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Mémoires SSD : la fin des disques durs dans les baies de stockage ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 12/11/2008 - indexel.net
 
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Les grands du stockage, EMC en tête, annoncent des modules SSD destinés à leurs baies. Ils répondent d'abord à des besoins de hautes performances. Leur éventuelle généralisation prendra plusieurs années.

 

Il y a quelques mois, EMC, numéro un mondial des systèmes de stockage d'entreprise, a annoncé l'introduction de modules dits SSD (à mémoire flash) dans le haut de sa gamme : les BMX. Aujourd'hui, le constructeur récidive en ciblant cette fois les Clariion, plutôt destinés aux PME. HDS vient de lui emboîter le pas, d'abord sur le haut de gamme puis fin 2008, dans le milieu de gamme. Pour sa part, Dell va relayer l'offre EMC (qu'il revend en OEM) et introduira fin 2008 des modules SSD dans son milieu de gamme issu du rachat d'EqualLogic.

Un coût apparemment rédhibitoire

Le volontarisme des constructeurs peut étonner car sur le papier, cette technologie souffre d'un énorme handicap qui se mesure en termes de capacité et de coût par Go, jusqu'à 50 fois plus élevé. En effet, un module SSD vendu entre 15 000 et 20 000 euros culmine à 73 Go, alors que les disques durs classiques atteignent 1,5 To. Mais la comparaison est beaucoup moins déséquilibrée si on se place sur le terrain des performances. Tout d'abord, il faut noter que les disques durs les plus rapides (15 000 tours par minute) n'excèdent pas 450 Go. Certes, les SSD restent encore vingt fois plus chers.

Mais tout change lorsque l'on compare non plus les capacités mais les performances. En effet, un module SSD supporte en permanence 6 000 entrées/sorties par seconde, alors qu'un disque dur plafonne à 200. "Pour obtenir les mêmes temps de réponse qu'avec des SSD, il faut donc mettre en parallèle trente disques durs, et cela même si une part infime de l'espace de stockage est réellement utilisée", affirme Bernard Salvan (photo), responsable partenaires Europe chez EMC. Au final, pour une application ayant besoin de très hautes performances mais de faibles capacités, les SSD se révèlent 30 % moins chers à l'achat. Un gain auquel il faut encore ajouter des coûts d'exploitation, qui se mesurent en termes de système de refroidissement, d'alimentation et de maintenance.

Fiabilité et économie d'énergie

La dissipation thermique des SSD est en effet très inférieure à celle des disques durs, de même que la consommation électrique. "Celle-ci est réduite de 98 %, à performances équivalentes", estime ainsi Pierre Fournial (photo), chef de produit stockage chez Dell. Quant à la fiabilité, elle est deux fois supérieure. Les cellules de mémoire flash ont pourtant la réputation de ne pas supporter un nombre important de cycles d'écritures.

"Mais contrairement aux mémoires grand public destinés aux clés USB, les modules SSD ciblant les entreprises intègrent une surcapacité de 60 % destinée à pallier les défaillances", explique Bernard Salvan. Ce point reste toutefois très controversé. Selon Michel Alliel, directeur solutions d'entreprises chez HDS, "la nécessité d'une surcapacité n'est pas le signe d'une grande fiabilité." Mais d'ajouter : "Cette fragilité ne pose toutefois aucun problème en lecture, c'est pourquoi les SSD cibleront plutôt les données consultés intensivement mais rarement modifiées."

Le goulet d'étranglement se déplacera vers les contrôleurs et le SAN

Ce positionnement de niche n'est pas une fatalité. "Jo Tucci, le CIO de EMC, a annoncé que vers 2010 ou 2011, à capacité identique, le prix des SSD devrait rejoindre celui des disques durs hautes performances", signale Jean-Pierre Potez (photo), expert avant-vente Clariion chez EMC. D'ores et déjà, les modules 146 Go vont bientôt être annoncés, pour un prix qui convergera rapidement vers celui des modules 73 Go actuels. Pourra-t-on alors remplacer la totalité des disques durs par des SSD, dans les baies existantes ? Pas vraiment. "Le goulet d'étranglement se déplacera des disques vers les contrôleurs d'entrées/sorties, qu'il faudra entièrement re-designer", affirme l'expert.

Selon Michel Alliel, "on devra même prévoir une mise à niveau de l'ensemble du SAN". D'ici là, les SSD devront être mixés avec des disques durs. Ces contraintes techniques et économiques expliquent sans doute la timidité de certains fournisseurs. "Nous prévoyons de lancer un tiroir de disques SSD, seulement fin 2009", affirme ainsi Bruno Picard, directeur technique de NetApp. Tandis qu'IBM s'est pour l'instant contenté de mener un projet baptisé Quicksilver, une baie d'une capacité de 4,1 To qui serait 250 % plus performante que les autres systèmes de stockage basés sur des SSD déjà commercialisés. Mais il ne s'agit encore que d'une plate-forme de démonstration.

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