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Saison 2007 : Renault F1 accélère sur le BPM

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Par Françoise Payen le 19/03/2007 - indexel.net
 

Premier Grand Prix de la saison de F1, Melbourne a aussi été une première pour la solution de Business Process Management de Renault. En tests comme en course, gestion plus efficace des incidents et collaboration plus poussée feront la différence.

 

En Formule 1, l'outil informatique est de plus en plus mis à contribution dans la conception et le réglage des châssis et des moteurs. "Nous devons apporter de la valeur ajoutée à notre activité en même temps que de la performance à nos équipes", résume Guillaume Jacquemin, responsable de l'équipe IS IT de l'unité d'Enstone (Royaume-Uni) de Renault F1 Team, spécialisée dans la mise au point des châssis des monoplaces du constructeur. Au sein de son équipe, qui compte une trentaine de personnes sur un effectif total de plus de 500 salariés, les développeurs, qui  travaillent en environnement J2EE, avaient une productivité insuffisante, mentionne-t-il. "Nous avons cherché à voir comment nous pouvions d'un côté améliorer la productivité et, de l'autre, changer nos relations avec les métiers pour mettre en place une approche plus collaborative. Nous sommes naturellement tournés vers le BPM". A noter qu'une architecture orinetée services (SOA) a été mise en place sur le site dès 2003.

 

Plus de trente solutions étudiées


Au cours de l'année 2005, pas moins de 30 solutions sont passées en revue par le constructeur, dont un certain nombre d'outils open source, écartés rapidement en raison de leur maturité insuffisante. En janvier 2006, les quatre approches retenues - Microsoft, BEA, Fuego (repris depuis par BEA), et Lombardi - seront départagées à l'aune de cinq critères : fonctions couvertes, respect des standards techniques, simplicité de mise en oeuvre et d'utilisation, expertise de l'éditeur, notamment en termes d'accompagnement et de connaissance des meilleures pratiques, et coût de la solution. Le choix de Renault F1 se porte finalement sur l'offre TeamWorks de la société américaine Lombardi. La mise en place démarre aussitôt et la solution, qui a été livrée pour Noël, est testée avec succès sur le circuit de Bahreïn, après migration des données. Elle a été pour la première fois confrontée au terrain en grandeur nature dimanche dernier sur le circuit de Melbourne où se déroulait le premier grand prix de la saison. A noter que le fonctionnement de la plate-forme mobilise une équipe de six développeurs à plein temps.

 

Une gestion plus efficace des incidents

 

Le premier projet développé à Enstone porte sur la gestion des incidents liés à la fiabilité de la voiture lors du déroulement d'un événement, en tests ou bien en course. Lorsque l'on sait qu'il existe plusieurs centaines d'événements par an et plusieurs centaines de problèmes survenant à l'occasion de chaque événement, on comprend aisément l'utilité que peut avoir un outil de gestion des processus.

 

"Auparavant nous travaillions à partir d'un certain nombre de fichiers Excel, partagés ou non. Résultat, il y avait peu ou pas de contrôle de l'outil, les listes effectuées n'étaient pas forcément envoyées aux bonnes personnes, les incidents n'étaient pas tous remontés et les délais étaient, forcément, plus longs. En outre, il y avait beaucoup de ressaisie et, au total, beaucoup de perte d'efficacité, même s'il est toujours difficile de corréler les problèmes remontés et les difficultés rencontrées en course", explique Guillaume Jacquemin (photo). Identifier rapidement les problèmes pour les traiter et réaliser des réglages précis conditionne largement la réussite du constructeur.

 

Le développement du travail collaboratif

 

"L'idée qui a prévalu lors de la mise en place d'une solution de BPM était de rapprocher maîtrise d'oeuvre et maîtrise d'ouvrage, c'est-à-dire de développer le travail collaboratif", indique encore Guillaume Jacquemin. Qu'il s'agisse du prototypage ou de la planification de la production, TeamWorks permet une optimisation des processus d'autant plus importante que 90 % des pièces sont conçues et usinées sur place. L'orchestration des différentes tâches s'effectue en harmonie avec les applications utilisées (ERP, PLM) auxquelles le BPM est connecté via des web services pour chercher les informations qu'il va traiter. Une affectation optimale des ressources humaines est ensuite réalisée facilement grâce à la visibilité que donne l'outil.

 

Finalement, même si le retour sur investissement est encore difficile à évaluer avec précision, Guillaume Jaquemin se félicite d'une meilleure collaboration entre les équipes qui définissent les processus et les équipes qui les développent. A tel point que les 250 personnes de Viry-Chatillon dédiées aux moteurs devraient également mettre en place la solution TeamWorks en complément de leur ERP (SAP) au cours de l'année 2007. "Nous pouvons, grâce au BPM, faire des propositions pour faire évoluer les processus de l'entreprise", estime Guillaume Jacquemin. Car, déjà champion du monde des constructeurs en 2005 et en 2006, Renault, compte bien le rester cette année. Avec, si possible, la même efficacité dans ses investissements : le constructeur français se place en effet au sixième rang des écuries en termes de budget.

 

 
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