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Virtualisation de serveurs : les bonnes questions avant de se lancer

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 27/09/2006 - indexel.net
 

Retour sur investissement, dimensionnement des ressources et applications éligibles : autant de questions à se poser avant de démarrer un projet de consolidation de serveurs basé sur la virtualisation.

 

La virtualisation sous un outil tel que VMware ESX devient pratiquement synonyme de consolidation de serveurs de production. À la clé, des économies sur l'administration et les plates-formes matérielles, désormais partagées. Pour les mesurer, il s'agit de cerner le périmètre du projet et les ressources qui seront allouées. Pour ce faire, VMware a récemment développé un outil d'audit destiné aux intégrateurs. "Installé sur les serveurs existants, il collecte les données pendant plusieurs jours via l'interface WMI de Microsoft", explique Sylvain Siou, directeur technique de VMware. L'outil réalise un inventaire des applications et mesure les ressources qu'elles consomment : puissance CPU, mémoire et entrées/sorties. Cette phase automatique est complétée par un audit en forme de questions posées au service informatique afin de préciser la cause des pics d'activité, la volonté de mélanger ou de séparer les machines de tests et de production ou encore, la politique de réseau local virtuel (VLAN).

Allocation des ressources : les règles à respecter

De ce travail il ressort les règles à suivre pour migrer vers des serveurs virtuels. Certaines d'entre elles sont assez génériques. "La mémoire et la puissance CPU devront être 10 à 15 % supérieures à celle des serveurs d'origine. En pratique, on compte six à neuf machines virtuelles par processeur ou par coeur", affirme Sylvain Siou (photo).

Mais les contraintes techniques ne sont pas les seules. "Le dimensionnement des ressources est un sujet qui évolue beaucoup avec les mentalités. Par exemple, on se limite souvent à trois ou quatre serveurs virtuels par biprocesseur, simplement parce que le client, par manque de maturité, préfère rester prudent", explique Thomas Soupault, chef de projet chez Intrinsec. L'allocation des ressources de stockage, et plus précisément la répartition des débits d'entrées/sorties, constituent un point critique souvent méconnu.

"On ne peut pas se contenter de considérer que le SAN délivrera automatiquement les ressources aux différents serveurs virtuels. Par exemple, lorsque deux d'entre eux commandent le déplacement d'une même tête de lecture d'un disque, les performances peuvent s'effondrer", précise Thomas Soupault. Et d'ajouter : "il faut analyser les besoins de chaque serveur et tenir compte des capacités de chaque contrôleur, disque ou grappe. On peut alors, par exemple, être amené à dédier un disque physique à un serveur Exchange".

Applications éligibles : les SGBD pas forcément exclus

Se pose également la question des applications éligibles. Ainsi, la virtualisation des grosses bases de données ou des serveurs de messagerie n'est guère pertinente dans la mesure ils consomment couramment la totalité des ressources d'un seul serveur physique. À partir de ce constat, beaucoup considèrent que ces applications ne doivent jamais tourner sur des serveurs virtuels. "En  pratique, nombre d'entre elles sont en réalité bien moins actives qu'on ne le croit et peuvent donc être virtualisées", rétorque Thomas Soupault (photo).

Retour sur investissement : privilégier une vue globale

Le retour sur investissement (ROI) d'un projet de virtualisation peut en principe être calculé sur la base des économies induites par la consolidation. "On cumule alors l'achat des nouveaux serveurs et le coût des licences VMware ESX, de l'ordre de 3 000 à 4 000 euros par serveur physique. À partir de trois ou quatre serveurs, l'outil d'administration Virtual Center devient nécessaire, soit environ 6 000 euros. Au final, la nouvelle infrastructure revient généralement un peu plus chère que l'ancienne", détaille Thomas Soupault. Le ROI se situe davantage dans la souplesse et les fonctionnalités qu'apporte la virtualisation. Ainsi, il n'est plus nécessaire de mettre à niveau chaque serveur ni de réinstaller le système en cas de migration, puisqu'il suffit de déplacer l'image d'une machine virtuelle, d'un serveur physique à l'autre.

Les mises à niveau matérielles deviennent globales, par exemple par ajout de serveurs dans la ferme. De plus, la mise en oeuvre d'une tolérance aux pannes ou d'un plan de reprise d'activité est simplifiée. Enfin, les déplacements dans la salle machine sont moins nombreux, ce qui génère un gain lorsque l'hébergement est confié à un prestataire. Enfin, le nombre de câbles est fortement réduit. "Le ROI apparaît donc sur le long terme et se révèle difficile à calculer mais il est bien réel", assure Thomas Soupault.

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