormais une rétention des données de six mois pour les SSD d'entreprise.

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