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SECURITE

Contrôle parental : la cyberguerre est déclarée !

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Par Marie Varandat le 29/03/2006 - indexel.net
 

Faute de solution globale capable de prendre en charge la totalité des risques encourus par les enfants sur internet, les parents ont du mal à assurer un contrôle efficace sur les activités informatiques de leurs enfants. À moins d'être de véritables informaticiens...

 

Pendant les 25 dernières années, Gary Whelan, un britannique de 45 ans, a consacré toutes ses soirées à jouer au jeu vidéo Galaxian pour battre le record mondial. Indulgente, sa femme n'a pas demandé le divorce. Mais qu'aurait-elle fait si Gary avait été son fils, délaissant études et réalité du monde au profit de son univers virtuel ? Cette question-là, tous les parents y sont aujourd'hui plus ou moins confrontés. Mais le temps passé sur l'ordinateur n'est toutefois qu'un des nombreux dangers de l'informatique communicante au sein des familles. La cybercriminalité fait de plus en plus souvent appel aux psychologues et les enfants sont une proie facile. Notamment dans le cadre du phishing, technique qui s'appuie sur l'ingénierie sociale pour forcer les gens à commettre des actions irréparables - comme divulguer ses coordonnées bancaires - et vise de plus en plus les publics de jeunes, par nature plus crédules et donc plus facilement manipulables.

Une multitude de dangers

Les solutions présentes sur le marché du contrôle parental ramènent trop souvent le problème à la seule interdiction de sites dont le contenu est jugé dangereux ou malsain. Or, ce n'est qu'un aspect du problème. Sur internet, la consigne "ne parle pas aux étrangers" est difficilement applicable quand on sait que les jeunes sont très friands de jeux en réseau et de messagerie instantanée. Difficile en effet de savoir qui se cache derrière les pseudos utilisés par les adeptes de ces communautés. Un pédophile ? Un dealer ? Un authentique adolescent ?

Impossible également de contrôler ce qui se dit dans les messageries instantanées ou encore de contrôler systématiquement ce qui est publié dans un blog, autre phénomène très prisé des jeunes. Il suffit de se rendre sur le site de certaines radios FM, très utilisés par les adolescents, pour se rendre compte des dangers : les lolitas s'y affichent sur des photos qui pourraient bien attirer l'attention de prédateurs. Enfin, comment s'assurer que les jeunes n'utilisent pas internet à des fins illégales, telles que le téléchargement de musiques ou de films sur des sites de peer-to-peer ou par échanges via la messagerie instantanée ? En attendant que l'inspecteur de police fasse irruption à la maison ? En interdisant verbalement ? Par définition, l'adolescent brise les interdits. La seule sensibilisation aux dangers d'internet ne suffit pas. De véritables outils de contrôle sont nécessaires pour surveiller et limiter leurs activités.

Des solutions trop complexes à mettre en œuvre

Il existe une solution à chacun de ces problèmes (notre article), mais malheureusement pas de solution globale. Résultat, les parents qui souhaitent réellement protéger leurs enfants de tous les dangers sont obligés de sortir une armada d'outils, lesquels peuvent présenter des incompatibilités entre eux, l'un pouvant annuler les effets de l'autre. Parfois, il est même nécessaire d'entrer en profondeur dans les paramétrages du routeur ADSL ou du pare-feu pour interdire l'accès à un service. Typiquement, pour éviter qu'un enfant intègre une communauté de jeu, il faut parcourir les forums de discussion à la recherche du port utilisé par le jeu pour le fermer au niveau du routeur car le blocage du site n'interdit pas l'accès à la communauté ! Un vrai travail d'informaticien pour lequel les parents sont rarement armés.

Pour Philippe Rouvière (photo), cogérant de FVRsense (éditeur de logiciels sur la traçabilité, qui a créé le réseau d'intervention à domicile AlloBUG pour les réparations informatiques), "c'est un vrai problème de société. Les prestataires d'accès sont, en réalité, les mieux placés pour exercer ce contrôle global qu'ils pourraient offrir sous forme de service aux parents soucieux de la protection de leurs enfants. Malheureusement, la plupart d'entre eux n'offrent que des protections partielles, souvent limitées à l'interdiction de sites à caractère dangereux ou inadapté".

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