Mardi 12 décembre 2017
NASDAQ : 0.0 0   nasdaq0 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

MATERIELS

SSD vs disques classiques : le match de la mort

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Thierry Lévy-Abégnoli le 10/10/2012 - indexel.net
 
Ssd-vs-disques-classiques

La fin du disque dur se dessine grâce à l’amélioration rapide du rapport coût / capacité des SSD et l’émergence de mécanismes logiciels qui faciliteront la transition.

 

1. Les disques classiques plafonnent en performances

Jean-François MarieLes performances des disques sont en retard par rapport à celle des serveurs et c'est à cause de leur vitesse de rotation qui plafonne à 15 000 tours par minute. "Ils deviennent le goulet d'étranglement", résume Jean-François Marie (photo), manager avant-vente chez NetApp. De leur côté, les disques SSD, exclusivement basés sur des composants électroniques (des mémoires Flash) bénéficient d'une marge de progression très importante. Par exemple, pour l'instant, les temps d'accès se dégradent dans le temps jusqu'à se stabiliser à environ 50 % de leur valeur initiale. Mais ce défaut pourrait être largement corrigé dans les années qui viennent.

2. Les SSD offrent des avantages déterminants

Philippe VaillantMalgré cette dégradation, les performances sont déjà très élevées. "Nos SSD atteignent 48000 entrées/sorties par seconde, contre seulement 390 pour un disque à 15 000 tours", affirme en effet Philippe Vaillant (photo), directeur technique chez Seagate.

Et ce rapport de plus de 1 à 100 n'est pas le seul avantage. "La consommation est réduite de 80 % et le dégagement calorifique moindre est synonyme de climatisation moins sollicitée", ajoute Christophe Fontaine, en charge de la BU stockage chez HP.

3. La fiabilité est désormais au niveau des disques classiques

Laurent BartolettiIl y a encore deux ans, la fiabilité des disques SSD posait question. "Aujourd'hui, nous prenons les mêmes engagements contractuels que sur les disques mécaniques", affirme Laurent Bartoletti (photo), responsable marketing produits chez HDS. Pour autant, cette fiabilité pourrait régresser légèrement car les disques en technologies MLC (multicouche), jusqu'à présent réservés au grand public car moins fiables et moins chers, vont supplanter dans les mois qui viennent, sur le marché entreprise, la technologie SLC (simple couche). "Il faudra vérifier si le logiciel embarqué parvient à compenser entièrement la fiabilité inférieure", note Jean-François Marie (NetApp).

4. Le rapport prix/capacité évolue en faveur des disques SSD

À titre indicatif, chez Seagate, un disque SSD de 800 Go est facturé 4 800 dollars, tandis qu'un disque mécanique rapide (10 000 tours) de 900 Go revient à 550 dollars. À l'évidence, le seul véritable inconvénient des SSD concerne le coût. Mais l'équation économique s'améliore. Par rapport à des disques à 15000 tours, les SSD étaient, à capacité équivalente, 15 fois plus chers il y a trois ans. Ils sont aujourd'hui 8 fois plus chers en SLC et passent actuellement à un rapport 6, grâce à la technologie MLC. "Dans quelques mois, avec l'arrivée de disques de 1,6 To, on va descendre à un rapport 5, voire 4", prévoit Laurent Bartoletti. De plus, les SSD offrent une meilleure capacité à intégrer des technologies additionnelles. Ainsi, grâce à leurs performances en lecture, ils facilitent la mise en œuvre de la déduplication. "L'intégration de la déduplication dans les disques SSD devrait à l'avenir les rendre plus compétitifs", estime Christophe Fontaine (HP).

Sébastien VergerD'ici deux à trois ans, le marché pourrait basculer entièrement sur la technologie SSD, du moins pour les disques rapides. "Les disques mécaniques haute capacité et lents resteront nécessaires un certain temps car ils offrent aujourd'hui une capacité de 3 à 4 To pour un coût très faible", estime Sébastien Verger, directeur technique d'EMC.

5. Le "tiering" automatique plaide en faveur d'une utilisation mixte

Cette évolution sera facilitée par l'introduction récente de technologies logicielles dites de "tiering" qui permettent de déplacer automatiquement les données sur les supports de stockage les mieux adaptés, classés selon trois niveaux : disques lents et très capacitifs, disques rapides et SSD. "En 2011, il fallait encore savoir où placer les données et lesquelles. Avec le tiering automatique, la complémentarité des SSD avec les disques mécaniques devient plus facile à gérer", explique Laurent Bartoletti. Hitachi, EMC, IBM et HP ont lancé de telles technologies. Dans un registre différent, NetApp et EMC proposent des mécanismes qui consistent à placer des SSD dans les contrôleurs de baies et dans les serveurs, ainsi que dans des appliances, afin d'accélérer l'accès aux données, qui restent stockées sur des disques mécaniques. Cette facilité à mixer les technologies va permettre de banaliser les SSD, dont le coût baissera ainsi plus facilement.

6. Les premières baies 100 % SSD font leur apparition

Christophe Fontaine

Si le discours dominant reste une complémentarité à court et moyen terme entre SSD et disques mécaniques, les constructeurs commencent à lancer des baies 100 % SSD. Ce fut le cas cet été chez HP avec une baie 3Par. "Ce produit est réservé à des applications bien spécifiques pour les besoins de hautes performances, comme l'accès à de très grandes bases de données ou le calcul intensif", explique Christophe Fontaine (photo). HDS commence pour sa part à vendre des baies classiques exclusivement remplies de disques SSD, ce qui pose d'ailleurs des problèmes. "Les contrôleurs sont saturés par les performances des SSD. Par exemple, une baie HDS haut de gamme peut accueillir jusqu'à 2048 disques mais en pratique, on ne peut pas dépasser 256 SSD", explique Laurent Bartoletti. C'est pourquoi HDS prépare aussi des baies vraiment conçues pour les SSD. De son côté, EMC a racheté mi-2012, XtremIO, un spécialiste des baies 100 % SSD, dont l'ensemble de l'architecture est conçue en conséquence. Le premier produit XtremIO estampillé EMC sera lancé début 2012.

LIRE AUSSI
 
Partager :
LIRE AUSSI
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages