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VoIP sur les réseaux 3G : quelles économies pour l'entreprise ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 15/09/2010 - indexel.net
 
VOIP-sur-reseaux-3G

Les trois opérateurs vont autoriser la VoIP sur leurs réseaux 3G. Pour les entreprises, les promesses sont plus fonctionnelles qu'économiques, avec une convergence fixe/mobile plus naturelle.

 

1. Les opérateurs autorisent-ils vraiment la VoIP sur la 3G ?

La nouvelle a fait grand bruit : Orange ne bloquera plus la VoIP sur son réseau 3 G, pour le grand public. SFR et Bouygues devraient lui emboîter le pas. En fait, Orange l'autorise depuis déjà plus de deux ans, pour les entreprises, avec deux services dont le coût est identique, soit 15 € par mois. Le premier, le plus ancien, est une simple option VoIP. Le second, Unik PC, permet de passer des appels à partir d'un PC portable équipé d'une carte SIM et d'un soft phone fournis par l'opérateur. "Ce PC portable et le téléphone mobile de l'utilisateur ont alors le même numéro et peuvent sonner en même temps", précise Pascal Ancian, directeur mobile entreprises chez Orange. Chez Bouygues Telecom, on affirme que la VoIP n'a jamais été bloquée pour les entreprises. "Elle est techniquement autorisée mais aucune offre ne la met en avant car la demande est faible", explique Luc Perraudin, directeur marketing entreprises chez Bouygues Telecom. Et de préciser que la montée des smartphones pourrait peut-être changer la donne.

2. Quels sont les avantages fonctionnels ?

L'offre Unik PC d'Orange réalise donc une convergence PC portable/téléphone mobile. Plus généralement, la VoIP sur 3G transforme potentiellement le téléphone mobile en terminal IP pouvant se connecter directement à l'IP-PBX de l'entreprise (ou à un service de Centrex IP), et accéder à tous ses services (annuaire, renvois d'appels, conférence...), comme le ferait n'importe quel téléphonie fixe. En somme, il s'agit d'une convergence fixe/mobile complète et native.

Dominique Poizat"La VoIP peut simplifier le déploiement d'une telle convergence, dont les solutions actuelles imposent encore deux canaux parallèles : la signalisation qui passe sur IP et la voix qui reste en mode traditionnel", explique Dominique Poizat (photo), directeur marketing produits chez Aastra.

3. Faut-il en attendre des économies ?

"La VoIP par les mobiles est très intéressante en France car la 3G n'est pas chère. Mais à l'étranger, il vaut mieux passer par le Wi-Fi", estime Marc Benoist, directeur général de VOIP Telecom. Chez Orange, on confirme une potentielle économie. "Les volumes de données ne sont pas un obstacle car le débit de la VoIP n'excède 0,3 à 0,6 Mo par seconde", affirme Pascal Ancian. Soit environ 30 heures/Go, sachant que, même lorsque les forfaits dits "illimités" imposent des restrictions au-delà d'un certain volume, celui-ci se compte en centaines de Mo ou en Go.

Le coût de chaque communication est toutefois fonction de son chemin. Par exemple, si l'on se connecte en 3G à l'IP-PBX de l'entreprise, qui relaie lui-même l'appel vers un autre mobile, le coût sera supérieur à un traditionnel appel de mobile à mobile. Pire, en cas de roaming à l'étranger, la facture s'envole. Quant à Skype, il impose un surcoût en cas d'appel vers un mobile. L'équation économique de la VoIP est d'autant moins évidente que les opérateurs proposent aux entreprises des offres tarifaires déjà séduisantes.

4. Qualité de service et sécurité sont-elles au rendez-vous ?

Marc Benoist"D'après les tests que nous avons réalisés, la qualité de service est très bonne, au moins autant qu'en ADSL", affirme Marc Benoist (photo), président de VoIP Telecom. Le délai de connexion s'est avéré inférieur à une seconde. Pour autant, même bonne, cette qualité est plus aléatoire que pour une communication traditionnelle, estime Dominique Poizat. "De plus, la sécurité est moins bien assurée, ce qui peut contraindre l'entreprise à chiffrer les flux vocaux", ajoute-t-il.

5. Déploiement et ergonomie: quelles sont les contraintes ?

Pour gérer la connexion à un centrex IP ou à l'IP-PBX de l'entreprise, il faut installer sur le mobile un soft phone compatible avec le protocole SIP (seul le grand public se contentera d'un outil comme Skype). Le déploiement se complique si le parc de mobiles est hétérogène, ce qui est généralement le cas. "Et si l'on veut vraiment profiter de toutes les fonctions de l'IP-PBX, notamment l'accès à l'annuaire, il faut un soft phone propriétaire", précise Dominique Poizat.

En utilisation quotidienne, le soft phone doit connaître l'adresse IP du serveur de communication (IP-PBX ou Centrex IP) et transmettre un mot de passe. Ces paramètres peuvent toutefois être spécifiés une fois pour toutes. "La plupart des téléphones mobiles permettent de lancer un appel de VoIP directement à partir des contacts", affirme Marc Benoist, qui a réalisé des tests avec un iPhone, un Nokia Série N et un Motorola sous Google Andoid.

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