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MATERIELS, SUR LE TERRAIN

Un SAN pour simplifier l'administration du stockage

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 01/06/2004 - indexel.net
 

Organisme comptant près de 800 personnes, l´Institut national de la propriété industrielle illustre la tendance des grosses PME à déployer des SAN au coeur de leur informatique de production. Objectif : faciliter l´allocation des espaces disques et la gestion des performances.

 

"En 2003, il était devenu très difficile de gérer les espaces disques de chacun de nos quinze serveurs Unix et Windows", se souvient Philippe Poignant (photo), directeur technique de l´Institut national de la propriété industrielle (lNPI) au sein d´une équipe d´exploitation qui compte cinq personnes sur un total de quarante-cinq informaticiens. C´est donc une problématique d´administration qui a amené cet organisme à déployer un réseau dédié au stockage (SAN, Storage Area Network). Plus précisément, il s´agissait de faciliter l´allocation d´espaces, l´augmentation des capacités, la gestion des performances et la sécurité.

La mutualisation : une source d'économies

"Lorsque le stockage est centralisé, il est plus aisé d´affiner les performances et la sécurité en définissant des groupes de disques configurés en Raid 1 ou 5 selon le type de données ou en déplaçant celles-ci vers des disques plus rapides ou plus lents", précise Philippe Poignant. Et de compléter : "l´ajout de disques est bien plus facile dans une baie que dans des serveurs". En prime, la mutualisation est source d´économies puisque les espaces inoccupés sont réduits. Un appel d´offres lancé début 2003 est remporté par HP pour la fourniture du matériel et par Antéméta pour l´intégration.Le projet sera mené à bien en à peine deux mois. Il a d´abord consisté à réduire le nombre de serveurs qui sont désormais au nombre de cinq (trois sous Unix et deux sous Windows 2000 dont un en sommeil). Ils ont ensuite tous été reliés à une baie HP EVA 5000 dont la capacité initiale de 300 Go a été portée quelques mois plus tard à 1,5 To. Tournant sous AIX et HP-UX, les machines sous Unix hébergent la totalité des applications de production de l´INPI, notamment celles dédiées à la propriété industrielle - donc à la gestion des brevets - ainsi qu´à la recherche d´antériorité.

Des erreurs récurrentes sur les contrôleurs

Ces serveurs sont raccordés à la baie via un commutateur Fiber Channel d´origine Brocade offrant une capacité de 16 ports, tout juste suffisante. En effet chaque serveur bénéficie d´un double attachement. De plus, le plus gros d´entre eux - un IBM P-Series 670 - comprend trois partitions logiques, soit un total de six attachements assurés par autant de cartes adaptateurs (d´origine Emulex). Entre ces cartes, le commutateur et la baie, presque aucun problème d´interopérabilité, excepté avec HP-UX qu´il a fallu faire évoluer vers la version 11. D´autres incidents ont été constatés sur les contrôleurs de la baie. Malgré leur remplacement, ceux-ci ont en effet provoqué des fautes récurrentes apparemment causées par une mauvaise série. "Grâce à la redondance, la production ne s´est jamais arrêtée mais ces problèmes ont généré un stress important. L´inconvénient d´une consolidation massive, c´est qu´elle ne donne pas droit à l´erreur", remarque Philippe Poignant.D´autre part, deux entorses ont été faites au concept de SAN. "Les serveurs Unix conservent leurs disques systèmes, ce qui facilite leur administration, notamment en offrant la possibilité de les monter avant de les attacher à la baie", explique Philippe Poignant. Dénués de disques, les serveurs Windows démarrent en revanche sur la baie car leurs contraintes d´exploitation sont plus faibles, les applications qu´ils supportent étant bien plus légères. D´autre part, la librairie de cartouches (une Scalar 1000 d´Adic équipée de six lecteurs DLT) n´a pas été raccordée au SAN, ce qui n´aurait pourtant pas posé de difficultés particulières. Explication de Philippe Poignant : "La nuit et le week-end, aucune application ne sollicite le réseau Ethernet, qui suffit alors largement pour supporter les flux de sauvegarde".

 
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