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Microsoft Hyper-V face à VMware Infrastructure

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 17/09/2008 - indexel.net
 
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Microsoft lance son hyperviseur adapté à la virtualisation d'applications critiques. Quelle longueur d'avance face à VMware ?

 

1. Architecture technique et performances : égalité

Les deux hyperviseurs adoptent sensiblement la même architecture, avec un hyperviseur basé sur un micro-noyau et installé au plus près du matériel dans une partition parent. Hyper-V ne nécessite même plus l'installation de Windows Server 2008, depuis l'annonce d'une version autonome baptisée Microsoft Hyper-V Server. De fait, les performances de VMware et Hyper-V sont comparables. Hormis le fait que seul Hyper-V existe en version 64 bits, la principale différence architecturale vient de la gestion des pilotes. Chez VMware, ils sont embarqués dans l'hyperviseur. L'éditeur garantit donc leur parfaite comptabilité mais il doit fournir une liste des serveurs supportés.

Avec Hyper-V, les pilotes sont ceux de Windows Server 2008. Ils sont également dans l'hyperviseur mais dialoguent avec des pilotes dits synthétiques, présents dans les machines virtuelles. "Cette architecture assure la compatibilité avec toutes les plates-formes et périphériques supportant Windows", estime Cédric Bravo, architecte systèmes et infrastructures chez Neos-SDI. "Mais l'ajout de pilotes spécifiques peut alors poser problème, d'autant que la majorité des bugs viennent de problèmes de pilotes", explique Mikael Tissandier, ingénieur avant-vente VMware chez ITS Group.

2. Fonctionnalités : avantage à VMware

Les fonctionnalités de base sont identiques. Mais seul VMware permet une sur-allocation de la mémoire. Avec un serveur comptant 8 Go, on peut par exemple créer 12 machines virtuelles possédant chacune 1 Go, en jouant sur le fait qu'elles ne sollicitent pas simultanément tout l'espace alloué. "Il est ainsi toujours possible de lancer de nouvelles machines virtuelles", affirme Kwame Yamgnane (photo), directeur de projets chez ITS Group. L'inconvénient c'est que les performances peuvent s'en trouver dégradées de façon imprévisible. C'est pourquoi ce mécanisme est souvent inhibé pour les applications critiques.

3. Administration : égalité

Microsoft et VMware offrent des fonctionnalités d'administration sensiblement équivalentes. Philosophique, la principale différence vient du fait qu'avec Virtual Center, VMware propose une solution centrée sur les environnements virtualisés. Au contraire, Microsoft adapte sa gamme System Center (SC) existante. SC Configuration Manager, SC Operation Manager et bientôt SC Data Protection Manager permettent ainsi de superviser, mettre à jour et sauvegarder des machines virtuelles aussi bien que physiques. Microsoft y ajoute Virtual Machine Manager, qui permet notamment d'identifier les serveurs candidats à la virtualisation et les cibles matérielles.

4. Automatisation : avantage à VMware

"En matière d'automatisation des processus liés à la virtualisation, VMWare conserve un net avantage", affirme Mikael Tissandier (photo). En particulier, la migration à chaud de machines virtuelles est instantanée chez VMware (grâce à la fonction VMotion). Microsoft offrira cette fonction qu'il baptisera Life Migration seulement dans Hyper-V version 2, attendu pour la fin 2009. De plus, VMware intègre des fonctionnalités basées sur cette migration à chaud, comme la répartition de charge ou la haute disponibilité. Cette dernière est bien proposée par Microsoft mais via un couplage avec sa technologie de cluster, la solution se révélant moins réactive en cas de panne. Enfin, VMware propose des outils de gestion du cycle de vie des machines virtuelles (Life Cycle Manager et Stage Manager), fonction que Microsoft ébauche seulement dans SC Virtual Machine Manager.

5. Ecosystèmes partenaires : égalité imminente

Antériorité oblige, VMware bénéficie déjà d'un vaste écosystème d'éditeurs tiers proposant des solutions complémentaires dédiées à la sauvegarde, à la réplication, à la migration ou à l'inventaire de machines virtuelles. Mais Microsoft rattrapera rapidement son retard en séduisant les mêmes éditeurs, qui annoncent tous le support d'Hyper-V. Cédric Bravo (photo) considère en outre que "la couche PowerShell de Microsoft, qui permet d'exécuter toute opération via des commandes, facilitera le travail de ces éditeurs tiers, car VMware a pour sa port opté pour des scripts en Perl moins faciles à maîtriser".

6. Stratégie commerciale : avantage à Microsoft

Hyper-V se révèle bien moins coûteux que VMware Infrastructure. D'autre part, dans nombre d'entreprises, son coût sera intégré dans un contrat de licence annuel. Autre atout : il est intégré à Windows Server 2008 vers lequel migreront tôt ou tard les comptes Microsoft. Quant au coût des systèmes installés dans les machines virtuelles, il sera le même quel que soit l'hyperviseur, mais différent selon la version de Windows Server - Standard, Enterprise ou Datacenter - qui comprennent respectivement une, quatre ou un nombre illimité de licences gratuites. "Avec la version autonome d'Hyper-V, on perd le bénéfice de cette gratuité, ce qui limitera sa cible aux petites entreprises ou aux sites distants de grands comptes", prévient toutefois Damien Buisson (photo ci-dessus), chef de produit Windows Server 2008 et virtualisation chez Microsoft.

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