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Tablette en entreprise : 7 critères de choix entre iPad et Android

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 12/12/2012 - indexel.net
 
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Lors du déploiement d’une flotte de tablettes en entreprise, le développement et l’administration sont complexifiés par des usages différents de ceux des smartphones. Le choix entre iPad et tablette Android est alors crucial.

 

Par rapport aux smartphones, les problématiques de sécurité, de développement, de déploiement et d'administration sont exacerbées sur les tablettes. Celles-ci sont en effet bien plus susceptibles d'être prêtées, par exemple aux membres de la famille. Et surtout, leur grand écran permet un usage plus large d'applications bureautiques ou métiers qui hébergent des données en local, quand les smartphones sont davantage utilisés en consultation et pour accéder en ligne à des données ou des services. Le choix entre iOS et Android aura donc un impact particulier sur le processus de déploiement d'une flotte de tablettes. Plus d'infos sur le site des tablettes Android.

1. Ouverture et sécurité : iOS pas forcément plus sûr

L'ouverture et la sécurité sont deux paramètres liés et souvent contradictoires. Android est plus ouvert donc apparemment moins sûr. "Sur iOS, il est impossible d'accéder aux couches basses du système, donc de développer des applications exécutant des actions potentiellement dangereuses", confirme Lise Delage, sales engineer chez Sophos. Les logiciels malveillants prolifèrent ainsi plus facilement sur Android. Sophos a d'ailleurs constaté que depuis un an, leur nombre est passé de 400 à plus de 60 000, et 6 % des terminaux sont déjà infectés. De plus, les vérifications des applications sont bien plus légères sur le magasin Google Play que sur l'App Store.

Cédric Ravalec"L'utilisateur peut en outre installer des logiciels via un magasin tiers ou même directement", affirme Morgan Abaziou, directeur technique d'Ibelem. Mais d'ajouter : "il est toutefois possible d'interdire ce type d'installation sauvage et de forcer l'usage d'un outil de Mobile Device Management". L'ouverture d'Android plaide aussi en faveur d'une sécurité accrue. "Ce système est basé sur le kernel Linux, très stable et sécurisé. Son code source étant public, la communauté travaille en permanence sur les failles de sécurité", affirme Cédric Ravalec, CEO de Genymobile (photo). Autre avantage d'Android, la version 4.2 sortie récemment supporte un mode multi-utilisateur qui permet par exemple de différencier les usages professionnels et personnels.

Côté iPad, l'App Store d'Apple fait l'objet d'un contrôle strict et iOS se révèle très sûr. Mais s'il est jailbreaké, les risques sont au contraire multipliés. "Dans ce cas, le compte ‘root' a par défaut le même mot de passe pour tous les appareils dans le monde, ce qui facilite le piratage. Inconscients du risque, beaucoup d'utilisateurs ne le changent pas", explique Lise Delage. Et d'évoquer une autre difficulté : "avec le modèle fermé d'Apple, il est très compliqué de mettre en œuvre des appareils sous iOS quand toutes les données doivent être hébergées sur le territoire français ou l'Union européenne."

2. Android offre un vaste choix de tablettes

Les constructeurs de tablettes Android se comptent par dizaines et proposent des tablettes de toutes tailles, à des coûts qui vont de moins de 100 € à plus de 500 € (consulter le Guide d'achat des tablettes Android). De plus, certaines d'entre elles sont équipées de claviers. Il existe même des tablettes durcies, par exemple chez Fujitsu, Logical Instrument ou Casio. Apple ne propose pour sa part que trois modèles, assez chers : l'iPad 2, l'iPad avec écran retina et l'iPad mini.

3. Personnalisation du système : Android supporte les ROM customisées

Morgan AbaziouLa maîtrise du code source d'Android permet de déployer une version entièrement personnalisée du système – on parle de ROM customisée – ce qui permet de mieux contrôler la sécurité, par exemple en intégrant un chiffrement de l'ensemble des flux ou des fichiers. "Les responsables informatiques préfèreront cette solution plutôt que d'utiliser les ROMS grand public des constructeurs", affirme Cédric Ravalec, qui prêche pour sa paroisse puisque Genymobile est un spécialiste de ce type de ROM. "Les ROM alternatives et customisées représentent une solution efficace mais luxueuse car elles sont coûteuses et il faut les maintenir par rapport à l'évolution des terminaux", prévient toutefois Morgan Abaziou, directeur technique d'Ibelem (photo).

4. Disponibilité d'applications professionnelles : iOS et Android à égalité

Android ou iOS sont désormais sensiblement à égalité en termes de disponibilité d'applications horizontales ou métiers. En bureautique, Microsoft Office manque encore à l'appel mais cette suite sera déclinée pour les deux systèmes, courant 2013. En attendant, les alternatives ne manquent pas, même si elles sont fonctionnellement limitées (QuickOffice Pro, Polaris Office, Documents To Go). À noter que dans la sphère Android, les applications sont moins souvent déclinées spécifiquement pour les tablettes mais lorsqu'elles ne le sont pas, la version smartphone s'adapte généralement mieux aux grands écrans des tablettes.

5. Développement d'applications spécifiques : léger avantage à Android

Les MEAP (Mobile Enterprise Application Platform) sont des plates-formes de développement multi-OS qui permettent de cibler simultanément iOS et Android. Mais ils n'ont d'intérêt que pour les grandes entreprises dont le parc est important et hétérogène. "Sur un parc homogène et pour conserver une expérience utilisateur optimale, il vaut mieux opter pour un développement natif en utilisant le SDK officiel", estime Morgan Abaziou. Sur iOS, le SDK fourni par Apple repose sur le langage Objective C. Tandis que sur Android, il s'agit de Java. "Pour une entreprise, il est bien plus facile de trouver des compétences Java", signale Morgan Abaziou.

6. Administration d'une flotte : deux approches différentes

Les outils de Mobile Device Management (MDM) de SAP/Sybase (Afaria), Ibelem (PushManager), IBM (Tivoli EndPoint Management for Mobile Device) ou McAfee (McAfee Enterprise Mobility Management) offrent apparemment les mêmes fonctions d'administration pour Android et iOS : gestion des configurations, inventaire, déploiement, gestion des politiques de sécurité ou encore contrôle des fonctionnalités. Pourtant, deux philosophies s'affrontent. "iOS offre des possibilités plus étendues de façon native car il intègre un client de MDM, obligatoirement mis à profit pour tous les MDM du marché, qui ne peuvent pas aller au-delà", explique Morgan Abaziou. Ce client est relativement complet mais présente quand même quelques limitations. Ainsi, il est impossible de faire travailler une tablette en mode kiosque, par exemple pour en faire une borne interactive. "iOS 6 le permet quand même mais il faut passer par l'outil Apple Configurator, qui impose de préparer en amont les tablettes via une connexion physique", affirme Morgan Abaziou.

Le SDK d'Android permet de faire potentiellement beaucoup plus de choses, même si cela impose le développement de clients MDM spécifiques. Chaque constructeur fournit le sien. "Samsung est très en avance, avec son programme Samsung Safe, qui est une surcouche de sécurité sur laquelle les éditeurs de MDM peuvent s'appuyer", précise Morgan Abaziou. Parmi ses fonctions : accès à un VPN hautement sécurisé, configuration des règles de firewall de la tablette, chiffrement fort des données, installation à distance d'une application et configuration à distance d'une messagerie. "Le choix n'est donc pas celui de l'iPad versus le monde Android, mais celui de l'iPad, versus tel ou tel constructeur de tablette Android", résume Morgan Abaziou.

7. Déploiement et licencing : Android offre plus de souplesse

L'achat d'applications professionnelles sur l'App Store est possible depuis peu. Arrivé en septembre 2012 en France, le programme VPP (Volume Purchase Program) permet en effet aux entreprises d'acheter en volume les applications et de les diffuser via le MDM de leur choix. Les politiques de licences des éditeurs passent ainsi par les fourches caudines d'Apple. Pour diffuser ses applications spécifiques, l'entreprise doit ouvrir un compte Apple Developer Enterprise. Le passage par un MDM est alors également presque indispensable. "VPP et Apple Developer Enterprise répondent à tous les cas de figure mais ils ont un coût non négligeable", prévient Morgan Abaziou.

Evidemment beaucoup plus ouvert, Google Play laisse toute liberté aux éditeurs pour gérer leurs politiques de licences. De plus, contrairement à iOS, Android permet de cumuler sur une même tablette un compte Google générique lié à l'entreprise et des comptes personnels. "Les salariés peuvent ainsi acheter des applications dans le cadre d'une démarche COPE", explique Morgan Abaziou. COPE, qui signifie Corporate Own for Personal Extension, est un peu l'inverse du Bring Your Own Device (notre dossier BYOD), puisqu'il s'agit de permettre un usage personnel de terminaux fournis par l'entreprise.

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