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Virtualisation : les constructeurs adaptent leur offre serveurs

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 25/11/2009 - indexel.net
 
Les-constructeurs-adaptent-leur-offre-virtualisation

Les briques de base de la virtualisation ne sont plus concentrées sur le logiciel, hyperviseur en tête. En effet, les constructeurs repensent l'architecture et les configurations de leurs serveurs.

 

Depuis déjà deux à trois ans, les constructeurs proposent des configurations pré-packagées pour la virtualisation, avec l'hyperviseur pré-installé sur le disque dur, voire dans une mémoire flash. Mais parallèlement à cette approche traditionnelle, la virtualisation est en train d'influencer l'architecture des serveurs. L'effort est porté sur la mémoire, les entrées-sorties et les fonctions d'administration liées au matériel.

1. Des besoins en mémoire longtemps contrariés

Lorsque l'on installe de nombreuses machines virtuelles sur un même serveur physique, le goulet d'étranglement se situe moins au niveau de la puissance que de la mémoire, qu'il s'agit donc d'étendre. D'autant que VMware vSphere 4.0, annoncé en avril dernier, porte à 1 To l'espace géré. Problème : la mémoire des serveurs est restreinte par des limites théoriques ou pratiques (capacités d'adressage des processeurs et chipsets, capacité des modules mémoire et nombre de slots).

"Avec les processeurs Nehalem, on peut monter en théorie à 512 Go contre 144 Go auparavant, soit 288 Go en pratique", explique Laurent Duhem, ingénieur d'applications chez Intel. Chez AMD, les Opteron ont d'emblée géré 1 To. "Nous sommes ensuite passés à 256 To mais en pratique, les serveurs n'excèdent pas 512 Go", précise Bernard Seité, directeur technique chez AMD. Ces limitations se retrouvent dans les offres des constructeurs. Chez HP, les serveurs x86 ne peuvent actuellement dépasser 256 Go (avec processeur Intel) et 512 Go (AMD). Chez IBM, les lames x86 culminent à 96 Go.

laurent vanelEn revanche, ce constructeur, de même que Cisco, a développé des chipsets qui permettent de casser les limites imposées par Intel. Ainsi, l'IBM X3950 peut atteindre 1 To. "Ce serveur est particulièrement utilisé en virtualisation", confirme Laurent Vanel (photo), architecte en infrastructures chez IBM. Tandis que les serveurs Cisco UCS montent à 384 Go.

2. Des capacités d'entrées/sorties virtualisées

yves capelleUn autre goulet d'étranglement est constitué par les capacités d'entrées/sorties - SAN et LAN. "C'est même souvent le principal goulet, avant même la mémoire", estime Yves Capelle (photo), directeur de la division serveurs x86 chez HP. Et il ne s'agit pas seulement d'offrir des débits suffisants aux machines virtuelles mais aussi de permettre leur migration à chaud transparente, c'est-à-dire sans avoir à reconfigurer les paramètres réseau.

Cette problématique a amené les constructeurs a développé des technologies spécifiques. Chez Cisco et VMware, il s'agit de la notion de switch virtuel qui s'est notamment concrétisée par le logiciel Cisco Nexus 1000V. IBM vient pour sa part d'annoncer son offre SD Network Control, qui implémente également cette notion. En revanche, HP a pris une tout autre voie, avec un module baptisé Virtual Connect, inséré dans les châssis de serveurs lames.

3. Des fonctions d'administration liées au matériel

Les outils d'administration de machines virtuelles ne sont certes pas l'apanage des constructeurs de serveurs. Mais ceux-ci mettent en avant des produits qui unifient la gestion des couches virtuelles et physiques, en prenant en compte les spécificités de leur matériel. Il s'agit par exemple d'IBM System Director ou de HP Proliant Essentials. Parmi les fonctions proposées par ces offres figurent notamment le P2V - migration d'un serveur physique vers un serveur virtuel, déjà proposée par les éditeurs d'hyperviseurs. "Chez HP, cette fonction atteint un taux de réussite de 90 %, contre 50 à 60 % chez les éditeurs d'hyperviseurs", affirme Yves Capelle.

Sylvain Siou"Chez nous, cette fonctionnalité est gratuite. Mais la migration P2V, c'est aussi la capacité à transférer un maximum de machines avec le temps d'arrêt le plus court, domaine dans lequel les éditeurs PlateSpin et Vizioncore sont leaders", répond Sylvain Siou (photo), directeur technique chez VMware.

4. Des configurations entièrement dédiées à la virtualisation

Fort de cette imbrication croissante entre logiciel et matériel, les constructeurs poussent de plus en plus loin la logique consistant à proposer des configurations dédiées à la virtualisation. La gamme UCS de Cisco s'est inscrite d'emblée dans cette logique. Lancée il y a moins d'un an, l'offre HP Blade System Matrix inclut pour sa part un châssis de serveurs lames taillé pour la virtualisation, un hyperviseur, un module Virtual Connect, ainsi que la panoplie d'outils HP dédiée à la gestion unifiée de machines virtuelles et physiques.

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