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Serveurs lames Cisco : les six vraies différences avec la concurrence

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 13/05/2009 - indexel.net
 
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Avec son offre de serveurs lames UCS, Cisco a introduit de réelles innovations liées à l'évolutivité, la virtualisation, le réseau ou l'administration. IBM, HP ou Dell ne sont pas encore en mesure de répondre directement.

 

1. Une architecture modulaire orientée évolutivité

Chez HP, IBM et Dell, les châssis de lames intègrent une unité dédiée à l'administration et quelques emplacements pour des équipements réseaux SAN ou LAN mutualisés entre toutes les lames, dont le nombre culmine à 16. Au contraire, dans l'offre UCS (Unified Computing System) de Cisco, unité d'administration et équipements réseaux sont regroupés dans un châssis indépendant, l'UCS Manager, auquel se raccordent, selon la version (1U ou 2U), jusqu'à 20 ou 40 châssis (6 U) de lames. Ces châssis intègrent chacun 8 lames demi format ou 4 lames plein format. Cette architecture permet donc une mutualisation des entrées/sorties à l'échelle de 320 lames.

2. Un accès unifié aux SAN et au LAN

L'UCS Manager regroupe en outre la connectique SAN et LAN grâce à un ensemble de ports banalisés de type FCOE (Fiber Channel over Ethernet). "Cela permet une simplification du câblage ainsi qu'une réduction du nombre de boîtes et de la consommation électrique", affirme Jérôme Bouvet, responsable réseaux et sécurité chez SCC. Le tri entre LAN Ethernet et SAN (notamment pour aller vers les baies Fiber Channel existantes) est ensuite réalisé par l'UCS Manager ou par un équipement mixte externe (comme un Nexus 5000). La norme FCOE n'étant pas encore finalisée, Cisco a implémenté une pré-version. "Nous supporterons cette norme lorsqu'elle sera finalisée, c'est-à-dire fin 2009 au plus tôt", affirme Arnaud Jannin, chef de produits serveurs chez HP.

3. Une capacité mémoire cassant les limites d'Intel

"Lorsque l'on virtualise de nombreux serveurs, le goulet d'étranglement ne se situe plus au niveau de la puissance de traitement mais de la mémoire", affirme Lionel Cavallière (photo), responsable marketing produits chez VMware. Or, la capacité des serveurs classiques est limitée à 96 ou 144 Go, par les processeurs Intel, y compris Nehalem. Dell, IBM et HP se limitent à ces valeurs. "Nous avons développé un circuit spécifique qui permet de monter jusqu'à 384 Go sur les serveurs plein format", explique Bruno Dutriaux, ambassadeur UCS chez Cisco. L'hyperviseur est largement en mesure d'exploiter cet espace. "L'offre vSphere 4 que nous avons lancée en avril gère jusqu'à 1 To, chaque machine virtuelle pouvant atteindre 255 Go, contre 64 Go auparavant", signale Lionel Cavallière.

4. Une conception tournée vers la virtualisation

Outre la capacité mémoire, les projets de virtualisation souffrent d'une autre contrainte majeure, estime Jérôme Bouvet : "On est limité par les corrélations entre machines virtuelles et serveurs physiques. Pour des raisons de sécurité et de qualité de service, les VM doivent en effet être physiquement regroupées par type". Pour échapper à cette contrainte, Cisco a développé un commutateur logiciel, le Nexus 1000V, intégré à l'hyperviseur. Les serveurs virtuels ne sont donc désormais liés qu'à des ports virtuels et non plus à des ports physiques. "Il devient ainsi possible de déplacer à loisir les machines virtuelles, avec les attributs de sécurité et de qualité de service spécifiques", affirme Jérôme Bouvet.

Pour l'instant, le Nexus 1000V n'est toutefois intégré qu'au nouvel hyperviseur de VMware (vSphere 4). "Nous ne pouvons pas réaliser une telle intégration sans la collaboration de l'éditeur. Pour Hyper-V, nous sommes en discussion avec Microsoft", précise Bruno Dutriaux (photo). Parallèlement, la concurrence avance le fait que certaines applications ne seront pas virtualisées avant longtemps. Mais en réalité, les lames Cisco sont des serveurs x86 banalisés fonctionnant sous la plupart des OS, même si certains d'entre eux (comme Solaris et les distributions Linux) ne sont pas encore certifiés.

5. Un point d'administration unique

L'offre UCS comprend un point d'administration unique des serveurs, du SAN et du LAN, grâce à un ensemble d'API couvrant la gestion des lames et des commutateurs physiques ou virtuels. Ces API, basés sur XML, peuvent être exploités par des outils d'administration tiers (pour l'instant seulement BladeLogic de BMC). Mais Cisco fournit également sa propre interface utilisateur.

6. Vers une infrastructure parfaitement homogène ?

On a longtemps prôné la construction d'infrastructures hétérogènes mais censées être cohérentes, grâce à l'adoption de standards. Cette période serait-elle révolue ? C'est l'avis de Jérôme Bouvet (photo) qui estime que "le datacenter ne doit plus être un agglomérat de briques et de lego. Le marché demande des solutions complètes mono constructeur incluant les serveurs, le SAN, le LAN, les outils d'administration et un contrat de maintenance unique. L'offre de Cisco va dans ce sens". Mais cette opinion reste controversée, d'autant que la plupart des technologies mises en œuvre dans l'offre UCS sont ouvertes ou en voie de l'être.

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