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Sept bonnes pratiques pour entrer dans l’ère post-PC

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 15/05/2013 - indexel.net
 
Entrer-post-pc

Synonyme de mobilité, de multiplication des appareils et de leurs usages, l’ère post-PC impose une refonte du développement ou du choix des applications, ainsi que de l’administration des « devices ».

 

1. Accepter la variété des terminaux

L'ère post-PC, ce n'est pas le remplacement des PC mais plutôt l'ajout d'appareils variés. « Plus souvent portable, le PC restera le poste de travail classique, tandis que le nombre d'appareils par utilisateur augmentera », explique Guillaume Le Tyrant, responsable marketing produits Europe chez Citrix. Et de citer un chiffre étonnant : un salarié français utilise en moyenne six appareils pour travailler : PC, tablette et smartphone, tantôt professionnel, tantôt personnel (BYOD et télétravail). Il devient donc impossible pour une DSI de contrôler l'hétérogénéité, même en refusant le BYOD. « Pour les smartphones, iOS et Android dominent tellement qu'il est impossible d'imposer aux gens un autre système », constate ainsi Jean-Baptiste Paccoud, responsable de l'offre Mobilité chez Neoxia.

2. Donner une place privilégiée au PC hybride sous Windows 8

Le système de Microsoft conserve toutefois un statut particulier que Windows 8 pourrait maintenir. « L'entreprise a encore la main pour forcer l'utilisateur à adopter Windows car l'appareil hybride PC portable/tablette permet de répondre à deux besoins avec un seul matériel », explique Jean-Baptiste Paccoud. D'autant qu'Apple n'est vraiment présent que sur les tablettes et smartphones et que le poids de l'existant Windows pèsera.

3. Développement : rester pragmatique faute de solution universelle

La gestion de l'hétérogénéité commence par le développement (ou pas !) des applications. L'ère post-PC commande d'envisager d'emblée le choix d'applications sur étagères, déclinées par leurs éditeurs pour les différents systèmes. Dans le cas d'applications métiers spécifiques, il n'y a pas (encore) de solutions parfaitement satisfaisantes. Il est très coûteux de les décliner pour les différents systèmes d'excploitation. Et les outils de développement générant différentes versions d'une application ont leurs limites, de même que les interfaces Web. « Les promesses de l'HTML 5 et de CSS3 ne se concrétisent que pour les besoins les plus simples », considère Jean-Baptiste Paccoud.

Franck Dubray

Enfin, il faut compter avec la montée des services SaaS (Software as a Service, lire notre dossier). « Aujourd'hui, la suite Office installée sur le PC semble incontournable mais dans cinq ans, avec notamment l'évolution d'Office 365, il ne restera plus grand-chose sur le poste client », estime Franck Dubray (photo), directeur général d'Intrinsec.

4. Intégrer l'existant Windows

Les applications Windows traditionnelles ne sont toutefois pas prêtes de disparaître. Pour les rendre accessibles à partir de n'importe quel terminal, on peut recourir aux solutions de virtualisation du poste de travail de type VDI, en mettant à profit les logiciels client disponibles pour iOS ou Android, qui limitent de mieux en mieux le déficit d'ergonomie d'une application Windows utilisée sur un écran tactile.

5. Gérer les applications plutôt que les terminaux

L'ère post-PC mettra fin au dictat des déploiements traditionnels de masters et aux vastes projets de migration. « Quand l'entreprise adopte Windows 8, ce n'est pas parce qu'elle le veut mais parce que XP ou Vista devient obsolète », affirme ainsi Brian Gammage, chief marketing technologist chez VMware. Et d'ajouter : « pour échapper à cette logique coûteuse, il faut descendre de la gestion des appareils vers celle des applications. Le parc informatique évoluera ainsi de façon continue, sans big-bang. » Pour les appareils nomades, cela consiste à passer du Mobile Management Device (MDM) au Mobile Application Management (MAM).

Guillaume Le Tyrant Dès lors, on ne s'occupe plus du terminal mais des services auxquels il accède. Chaque application est mise à disposition sur un magasin privé et doit embarquer ses propres fonctions de sécurité et de mise à jour. Certains ne veulent toutefois pas opposer MAM et MDM, ce dernier restant nécessaire, mais il n'est alors plus synonyme de contrôle total des configurations des terminaux. « Le MDM permet de reconnaître un appareil et si besoin, de lui imposer des règles de sécurité et de configuration, selon qu'il est professionnel ou personnel, jailbreaké ou pas, etc. », précise Guillaume Le Tyrant (photo).

6. Justifier les modes d'attribution des terminaux (BYOD, COPE...)

Jean-Baptiste Paccoud

La variété inhérente à l'ère post-PC, c'est aussi celle des modes d'attribution et de gestion des terminaux. Le BOYD prône l'utilisation des terminaux personnels à des fins professionnelles. Le COPE (corporate owned, personally enabled) correspond à l'approche inverse. Tandis que les appareils 100 % professionnels restent d'actualité. « Aucun mode n'est meilleur que les autres, c'est une question de stratégie, de politique de sécurité et de coût », considère Jean-Baptiste Paccoud (photo). De nombreuses entreprises résisteront à la vague du BYOD ou du COPE mais il leur faudra de bons arguments, comme des contraintes de sécurité très forte. « L'important, c'est la capacité à justifier les choix », conclut .

7. Contrôler tout en laissant une autonomie aux utilisateurs

Brian GammageLa centralisation de plus en plus forte des données et des applications retire du contrôle aux utilisateurs. « Ils veulent conserver une certaine maîtrise et ont encore besoin du mode non connecté », admet ainsi  (photo). Il faudra donc trouver un équilibre, par exemple en permettant à l'utilisateur, en fonction de son profil, de descendre certaines données sur son terminal. Les solutions de type Dropbox d'entreprise répondent d'autant mieux à cette problématique qu'ils sont de plus en plus couplées aux offres de MAM.

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