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SECURITE, SUR LE TERRAIN

Les vignerons d'Epernay sécurisent leur ToIP

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Par Jean-Claude Streicher le 02/04/2008 - indexel.net
 
Cvd_epernay

Retour d'expérience de Philippe Mengual, DSI de la Coopérative des vignerons d'Epernay, qui gère la téléphonie sur IP de 200 personnes loin des modes et du marketing simplificateur. La tradition a parfois du bon.

 

Comme le Champagne sortant de ses chais, la direction informatique de la Coopérative du syndicat générale des vignerons (CSGV) d'Epernay s'accroche à des traditions solidement établies. Toutes ses applications, comme d'ailleurs celles de ses quatre filiales commerciales, tournent ainsi depuis 1992, malgré cinq changements de machines, sur le système d'exploitation VMS (Virtual Memory System) et par voie de conséquence sur le protocole de réseau local DecNet de Digital. "Ce sont les systèmes les plus sûrs du monde et nous voulons les garder le plus longtemps possible, à cause aussi d'un coût total de possession proche de zéro", soutient Philippe Mengual, le DSI.

Une protection de facto

DecNet, en effet, gère les sept couches du modèle Iso, contrairement à TCP/IP, qui ne couvre que les trois couches les plus basses. "En TCP/IP, il est donc facile à quiconque d'entrer partout en arrivant par au-dessus." Protocole au demeurant peu connu des hackers, Decnet constitue une protection de facto, y compris et surtout pour la téléphonie sur IP. Celle-ci a été déployée dès 2002, pour disposer du couplage téléphonie-informatique (CTI) et de la remontée à l'écran de la fiche du client appelant. "Nous avions alors écarté une solution ToIP de Cisco, car son standard était alors largement ouvert sur l'internet par le biais de son navigateur web embarqué", explique le DSI.

C'est donc un système 3Com, qui a été préféré, distribué au siège de la CSGV à travers un câblage Ethernet 1 Gbit/s de Cat. 5e, offrant quatre prises par poste utilisateur (1 pour le PC, 1 pour le téléphone IP et 2 autres pour des périphériques). 3Com était alors le numéro 2 mondial de la ToIP. Hélas, il ne l'est plus. Tout poste IP défectueux doit donc être remplacé aujourd'hui par un appareil à l'ergonomie américaine. "Sans le CTI, plus personne n'en voudrait", estime Philippe Mengual (photo).

Interopérer avec des téléphones SIP

Au siège, toute la téléphonie interne est IP. Mais pour entrer-sortir, elle utilise un lien T2 de 30 voies, pour ne pas risquer d'être perturbée par les instabilités d'un DSLAM. "Et pour des raisons de sécurité, nous écartons d'avance toute solution de trunking IP", ajoute Philippe Mengual (photo). Trois lignes analogiques ont dû en outre être conservées pour les paiements carte bancaire et la remontée des alarmes nocturnes de vidéosurveillance.

La plupart des sites distants, dont les 17 magasins de produits de jardinage La Pastorale-Gamm-Vert qui font partie du groupement, sont reliés au siège par un VPN Neuf Cegetel. Il s'y rattache alors un poste IP, pour le CTI, mais toutes les autres lignes y sont analogiques. L'IPBX 3Com est bien sûr appelé à être remplacé. "Nous hésitons entre des systèmes Alcatel-Lucent, Avaya et Nortel et une solution Open Source Asterisk, puisque nous savons en interne développer du logiciel", explique Philippe Mengual qui rêve d'une plate-forme capable d'interopérer largement avec des téléphones SIP standards du marché ne valant pas plus de vingt euros pièce. La convergence fixe-mobile sur IP, en tout cas, n'est pas (encore) à l'ordre du jour.

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